Ki a fai koi !!!: Dr Bocari Treta échappe de justice à son embastillement au pole économique

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Bocary Tréta
Bocary Tréta

Le tout-puissant patron du RPM, le parti présidentiel, a échappé de justesse à son embastillement au Pôle Economique et Financier.   Interpellé, la semaine dernière, dans le fameux dossier de « l’engrais frelaté », qui a fait perdre à nos cotonculteurs près de 100.000 tonnes lors de la dernière campagne agricole, le désormais ex-ministre du Développement Rural a failli être gardé en cellule, n’eût été l’intervention du Pr Dioncounda Traoré, ex-président de la Transition. A en croire notre estimé confrère « Le Sphinx », Dr Bocari Tréta n’est pas, pour autant « sauvé »

. Son passeport lui aurait été retiré, afin de l’empêcher de sortir du pays.

Y a « fohi » !

Le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages. On le sait. Les dimanches à Bamako, également, c’est le jour des extravagances, des excès. Certains ne se trouvent aucune limite, à leurs yeux tout est permis, en ce jour.

Le non respect des règles de la circulation routière. Il est établi dans les coutumes à Bamako qu’un cortège de mariage ne doit pas se soucier des feux dans la circulation, ni même les gesticulations d’un policier. Il est également connu, lors des mariages, que les rues soient occupées et coupées. Mais de là à occuper une route de deux fois deux voies (30 mètres) particulièrement fréquentée, il y a de quoi s’inquiéter pour le devenir de cette nation.

La scène se passe, dimanche dernier, sur le goudron 30 mètres à Kalaban-coura ACI. Cette voie de deux fois deux voies qui vient de Kalanbancoro, traverse  Niamakoro pour aller à la Tour de l’Afrique a été tout simplement fermée à la circulation par une famille en mariage. Détrompez-vous, vous ne rêvez pas.  Que de la réalité, désormais, même les grandes artères de notre belle et sale capitale  ne sont plus épargnées par cette nouvelle forme d’incivisme. Car, c’est bien ce qui peut conduire un citoyen à se comporter de la sorte.

Logée dans un immeuble de couleur blanchâtre au bord de la route à une trentaine de mètre du Carrefour dit du 30 mètres, la bonne famille n’a trouvé mieux que de fermer la route au niveau de leur domicile. Sous la bâche installée pour la circonstance, quelques personnes secouent la tête au rythme de la musique diffusée par les hauts parleurs, l’air de rien. Comme pour dire : « Y’a fohi ! ».

Contraints de faire partager la voie dans l’autre sens, les usagers ébahis se frayaient un chemin tant bien que mal dans le désordre ainsi créé. « Kan bé soro yan mokow da dèh » autrement dit : « les gens d’ici doivent avoir les moyens dèh », s’étonne un sexagénaire, qui venait juste de se sortir du cafouillage et dans l’attente que le feu soit vert. Qui disait que dans ce pays, ç’en était fini, désormais, avec le laisser-aller et le laisser-faire?

Mamadou TOGOLA       

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