Coalitions politiques : Les poids lourds de la présidentielle malienne

27 Juin 2018 - 06:03
Mis à jour: 8 ans
23
Coalitions politiques : Les poids lourds de la présidentielle malienne
Les poids lourds de la présidentielle malienne

Se rassembler ou disparaitre semble être le leitmotiv des candidats à la présidentielle du 29 juillet, un scrutin qui ouvre en réalité une nouvelle ère politique. Le vote se jouera entre trois grands ensembles politiques dont le plus audible est la Coalition pour l’alternance et le changement. Cette coalition créée autour de Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, a l’avantage d’être le précurseur du rassemblement de plusieurs forces politiques et associatives en vue du scrutin à venir.

Rompue à la lutte politique, la coalition de Soumaïla Cissé s’impose par plusieurs figures bien connues de l’opinion. C’est presque le fruit des erreurs politiques du pouvoir qui avait initié un projet impopulaire de révision de la Constitution en 2017. Des acteurs aussi différents que Tiébilé Dramé du Parena, les activistes de la société civile comme Master Soumy et Ras Bath, ont mis de côté leurs divergences pour défendre la démocratie au sein de la « Plateforme Antè Abana ». Ce fut le déclic d’une nouvelle façon de faire la politique au Mali. A la faveur de la présidentielle de juillet prochain, la plupart des membres de la « Plateforme Antè Abana » se retrouvent au sein de la Coalition pour l’alternance et le changement. Mieux, d’autres mécontents de la gouvernance d’IBK sont venus grossir les rangs de la nouvelle coalition, du jamais vu de mémoire de démocrate malien en période électorale. On peut citer les candidats Kalfa Sanogo, un membre influent de l’Adema; Mamadou Igor Diarra, ancien ministre du président IBK ; Mohamed Ali Bathily, un autre ancien ministre du même président ; Aliou Boubacar Diallo, le candidat de l’Alliance Ensemble pour le Renouveau du Mali ; et Habib Dembélé dit Guimba National. A ne pas oublier des illustres inconnus qui peuvent mobiliser à la base, dans les quartiers. A l’opposé de cette coalition, les partis de la majorité présidentielle se sont organisés pour former leur coalition. Un peu sur le tard ! Hormis la locomotive de cette coalition, le RPM, plusieurs partis membres sont des soutiens de façade à IBK. L’Adema qui aurait pu être d’un apport de taille est fragilisée par le refus de la base d’accompagner le président IBK. Dramane Dembélé qui fait de la résistance en présentant sa candidature est aujourd’hui plus proche de Soumaïla Cissé. On est loin de 2013 où le même Dramane, candidat de l’Adema, avait choisi le camp d’IBK au second tour contre Soumaïla Cissé. Une autre faiblesse de la coalition de la majorité est le faux soutien du PDES, une promesse des dissidents du parti des amis d’ATT. L’on sait que les responsables de ce parti, opposants depuis le coup d’Etat de mars 2012, sont avec la Coalition pour l’alternance et le changement. Enfin, la troisième coalition est la Convention des Batisseurs. Il s’agit de candidats venus d’horizons divers qui disent n’être ni de l’opposition, ni de la majorité présidentielle. Modibo Sidibé, Moutaga Tall, Clément Mahamadou Dembélé, Harouna Touré, Houseini Guindo et Moussa Sinko Coulibaly en sont les principaux chefs. Mais ce rassemblement souffre déjà par les divergences d’approche de ses membres dont certains ont toujours clamé leur appartenance à l’opposition. Les FARE de Modibo Sidibé ont fait un communiqué pour préciser leur nature d’opposants, peu après que certains membres de la coalition ait déclaré être ni de l’opposition ni de la majorité. Ce n’est pas tout, l’ancien Premier ministre d’IBK, Moussa Mara, a créé la surprise en annonçant son choix de ne plus se présenter à la présidentielle au profit de Cheick Modibo Diarra. Problème : Cheick Modibo n’est pas membre de la Convention des Bâtisseurs, mais Mara l’est, même s’il se fait rare parmi eux. La décision de Mara déchire presque la convention, certains de ses camarades l’accusant d’avoir joué en solo. En effet, chez les Bâtisseurs la solidarité est une règle d’or. Et il est interdit à chaque membre de négocier avec un autre regroupement en dehors de la convention. Aujourd’hui, Mara n’est plus membre de la Convention des Bâtisseurs. D’autres candidats peuvent peser dans le jeu électoral, comme Oumar Mariko de SADI ou Soumana Sako de CNAS Faso Héra. Mais la présidentielle sera marquée par ces trois coalitions qui constituent  en fait les poids lourds de la nouvelle ère politique malienne. Soumaila T. Diarra

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (23)

User
Emoo
Emoo 8 ans
franchement je ne vois ce que les maliens honnetes trouvent de bon CMD qui a conduit la transition, il a laisse l'image d'un bouffon, avide de peites filles et imbu de sa personne, completement loin des objectifs de la transition... s'il y a un peuple bizarre en c'est sans doute le peuple malien.... et cela fait mal... tres mal...
sangare
sangare 8 ans
Quand AMADOU TOUMANI TOURÉ s'est présenté,il n'y avait qu' un seul grand parti politique sur la scène politique malienne :l' ADEMA-PASJ . Ce parti a été utilisé pour faciliter l'élection D'AMADOU TOUMANI TOURÉ car le président sortait le voulait,malgré l'opposition des poids lourds du parti :IBRAHIM BOUBACAR KEITA ,SOUMAILA CISSE ,BOUBEYE MAIGA . L' ADEMA-PASJ uni autour d'une de ces personnalités,ATT ne se serait jamais présenté car conscient de la défaite assurée. Seule la tricherie permet à un homme politique sans base électorale solide de passer comme IBK en 2013.dont le parti n'a jamais pu s'installer comme un parti politique majeur lui permettant de gagner de façon triomphale. Dans les grandes démocraties aucune personnalité ,quelque soit sa popularité,n'ose se présenter sans le soutient des grandes forme. Emmanuel MACRON a profité de la faiblesse du parti socialiste pour utiliser ses bases électorales et des affaires entourant le candidat de droite. Sa méthode d'accession au pouvoirpeut-être comparée à celle D'AMADOU TOUMANI TOURÉ En Allemagne,aux États-Unis ,en Italie,au Japon....,seuls les candidats des grandes formations politiques sortent gagnant du scrutin. Il va de soi que la personnalité du candidat facilitera le travail du parti politique qui verra le travail de ses répresentants respectifs soulagé par la popularité du candidat. La popularité D'AMADOU TOUMANI TOURÉ a facilité le travail des structures de l' ADEMA-PASJ qui ont reçu des instructions pour soutenir le candidat souhaité par le président sortant. Une popularité sans base électorale solide s'émousse face à d'autres candidats aussi engagés. Une base électorale sans une personnalité populaire est aussi risqué. La structure et la personnalité se complètent.
Ken
Ken 8 ans
Plus voleur qu iBK tu meurs un gouvernement de scandale de concussions et de corruptions jamais un régime n a fait parler de lui au mali la saignée continue vivement le 29 juillet pour renvoyé ces incapable s
Diawara
Diawara 8 ans
Je vote celui qui a renoncé à tout pour sa patrie.Si Sinko vous échappe, vous avez renoncé à vous même,puisque Sinko c'est vous et c'est avec vous et donc vous avez raté le meilleur.A bon entendeur salut
Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 8 ans
Merci, Dieu est grand , il peut tout et voit tout. Le 29 Juillet 2018, au soir du scrutin présidentiel , IBK appartiendra au mauvais côté de l'histoire du Mali. Nous savons sans complaisance que cet homme a été le plus mauvais President de la République du Mali. Malgré les sages conseils, aveuglé par la soif du pouvoir, l'homme s'est foutu dans la gueule du lion à savoir : le peuple souverain du Mali. Toutes ses stratégies et stratagèmes seront démontrées et il sera pris par son propre piège . Oui il est entrain de distribuer des milliards dû contribuables à tour de bras pour se faire élire , mais qu'il soit assuré que c'est peine perdue. Cet argent est public, il appartient à tous les maliens. Durant 5 ans, IBK en tête , suivi de ses Ministres et autres n'ont fait que piller le peuple. Quelque soit le montage qu'il fera, il pleurera au soir du 29 Juillet 2018. Sa mauvaise gouvernance vis à vis du peuple meurtri se fera sentir dans les urnes. Si IBK et son clan arrivaient à être au son second tour, je ne dirai pas qu'il a perdu, mais il faut l'empêcher d'être au second tour malgré ses moyens humains , matériels et financiers . Ceci ferait école dans les annales de l'histoire du Mali " battre le President de la République , candidat à sa propre succession , en l'empêchant d'être au second tour". Une quelconque réélection d'IBK annonce la disparition du Mali. Il nous faut se battre contre vents et marrées afin de l'humilier devant la face du monde. Le combat ne fait que commencer, pour finir apres avoir demeteller tout son système basé sur le vol, la corruption, le népotisme , la gestion familiale du pouvoir, le clientélisme , la sur facturation etc..... Peut importe celui qui le succédera , l'essentiel est de chasser IBK du pouvoir.
ibK est une Vraie Honte, un echec total sur toute la ligne
ibK est une Vraie Honte, un echec total sur toute la ligne 8 ans
oui peu importe celui qui sera élu, pourvu qu'IBK le FOUGARIDEN DOLOMINADEN s'en aille par la fenêtre....
Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 8 ans
Un régime qui n'a aucun souci de son peuple, dans lequel, des Ministres se livrent à la sur facturation et au pillage des maigres ressources du pays. Les détournements et autres pratiques éhontés commencent par la famille présidentielle pour assurer les autres délinquants au col blanc que les crimes économiques sont prescrits a condition !!! . Comment peut on gérer le pays avec de telles pratiques? Le mensonge d'Etat l'unique passeport du sommet de l'Etat à la base. IBK a failli sur toute la ligne, le peuple ne veut pas de lui, alors il dégage ou le peuple le fera partir. Malheur à toutes celles et tous ceux qui se sont rendus complices d'IBK pour mettre le pied à genoux.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (124)
  • Nfp (70)
  • Kankan (47)
  • Citoyen du monde (32)
  • Sissoko (25)