Bamako : une conférence de presse pour la démocratie interrompue par des jeunes favorables aux autorités de la transition

Au Mali, des jeunes favorables aux autorités de la transition ont empêché, ce dimanche à Bamako, la tenue de la conférence de presse du Collectif des jeunes pour le respect de la Constitution, à la Maison de la presse.

05 Mai 2025 - 07:43
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Bamako : une conférence de presse pour la démocratie interrompue par des jeunes favorables aux autorités de la transition

Par crainte d’échauffourées, la police a procédé à l’évacuation des lieux.

La conférence de presse du Collectif des jeunes pour le respect de la Constitution n’a duré que quelques minutes. Juste le temps pour les membres du collectif de lire leur manifeste. Mécontents de la tenue de cet évènement, des jeunes scandant des slogans favorables à la transition, comme « Vive Assimi Goïta » ou « Vive la transition », ont bruyamment manifesté devant la Maison de la presse, avant de tenter d’y pénétrer.

Ils ont été empêchés d’entrer par la police, qui avait déployé plusieurs centaines d’agents. « Nous avons évacué les lieux par crainte d’échauffourées entre les deux parties », a déclaré à maliweb.net un responsable des forces de sécurité présent sur place. Malgré l’évacuation de la salle de conférence et le retrait du collectif, les manifestants ont refusé de se disperser, affirmant vouloir maintenir la pression.

À 16 h 05, la police a été contrainte d’évacuer tout le monde de la Maison de la presse, y compris les journalistes et le personnel. Au moment où nous quittions les lieux, les forces de l’ordre n’avaient pas encore fait usage de gaz lacrymogène.

Le collectif a néanmoins réussi à lire son manifeste, dans lequel il affirme défendre fermement les principes démocratiques en toutes circonstances, face à toute tentative de régression. Il se dit également engagé à veiller activement à la transparence du processus de transition et à la tenue d’élections régulières, conformément à la Constitution.

Cet incident intervient au lendemain de celui survenu au Palais de la culture, où des jeunes pro-transition avaient déjà empêché la tenue d’un meeting des partis politiques. « Le combat pour la démocratie va continuer. Nous allons nous réunir dans la semaine pour décider de la marche à suivre », a confié un membre du collectif.

Abdrahamane SISSOKO / maliweb.net

 

 

 

 

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Commentaires (1)

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Sangare
Sangare 2 ans
Empêcher les hommes politiques de de se manifester,c'est trahir cette réalité qu'on veut cacher à l'opinion publique. Il s'agit de la VOLONTÉ RÉELLE DES MALIENS D'ALLER RAPIDEMENT AU ÉLECTIONS. C'est avec les élections que les sujets qui préoccupent les maliens sont traités. Il suffit de décider d'organiser les élections pour que ce débat hypocritement sur les partis politiques cesse rapidement car il ne fait pas parti des préoccupations des maliens. Les maliens veulent la sécurité et une situation économique améliorée par l'intégration de notre pays dans le concert des nations. Les tenants actuels du pouvoir ne se préoccupent de la situation du peuple malien expliquant des débats inutils sur la situation des partis politiques. IL FAUT AUSSI DÉNONCER CETTE FARFELUE QUE CE SONT LES PARTIS POLITIQUES QUI ONT DIRIGÉ LE PAYS. Pour qu'il y ait exercice du pouvoir par les partis politiques, il faut le RÉGIME PARLEMENTAIRE. Le Mali n'a jamais adopté le RÉGIME PARLEMENTAIRE. Ce sont les hommes élus qui ont exercé le pouvoir depuis 1992 car il s'agit d'un RÉGIME PRÉSIDENTIEL dans les faits. Seul ALPHA OUMAR KONARE a collaboré étroitement avec le parti au pouvoir. ATT et IBK avaient l'entièreté du pouvoir. Alors, si on pense que le Mali a été mal géré, qu'on interroge les bilans des différents présidents de la République depuis 1992 ILS NE SONT PAS NÉGATIFS PAR RAPPORT AUX DEUX DÉCENNIES DE MOUSSA TRAORE. L'insécurité qui occupe toute une nation est la conséquence d'un puch commis contre un ÉLU en mars 2012. Elle n'est pas liée à la faiblesse de l'armée malienne comme on tente hypocritement de le faire croire. AUCUNE ARMÉE AU MONDE NE PEUT FAIRE FACE À LA GUERRE ASYMÉTRIQUE. Que tout le pays soit insécurisé, c'est le refus d'accepter qu'ATT finisse son mandat. Ce coup d'Etat criminel contre ATT a permis aux groupes armés d'être forts. Ce qui a abouti à l'intervention humiliante de la France. Qu'on revienne à la case de départ, si on veut retrouver la sécurité. Il s'agit d'élire un homme politique qui a la confiance des maliens,pas celui, comme IBK,qui est imposé par les puchistes en manipulant la population.
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