Mécanismes de recouvrement des avoirs criminels : Les acteurs de la chaîne pénale et de la société civile en conclave

L’hôtel Maeva Palace de Bamako a abrité, le lundi 17 novembre 2025, un séminaire d’appropriation des mécanismes de recouvrement des avoirs criminels par les acteurs de la chaîne pénale et ceux de la société civile.

18 Nov 2025 - 07:52
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Mécanismes de recouvrement des avoirs criminels : Les acteurs de la chaîne pénale et de la société civile en conclave

Organisé par l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC) avec le soutien du projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (LUCCEI phase 2), cet événement s'inscrit dans le cadre de la lutte contre la criminalité financière.

Cette activité visait à faciliter la compréhension des mécanismes de recouvrement des avoirs criminels, à identifier les défis à leur mise en œuvre et à explorer ensemble des solutions concrètes pour améliorer leur efficacité.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Conseiller technique du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Ibrahim Berthé, en présence d'Oumar Traoré, Directeur Général de l’ARGASC, et de Fatimata Traoré, Représentante du PNUD.

Lors de son intervention, Mme Fatimata Touré, responsable de l’Unité gouvernance au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a souligné la problématique du recouvrement des avoirs issus du crime, indiquant qu’elle reste aujourd’hui un enjeu majeur dans la lutte contre la corruption. Selon elle, cela touche à la fois à l’efficacité de la lutte contre la criminalité financière, à la crédibilité de nos institutions judiciaires et à la restauration de la confiance des citoyens dans l’État de droit.

Elle a également précisé que le recouvrement n’est pas qu’une simple procédure technique, mais qu’il est avant tout un levier stratégique pour renforcer l’intégrité des institutions, servant à restaurer la confiance des citoyens et à garantir les ressources publiques. Pour elle, plus que des sanctions, il est nécessaire d’assurer la restitution des richesses illégalement acquises afin que la justice soit complète et que les ressources publiques retrouvent leur place au service du développement.

Soutenant la pertinence de ce séminaire en raison de son objectif, Madame Fatimata Traoré a réitéré l’engagement de son organisation à continuer d’accompagner le gouvernement du Mali et l’ARGASC afin de renforcer la transparence, l’intégrité et l’efficacité institutionnelle dans la lutte contre la corruption et la criminalité économique.

Dans son intervention, le représentant du Ministre de la Justice, contextualisant la rencontre et ses enjeux, s’est joint à la représentante du PNUD pour soutenir la pertinence d'une telle initiative pour une compréhension commune et une synergie d’actions efficace de l’ensemble des acteurs de la chaîne nationale et internationale. Il n’a pas manqué de signifier sa gratitude aux Partenaires techniques et financiers pour leur appui.

 

Khadydiatou SANOGO/maliweb.net