Au nombre des décisions annoncées en Conseil des ministres concernant la réorganisation du développement local au Mali, certaines mesures portent notamment sur la restructuration de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), un établissement public créé en 2000 pour soutenir les investissements des collectivités territoriales. L’agence intervient dans le financement de projets locaux, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation ou de la santé.
La réforme prévoit l’intégration des Agences de développement régional (ADR), créées en 2015 pour accompagner les collectivités dans la conduite des projets de développement. D’après le gouvernement, les évaluations réalisées sur ces structures ont mis en évidence des résultats jugés limités, ce qui a conduit à leur absorption par l’ANICT afin de simplifier l’organisation institutionnelle et améliorer la gestion des investissements territoriaux.
Le Mali compte aujourd’hui 819 communes réparties dans 19 régions et 159 cercles, un maillage administratif étendu dont les besoins en infrastructures restent importants. Les investissements publics locaux constituent ainsi un enjeu central pour le développement des territoires.
Les textes adoptés introduisent également des dispositions concernant les associations et les fondations. Ils définissent notamment le champ du contrôle administratif, les relations entre les services chargés du contrôle et les autorités compétentes, ainsi que certaines conditions applicables aux organisations dans leurs activités.
Le gouvernement évoque la nécessité de prévenir des risques tels que le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme ou le manque de transparence dans certaines interventions.
Pour plusieurs observateurs, l’application de ces mesures devra permettre d’améliorer la gestion des projets locaux tout en maintenant l’équilibre entre les exigences de transparence et la liberté d’association.
MD/Sf/APA
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