Entre Nous : Le piège à éviter !

Le journal « Washington Post » a diffusé une information reprise par plusieurs organes de presse, selon laquelle l’administration américaine du Président Donald Trump envisagerait « une opération militaire au Mali contre le JNIM ». Une option qui ne fait pas l’unanimité en son sein, selon plusieurs confrères.

27 Juil 2026 - 11:23
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Entre Nous : Le piège à éviter !

«Washington Post » rapporte aussi que « la Maison-Blanche cherche également à obtenir des droits de survol de l'espace aérien malien afin de déployer des moyens de surveillance et de suivre notamment la situation de l'Américain Kevin Rideout, un missionnaire enlevé par l'État islamique au Sahel et soupçonné d'être détenu au Mali ».

Interrogé au cours de la conférence de presse de lancement du Salon de l’Armement de Bamako, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a souligné : «Nous avons constaté que de nombreux médias ont relayé cette information. À ce jour, nous ne disposons d’aucune confirmation, ni d’aucune déclaration officielle des États-Unis ou de responsables américains à ce sujet. Nous ignorons donc quelle sera la posture du gouvernement américain. Le Mali compte avant tout sur lui-même. Le Mali compte sur son intelligence, sur ses ressources, sur ses Forces de Défense et de Sécurité, ainsi que sur ses propres moyens. La moindre des choses que l’on puisse attendre d’un partenaire est de venir demander au Mali de quoi il a réellement besoin».

Propos très diplomatiques du ministre Abdoulaye Diop. Sauf que partout où le Président Trump a mené de telles opérations, il ne demande pas l’aval des autorités nationales. Quand il a voulu intervenir au Nigéria, l’administration de Bola Ahmed Tinubu s’est emparée du dossier, sous les feux des critiques, pour créer un cadre de collaboration.

Le Président Trump est imprévisible. Il dispose de la capacité militaire de mener des opérations militaires dans plusieurs endroits de la planète avec la puissance de son armée. Depuis son retour aux affaires, il a mené des frappes ou des opérations dans sept (7) pays, à savoir : le Yémen, la Somalie, la Syrie, l’Iran, l’Irak, le Nigéria et la Venezuela. Toutes ces interventions sont faites en dehors de la légalité internationale et au mépris des règles du droit international et de la Charte des Nations unies.

Même si la situation sécuritaire est très préoccupante, il ne faut pas encourager l’administration Trump à mener des frappes aériennes au Mali. C’est à éviter à tout prix. La présence française au sol n’a pas permis d’éradiquer le mal. La Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) s’est avérée inadaptée à la situation. La présence depuis quelques années des « partenaires russes » n’a pas non plus permis d’obtenir les résultats escomptés jusqu’ici.

Il est temps de tirer les leçons de toutes ces opérations. Et donner la chance à une dynamique nationale de résolution de la crise sans interférence de la communauté internationale. Le Mali et les Maliens ont besoin d’aide pour retrouver le chemin du dialogue et de la paix.  Mais, il ne faut ni se substituer aux Maliens ni imposer des solutions. 

Par Chiaka Doumbia

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Commentaires (5)

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Fanga
Fanga 3 mois
Chiaka Doumbia, fiche-nous la paix avec tes torchons qui n'intéressent pas grand monde !
Kinguiranke
Kinguiranke 3 mois
Le Mali appartient aux Maliens et pas aux Etats Unis ou a l' Union Africaine ou aux Nations Unies! Notre souverainite nationale est a respecter par tous sans exception. Que Trump dit au bilakoroni Emmanuel Macron d' arrêter de soutenir les terroristes dans le Sahel, cela suffit pour contribution de sa part!
Kinguiranke
Kinguiranke 3 mois
@sangare ecervele apatride, Malankolon den ani Fasomandju den tu n' as même pas honte de faire des mensonges grossiers, pauvre animal humain!
sangare
sangare 3 mois
L'insécurité au BURKINA FASO, au NIGER, les attaques au BÉNIN, au TOGO, en CÔTE D'IVOIRE sont rendues possible grâce à l'insécurité au Mali. LE MALI NE PEUT S'OPPOSER À L'INTERVENTION EXTÉRIEURE QUE SI ELLE PEUT CONTENIR L'INSÉCURITÉ À L'INTÉRIEURE DE SES FRONTIÈRES. La souveraineté ne signifie pas l'irresponsabilité. Pour le moment nos PUSCHISTES CRIMINELS RÉCIDIVISTES sont protégés par la présence des soldats russes. Si les russes décident de partir comme l'ont fait les français,une intervention américaine, sans l'accord des tenants du pouvoir, peut être une réalité. Le Mali dirigé par des USURPATEURS est insignifiant C'EST L'ACCORD DU PEUPLE MALIEN QU'ON DOIT DEMANDER. En ce moment le peuple malien n'est pas représenté. Ça va faciliter, sans doute, l'intervention des États-Unis, si la Russie décide de partir. Les puchistes se donnent des pouvoirs qu'ils n'ont pas. Quand on dit souveraineté du Mali, c'est quand il est incarné par les REPRÉSENTANTS DU PEUPLE. Le Mali ne peut jamais être souverain quand il est incarné par des PUCHISTES CRIMINELS RÉCIDIVISTES.
Kinguiranke
Kinguiranke 3 mois
Chakani Malankolon den ani Fasomandjugu den, le 'sleepy Tinubu' a donne l'autorisation a Trump de bombarder le Nigeria et apres la catastrophe il s'est cache derriere des gros mensonges pour calmer sa population! Le Mali n'est pas le Nigeria et nous sommes une Confederation de l'AES, alors celui qui attaque un aura les deux autres sur le dos. Le Mali n'a pas besoin de quoi que ce soit des Etats-Unis et nous leur disons Gringos stay home!!!
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