Concertation nationale : Des démarches en cours pour rejeter le statut de « pleins pouvoirs » du Premier ministre

04 Sept 2012 - 15:17
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_82166" align="alignleft" width="350"] Cheick Modibo Diarra est Premier ministre depuis le 17 avril 2012.[/caption] L’actualité malienne reste encore dominée par le nouveau gouvernement d’union nationale. A Bamako, chacun y allait de ses analyses et commentaires, de sa joie ou de sa déception par rapport à ce gouvernement dont la première priorité vise la libération du Nord occupé par des terroristes. Bien que se voulant le plus inclusif possible, ce nouveau gouvernement n’avait pas pu intégrer toutes les sensibilités. Alors, des voix s’étaient élevées pour dénoncer l’absence de tel bord politique ou de telle région ou ethnie de ce gouvernement. A entendre certaines réactions, on se croirait dans une situation normale où, après une élection, on procède à une « redistribution des cartes » en tenant compte de la nouvelle donne politique. Or de nos jours, on n’est pas dans ce cas de figure. Malheureusement, certains politiques et membres de la société civile oublient même que le pays traverse une crise qui est à l’origine de la prochaine tenue d’une concertation nationale à une date non encore précisée. En attendant, on s’interroge sur l’opportunité d’une telle concertation après la formation du gouvernement. Pour rappel, l’organisation de cette grande rencontre avait été exigée par les pro-putschistes. Le SG du parti SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance), le Dr Omar Mariko, en avait fait la demande au lendemain de l’adresse du à la Nation (le 29 juillet dernier) par le Président Dioncounda Traoré après son retour de France. Le député Mariko voulait que les propositions du Chef de l’Etata, notamment la création d’institutions ad hoc, soient versées dans un débat général et ne pas être entérinées par celui qu’il ne reconnaît pas comme Président de la transition depuis la fin de l’intérim après le délai constitutionnel de 40 jours. La demande même du Dr Mariko était devenue une condition sine qua non de la participation du parti SADI au dit gouvernement. Toute chose qui a peut-être incité le Président intérimaire à faire des concessions au cours de ses consultations pour la tenue de cette concertation nationale. C’est sur ce modus vivendi que s’étaient entendus partisans et adversaires de cette future concertation nationale. A un moment donné, on avait pensé que le Président Dioncounda avait fait ces concessions pour éviter le blocage dans la formation dudit gouvernement. Il aurait  donc fait semblant d’accepter leurs propositions pour que les partisans de cette future concertation entrent au gouvernement, quitte à ce qu’il revienne ensuite sur ses promesses. Mais ce ne sera visiblement pas le cas au regard de la mise en place du comité d’élaboration des Termes de référence (TDR). On peut donc affirmer que la tenue de cette rencontre nationale ne fait plus l’ombre d’un doute. Reste à connaître son utilité et son « modus operandi », en attendant bien sûr les fameux TDR. Que va-t-on débattre à cette occasion et quelles décisions y seront prises ? Combien de jours dureront ces « palabres ? Qui sera autorisé à y participer ? La rencontre ne sera-t-elle pas une autre tribune de règlement de comptes entre pro et anti-putschistes ? N’y fera-t-on pas à nouveau le procès du régime d’ATT? Ces assises ne finiront-elles pas en eau de boudin, à l’instar de certaines conférences nationales qu’on a vécues en Afrique au début de la démocratisation dans les années 1990 ? Au regard de ces questions, le risque que cette prochaine concertation nationale ne devienne une foire d’empoignes ou une autre tour de Babel est aussi grand que réel. Aux organisateurs de cette rencontre, il faudra donc beaucoup de tact et de vision pour que ces « palabres ne se transforment pas en méli-mélo. Déjà,  au niveau de certains bords politiques  comme le RPM d’IBK, la FRDP-Mali KO (le regroupement politique auquel le Président de la République comptait offrir le 33è  portefeuille ministériel) d’autres partis ne juraient plus que par la réduction des marges de manœuvre du Premier ministre. Ils avaient même multiplié des consultations nocturnes pour limiter (lors de cette concertation nationale) le statut de « pleins pouvoirs » du Premier ministre, mais aussi, pour nommer le Président Dioncounda comme Président de la transition, tout cela pour réduire la marge de manœuvre du Premier ministre. Depuis la nomination du 32è  ministre (le jeudi 23 août dernier), des démarches nocturnes étaient en cours au sein de la  classe politique pour « faucher l’herbe sous les pieds » du Premier ministre. Ainsi, la FRDP-Mali KO avait marqué sa désapprobation en rejetant ce 33è  portefeuille ministériel qui lui était pourtant destiné : en fait, elle estimait qu’en acceptant ce poste ministériel, les Maliens penseront que sa mobilisation sur le terrain politique était liée à l’obtention dudit poste.  Selon nos sources, la FRDP-Mali KO aurait accepté ce portefeuille si le gouvernement d’union nationale était mis en place après la concertation nationale. Par ailleurs, certaines langues avaient laissé entendre que la liste de ce gouvernement (de 31 membres) avait été déposée à la télévision par le Premier ministre lui-même et qu liste était « trafiquée ». D’autres sources avaient confié  que  le Président par intérim détenait une autre liste (de 33 membres, celle-là), mais puisque l’autre liste (détenue par le PM) avait été rendue publique, Dioncounda avait donc jugé nécessaire de ne pas réagir pour ne pas provoquer d’autres problèmes. C’est pourquoi certains bords politiques attendraient de pied ferme le Premier ministre pour le « recadrer » lors de cette future concertation nationale. Déjà, la nomination du 32è ministre,  Moussa Bocar  Diarra,  avait fait déjà l’objet de bien des commentaires parmi les Maliens. Reste à présent à savoir ce que cette concertation nationale réserve aux Maliens, notamment au Premier ministre. Jean Pierre James

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Commentaires (10)

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SOUSOU 14 ans
Le président Dioncounda a requis l'intervention de la cedeao pour la libération des regions du nord. Il n'a pas jugé utile de s'adresser à la nation avant cette requisition. Nous avons tous appris l'information comme tout le monde par médias interposés comme toujours d'ailleurs.Dioncounda devrait s'expliquer d'abord sur les raisons qui le motivent à requerir cette intervention.Nous savons tous qu'il y a des problèmes,mais comment il faut les juguler et avec quels moyens.Nous ne savons pas non plus les contours de cette intervention et quelles formes va-t-elle recouvrir autant de zones d'ombre qu'il va falloir éclairsir avant le deploiment effectif pour que les uns et les autres sachent ils doivent s'en tenir.Une intervention mal organiser peut être pire que le mal qu'elle est censé érradiquer.Alors à nos marques.
ALERTE - Le président malien a formellement requis l'intervention des forces de la Cédéao OUAGADOUGOU - Le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, a formellement requis mardi une intervention des forces militaires de l'Afrique de l'Ouest pour reconquérir le Nord du pays aux mains des islamistes, a déclaré mardi à Ouagadougou un haut responsable français. Le président Traoré a formellement adressé une requête à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour apporter une contribution de nature militaire pour la stabilisation du pays et surtout la reconquête du Nord, a déclaré le représentant spécial de la France pour le Sahel, Jean Felix-Paganon, qui revenait d'Abidjan où il avait rencontré le président Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao.
humm
humm 14 ans
on se querelle, on tourne en rond, on fait marche arrière..sur des futilités!Pendant ce temps, les islamistes avancent dangereusement vers le sud...Eux, savent ce qu'ils veulent...
Maru
Maru 14 ans
Arretons cette guerre politique et pensons sur la reconquette de notre integrite territoriale. l'histoire jugera tous les fauteurs de troubles et d'injustice en ce moment de cette douloureuse crise que traverse notre pays.
Kassin 14 ans
Une affaire de Boubou Depuis que la taille de mon boubou à atteint celle du boubou de mon beau père, j'ai compris que j'avais les pleins pouvoirs, c'est à dire un pouvoir comme je le veux sans aucun respect de la constitution ni des institutions de la république. Je nomme et je dénomme, unilatéralement, des membres de mon gouvernement parallèle en violation flagrante des textes en vigueur au Mali. -Eh mon gendre, arrête un peu, tu n'es pas encore arrivé à mon niveau. Mes boubous avaient beaucoup de finesse et ils étaient plus richement brodés que les tiens.  Alors arrête s'il te plaît ! -Nbouramkè, est ce que tu m'a vu avec le drapeau malien sur mon boubou? J'ai convaincu tout de suite les jeunes sur le patriotisme et le sens de la nation. -Arrête un peu mon gendre, moi je faisais des tournées à l'intérieur de tout le Mali, avec mon treillis ou mon tenu de camouflage impeccable avec Oumar Diallo Birus.  Je faisais tout le nord, Tombouctou, Gao, Kidal, Tessalit... Tu as déjà fait ça? -Eh Nbouramkè, moi aussi j'ai porté le treillis à Ségou.  J'ai fait la revue des troupes. J'ai dit avec émotion: "Je suis le premier ministre de la guerre qui met fin à la guerre". Et ils m'ont vraiment cru.  Tu t'imagines! -Arrête tout de suite! Personne ne t'a cru.  -Franchement Gandaizo n'a cru. Il a même osé s'aventurer à Douantza.  C'est à dire en position plus avancée que l'armée malienne. Pour une milice, je mérite le "Djandjo". -Je te dis de t'arrêter, le "Djandjo"? Tu me rappelles Tièkoro au Motel! Ah Ah Ah Ah Ah Ah, mais tu me fais trop marrer. Les pauvres miliciens sont partis se faire déplumer à deux francs. Comment tu peux accepter cela? Passe moi le téléphone pour que j'appelle le Kremlin pour 10 avions de combats et 20 hélicoptères. Puisque sans appui aérien tu vas vite oublier tes boubous sans charme. -Ah bon Nbouramkè, Poutine te connaît? Non Nbouramkè t'es le meilleur. Mais te ne crois pas qu'on doit demander d'abord à Sanogo? -Demander qui? -Le Capitaine à Kati! -"Tèmèka bôgnè bè"! Donne-moi le téléphone.
ady
ady 14 ans
Kassin you are the best.
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