Le nouveau Premier ministre travaille à former son gouvernement

06 Sept 2013 - 15:42
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_168359" align="aligncenter" width="610"]Le nouveau Premier ministre malien, Oumar Tatam Ly (g), et son prédécesseur Django Sissoko (d) le 6 septembre 2013 à Bamako lors de la passation de pouvoirs  © AFP Le nouveau Premier ministre malien, Oumar Tatam Ly (g), et son prédécesseur Django Sissoko (d) le 6 septembre 2013 à Bamako lors de la passation de pouvoirs © AFP[/caption]   Bamako (AFP) - Le nouveau Premier ministre du Mali, Oumar Tatam Ly, travaillait vendredi à former son gouvernement, se disant "prêt à relever les défis" pour redresser le pays meurtri par 18 mois de crise politico-militaire.   La passation des pouvoirs entre M. Ly et son prédécesseur Diango Cissoko s'est déroulée peu après 12H00 (locales et GMT). "Je suis prêt à relever les défis et missions qui m'ont été assignés par le président" Ibrahim Boubacar Keïta, qui l'a nommé jeudi soir, a dit dans une brève déclaration le nouveau Premier ministre.   M. Cissoko, qui a dirigé le gouvernement de transition de décembre 2012 jusqu'au début de cette semaine, lui a souhaité "beaucoup de succès dans les missions et défis qui l'attendent".   Oumar Tatam Ly, banquier de 49 ans, fils du défunt militant de gauche engagé Ibrahim Ly, a commencé dès jeudi soir des consultations pour la formation de son gouvernement et devrait les poursuivre vendredi après-midi, d'après son entourage, qui n'a su préciser quand la composition de la nouvelle équipe serait annoncée.   Aucun de ses proches n'a souhaité citer de nom de personnalités déjà consultées.   La nomination de M. Ly semblait généralement approuvée vendredi à Bamako, le quotidien privé Le Soir de Bamako estimant même, en Une, que ce banquier est "un choix conforme aux souhaits des Maliens", éprouvés par la crise qui a mis à genoux leur pays pendant 18 mois.   Certains Maliens, particulièrement sur les réseaux sociaux, exprimaient cependant leur scepticisme. Ainsi, le twitto @Abdou_diarra ne comprend pas que le président Keïta, ayant prêté serment mercredi, ait nommé "un Premier ministre apolitique dans une période très politique" après les soubresauts dans le pays.   "Défis complexes et multiformes"   La crise au Mali avait débuté en janvier 2012 dans le Nord par une offensive de rebelles touareg. Ils avaient été rapidement supplantés par des groupes criminels et islamistes armés liés à Al-Qaïda, qui avaient pris le contrôle de cette vaste région une semaine après un coup d'Etat militaire ayant renversé, le 22 mars 2012, le président Amadou Toumani Touré. Les jihadistes avaient ensuite laminé la rébellion touareg et l'armée malienne, multipliant les exactions au nom de la religion avant d'être en grande partie chassés, à partir de janvier 2013, par une intervention militaire franco-africaine toujours en cours.   Dans les territoires reconquis, l'armée malienne avait alors également commis des représailles (torture et exécution sommaire notamment) envers des collaborateurs, supposés ou avérés, des rebelles.   Le conflit a ravivé les tensions entre communautés touareg, arabes et noires et provoqué le déplacement d'environ 500.000 personnes.   En dépit de craintes sécuritaires, le pays a organisé sans incidents majeurs la présidentielle, remportée au second tour le 11 août par Ibrahim Boubacar Keïta.   S'il peut compter sur la communauté internationale qui a promis en mai une aide massive de 3,2 milliards d'euros au pays, M. Keïta, son Premier ministre et leur gouvernement devront s'atteler à une lourde tâche.   Pour certains, un des atouts d'Oumar Tatam Ly est son parcours riche de plus de 20 ans d'expérience dans le secteur de l'économie et des finances.   Après de brillantes études en France, où il est né, il a travaillé à la Banque mondiale, puis à la présidence malienne (durant le mandat d'Alpha Oumar Konaré) de 1992 à 1994, année où il a ensuite intégré la BCEAO (Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest), y engrangeant 19 ans d'expérience à divers postes. Dans son dernier message à la Nation en tant que président intérimaire, mardi soir, Dioncounda Traoré avait mis en garde M. Keïta sur l'ampleur de la mission qui l'attend.   Il "est, par la force des choses, le président d'un temps de défis complexes et multiformes, le président d'un temps de réconciliation, de refondation et de reconstruction. (...) La demande sera grande quand l'offre, elle, restera hélas modeste, du fait des moyens réduits de notre pays mais aussi du fait des nouveaux besoins créés par notre crise", avait-il dit.   AFP    

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Commentaires (51)

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NFP
NFP 13 ans
Moussa raté "MAIS IL FAUT DONNER DES RAISONS QUI FONT DE LUI UNE DÉCEPTION …" D'une part, et d'autre part, ne pas qualifier cette soi-disant déception de "mondiale"! Qui est ce Monsieur pour décréter seul et à la place de tout le monde, que "le monde" a été déçu???.... PS: Au fait mon frère, je te rappelle que depuis 2012, j'attends encore le numéro de tel de Michelle! :wink: :wink: :wink:
Soldat Raté
Soldat Raté 13 ans
:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Tu sais ... il paraît que Obama ne farce pas avec affaire de Michel DEH...!!! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Moussa Ag,... :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
CHOIX DOUTEUX DU NOUVEAU PREMIER MINISTRE OUMAR LY N'a t-il pas été imposé par le président ivoirien pour pouvoir remplir la caisse de la bceao par les les trois milliards d'euros promis au Mali au désavantage des banques maliennes?
nouveau French pseudo
nouveau French pseudo 13 ans
Doutiguikoro "Un pays n’est pas une banque et fonctionne le plus souvent par l’experience des leaders et non leur grade academique." C'est EXACTEMENT ma crainte!
abdul bah
abdul bah 13 ans
I wish him good look , after that please work with you brain. Please be good leader :lol:
Doutiguikoro
Doutiguikoro 13 ans
Est ce le deja-vu? Est ce choix un choix temporaire und definitif? Derrière se trouvent un Parti et des hommes politiques qui ont travaillé pour la victoire du parti aux travers du kandidat IBK. Les problemes actuels du Mali à l'instar des autres pays sous-developpés ne peut se resoudre que par la politique et non pas par la technocratie - le gouvernement ATT en temoigne les faits. J'espère que ce choix soit un choix temporaire en attendant les prochaines legislatives. Sans etre contre l'homme en question, son experience politique n'est pas connue. Sera t-il capable de conjuguer les interets des differentes formations socio-economiques du Mali pour la marche vers le developpement? Un pays n'est pas une banque et fonctionne le plus souvent par l'experience des leaders et non leur grade academique.
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