De gros calibres tels Me Mountaga Tall, Housseyni Amion Guindo, Choguel Kokalla Maïga

28 Fév 2014 - 10:47
Mis à jour: 13 ans
34
[caption id="attachment_199161" align="aligncenter" width="610"]Me Mountaga Tall , Poulo (ancien depute) ChoguelK  Maiga Me Mountaga Tall , Poulo (ancien depute) ChoguelK Maiga[/caption] Plus de deux mois après la proclamation des résultats des élections législatives, à l'issue desquelles le parti présidentiel s'est taillé la part du lion en remportant 66 des 147 sièges de l'hémicycle, le Président IBK peine toujours à mettre en place une nouvelle équipe gouvernementale comme le veut la tradition républicaine  à laquelle il est lui-même si attaché. Même s'il a déjà  jeté son dévolu sur l'oiseau rare, en la personne du banquier Oumar Tatam Ly pour rempiler à la Primature, les autres membres de l'équipe gouvernementale ont aujourd'hui besoin d'être rassurés. Car, c'est un véritable calvaire que de se poser, en se levant du lit, les mêmes questions : Qui va rester ? Qui va partir ? Qui va rentrer ? Ces questions auront bientôt leurs réponses après le retour, ce week-end, du Président IBK d'Abuja.  

Questions qui  troublent désormais le sommeil de nos ministres. Même ceux d'entre eux qui ont récemment reçu " des assurances fermes " par rapport à leur maintien dans la nouvelle équipe gouvernementale sont loin d'être sereins pour qui connaît la pression qui pèse sur les épaules du président de la République, balloté entre les exigences de la mission et les désirs parfois boulimiques de la proche famille et du parti présidentiel. Chaque clan voulant pousser ses pions sur l'échiquier gouvernemental dont l'effectif doit pourtant être limité compte tenu des maigres ressources du pays. Un pays qui sent  toujours l'épine au pied de la crise de Kidal et dont IBK semble ne pas avoir la solution.

En tout cas, nul besoin d'être dans le secret des dieux pour savoir que tous les présidents africains ont " leur jour " pour prendre de grandes décisions. En effet, superstition ou pas, le pouvoir change son titulaire et le pousse naturellement à se méfier des autres. C'est dire qu'au sommet de l'Etat, rien ne se fait au hasard. Comme c'est le cas de cet ancien président de la République du Mali qui a envoyé le nom de trois personnes à son marabout afin que celui-ci lui propose à qui confier les rênes de la Primature " sans qu'il ne soit trahi par le titulaire de ce portefeuille".

 

Même si personne n'a vu IBK envoyer une telle liste, rien ne dit que le nom de Oumar Tatam Ly n'est pas passé par le même filtre. En tout cas, si la reconduction de l'actuel Premier ministre est désormais chose acquise, depuis décembre dernier suite aux félicitations dont le Président IBK l'a gratifié, il n'y aucune assurance pour le reste des membres de l'équipe. Alors que la tradition républicaine voudrait que  le Premier ministre en fonction démissionne aussitôt après la proclamation des résultats définitifs des élections législatives ou, à défaut, après l'installation de la nouvelle assemblée.

Dans ces conditions, le Premier ministre Oumar Tatam Ly n'était pas obligé d'aller rendre une visite dite de courtoisie aux députés ; cela dans la mesure où lui-même devait, au même moment, se trouver en route pour aller présenter sa démission au président de la République. Quitte alors à celui-ci de le reconduire aussitôt en l'envoyant dans ses nouvelles fonctions pour former une nouvelle équipe gouvernementale. Rien de tout cela n'a été fait ; et cela au mépris de la pratique républicaine qu'IBK, lui-même, ne  cesse pourtant de magnifier à chaque occasion.

Le changement comme source d'espoir

C'est tantôt la visite du Roi du Maroc au Mali, tantôt une mission du Premier ministre à l'étranger, si ce n'est un déplacement du Président IBK lui-même hors du pays qui sont avancés comme prétexte pour repousser, chaque jour que Dieu fait, la date de la démission du chef du gouvernement, qui demeure pourtant un préalable à la mise en place d'une nouvelle équipe gouvernementale. Une attitude qui frise un peu le mépris quand on sait également que l'opinion publique a les yeux et les oreilles grandement ouverts dans l'attente d'un remaniement qui devra mettre fin aux diverses spéculations et rumeurs qui ébranlent la cité. La situation économique difficile et le surplace que l'opinion constate dans la résolution de la crise de Kidal expliqueraient l'impatience d'une majorité d'observateurs de voir une nouvelle équipe gouvernementale s'installer. Avec l'espoir que le changement promis par IBK lors de sa campagne ira plus vite et que le panier de la ménagère en ressentira les bienfaits.

Un autre sujet de préoccupation est celui relatif à la composition du nouveau gouvernement quand on sait que l'actuel est formé majoritairement de membres du parti présidentiel et de personnalités issues du clan présidentiel. IBK ayant promis que son " pouvoir " ne sera pas un gâteau encore moins un festin, l'opinion attend avec curiosité de savoir si ce principe sera observé lors de la composition du futur gouvernement post-législatives. Autre question qui suscite un fort intérêt également, c'est le sort qui sera réservé  aux  représentants de l'ex-junte, à savoir les Généraux Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l'Administration territoriale, et Abdoulaye Koumaré en charge de l'Equipement et des Transports. Leur éventuel maintien dans la nouvelle équipe gouvernementale surprendrait beaucoup d'observateurs  au moment où leurs compagnons du 22 mars 2012 croupissent dans l'antichambre de la justice en attendant leur plus que probable jugement. C'est vrai aussi que certains pourraient considérer leur départ du gouvernement comme une sorte d'ingratitude de la part d'IBK dont ils auraient contribué à l'élection auprès notamment des forces armées et de sécurité.

A part ces deux départs plus ou moins attendus, plusieurs autres ministres risquent de faire leurs adieux dès la semaine prochaine quand le nouveau gouvernement sera installé. En tout cas, à part les jeunes ministres proches de la famille présidentielle et certains barons du RPM au premier rang desquels l'ancien leader estudiantin en ex-URSS, Dr Bokary Treta, un bourreau de travail et l'un des plus fidèles parmi les fidèles d'IBK, rien n'est garanti pour les autres que seule la chance pourra sauver d'un éventuel départ.

En lieu et place des partants, sont annoncés plusieurs gros calibres de la scène nationale tels Me Mountaga Tall, Housseyni Amion Guindo dit Poulo, Choguel Kokalla ayant mouillé le maillot pour IBK lors du second tour de la présidentielle qui l'a opposé au très fair play Soumaïla Cissé, devenu depuis le chef de l'opposition.  En tout cas, il urge que le président de la République mette fin au suspense qui n'a que trop duré quand on sait que le  changement de l'équipe gouvernementale est en soi une source d'espoir et d'espérance pour ces millions de Maliens qui attendent énormément de la gouvernance d'IBK. Et qu'il ne faudrait pas décevoir. Ni maintenant ni après.   Mamadou FOFANA

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (34)

User
nonalinertie
nonalinertie 13 ans
1. Comme d'habitude au Mali, les lois sont votées pour être violées: les sachets plastiques qui devraient être interdits de circulation ce 1er janvier 2014 s’étalent allègrement devant les kiosques et s'envolent joyeusement dans l'air. Pire, ils sont brûlés avec les ordures provoquant une épidémie de rhume dans tous les alentours de Bamako. 2. Ensuite, on nous a chanté le port du casque pour se protéger tout bêtement. Toujours rien. 3. Maintenant, c’est le déguerpissement des kiosques anarchiques sur certaines allées. Mais, demain, vous retrouverez sûrement la même anarchie, dans les mêmes lieux. PARCE QUE LES POLICIERS N’Y SERONT PAS ASSIDUS OU PARCE QU’ILS SE FERONT CORROMPRE TOUT SIMPLEMENT. L’UNIQUE SOLUTION EST DE RAFLER REGULIEREMENT SUR LESDITS SITES, DE FAIRE TOURNER LES EQUIPES DE CONTROLE ET SURTOUT DE LES SANCTIONNER AU BESOIN. 4. En définitive, il faut bien que la société civile malienne continue à mettre la pression sur les autorités par rapport à l’insécurité ou l’assainissement…
sanou TE KORO
sanou TE KORO 13 ans
Monsieur le journaliste, vraiment tu es incompétent et tu ne comprends rien. Des candidats qui sont laminés aux élections présidentielles et législatives ne peuvent être au gouvernement. Donc ce sont des poids légers, pois plumes. S'ils sont nommés ministres, cela veut dire que le Président, malgré le respect que je lui doit a trahi le peuple. Ces 3 personnes ont été balayés par le peuple. Les remettre dans un gouvernement c'est leur faire entré par la fenêtre, dans la gestion du pays. Il y a trop de personnes compétentes au Mali pour s'acharner sur ces 3. Monsieur le journaliste, vous avez un deal avec ces messieurs ou quoi? En plus Mountaga est impliqué dans des affaires pas nettes. Si je ne me trompe il y avait une enquête contre lui. Si vous ne savez pas quoi dire changer de métier. Cela me fait vraiment mal que des idiots du village se passent pour des journalistes. Les seuls journalistes compétents au Mali sont les frères Drabo car ils ont tous fait leur études en France dans les années 70 et en toute transparence. J'ai honte des journalistes de mon pays d'origine, du pays de mes parents.
Kadi
Kadi 13 ans
Fofana ne change pas! Pour ce monsieur, "poids lourd" c'est celui qui en rencontrant Fofana lui donne 100000 francs pour amortir la galère. Des poids lourds qui ont été de tous les régimes. Je ne sais pas pour le jeune Poulo, mais Choguel et Mountaga ont mangé à tous les râteliers!
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 13 ans
:roll: , :lol: , bizarre-bizarre, est vraiment le changement que Nous voulons? Ladji même est un incident de parcours a mon avis. Mieux vaut dormir avec un python qu'un anaconda, parce que si le python est rassasier il est reste figer ou reste jusqu'a ce qu'il ait fin, par contre un anaconda lui même S'il est rassa si, il continue a chasser et il regurgite encore et encore sans fin ses proies en pensant retenir les retrouver ou cas ou il retourne bredouille. :lol: :lol: :lol: . Pensons y et sachons bien choisir au cas ou. :mrgreen: .
momo
momo 13 ans
je n es rien na dire mes allers y voir a sikasso ce que housseini amion guindo a realise dans les 820 villages de sikasso son frere ousmane amion guindo a beaucoup fai pour le mali il fu lui aussi minisre
fanta
fanta 13 ans
MOMO, tu es un menteur. Je suis de Sikasso. Poulo n'a rien fait à SIKASSO. Il ne paie même pas les enseignants de sa propre école privée. C'est pendant les élections où il veut se faire élire qu'il descend dans les villages pour distribuer du sucre, des marmites, des choses comme ça. Pire, il disait partout qu'il suffit que lui jette le serpent (l'argent) sous les pieds des sikassois pour se faire élire. Au second tour, même si POULO n'avait pas appelé à voter pour IBK, IBK serait élu. C'est POULO qui, en complot avec ATT, a trahi IBK à Sikasso, a caissé le RPM qui l'a fait élire pour créer la CODEM. Partout il traitait IBK de paresseux, de.... Donc, arrête de dire que poulo a réalisé à Sikasso. Son frère de la CMDT dont tu parles, demandes ce qu'il doit à IBK mais ils ont tous trahi IBK et se font aujourd'hui demandeurs de postes. Poulo n'est plus crédible à Sikasso en plus il est ethniciste.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (139)
  • Nfp (109)
  • Sylla (43)
  • Kankan (42)
  • Citoyen dumonde (22)