Lutte contre la corruption : L'oclei consolide son réseau de référents déontologues
L'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (OCLEI) franchit une nouvelle étape dans le renforcement de la prévention de la corruption au Mali. Après avoir mis en place, en 2025, un réseau de près de 200 référents déontologues au sein des départements ministériels, des services centraux et des structures de contrôle, l'institution a ouvert, hier, une session de formation de trois jours destinée à une dizaine de ces acteurs.
La cérémonie d'ouverture était présidée par Seydina Oumar Diarra, membre du Conseil de l'OCLEI. Prévue du 13 au 15 juillet, cette formation a pour objectif de renforcer les connaissances des participants sur les conventions internationales, les instruments juridiques africains ainsi que le cadre législatif et réglementaire national en matière de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. Les référents seront également mieux outillés sur les principaux mécanismes de prévention, notamment la déclaration de biens, les dispositifs de promotion de l'intégrité et les missions de l'OCLEI.
À l'ouverture des travaux, Seydina Oumar Diarra a rappelé que cette initiative s'inscrit dans la continuité des actions engagées avec l'appui du Programme d'appui à la gouvernance (PASG), financé par la Banque africaine de développement (BAD). Selon lui, la formation des quelque 200 référents déontologues en 2025 a permis de poser les bases d'un réseau national chargé de promouvoir les valeurs d'éthique, de probité, de transparence, de redevabilité et d'intégrité dans l'administration publique.
«La session qui s'ouvre aujourd'hui répond à une nouvelle exigence : consolider ces acquis en renforçant la maîtrise des textes qui constituent le socle juridique de la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite», a-t-il expliqué.
Le membre du Conseil de l'OCLEI a insisté sur le rôle stratégique des référents déontologues. Leur mission, a-t-il souligné, ne consiste pas à exercer un contrôle supplémentaire, mais à accompagner, conseiller et sensibiliser les agents publics au respect des règles de déontologie et des principes de bonne gouvernance. Véritables relais de la Politique nationale de prévention, ils sont appelés à promouvoir les bonnes pratiques administratives, à prévenir les conflits d'intérêts et à renforcer la transparence dans la gestion publique.
Pour Seydina Oumar Diarra, la prévention reste l'arme la plus efficace contre la corruption. « La prévention demeure le moyen le plus efficace, le moins coûteux et le plus durable de lutter contre la corruption », a-t-il affirmé, invitant les référents à devenir de véritables ambassadeurs de l'intégrité au sein de leurs administrations.
Amadou GUEGUERE