Médiation de la Cédéao : Sanogo a-t-il trahi le CNRDRE ?

21 Mai 2012 - 03:35
Mis à jour: 14 ans
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Le compte à rebours a commencé. C’est aujourd’hui que l’intérim assuré par le président Dioncounda Traoré expire. Les acteurs politiques de notre pays ne semblent pas convaincus de la gravité de la situation, eux qui se livrent à des querelles superflues alors que tout est évident à la lumière de la Constitution. Mais, la semaine dernière, le capitaine Sanogo avait juré, avant d’adhérer aux ordonnances de la Cédéao, qu’une solution « à la malienne » serait la seule issue. Celle-ci devrait être trouvée à travers une convention réunissant les forces vives, lesquelles désigneront, selon le chef des putschistes, celui ou celle qui conduira la transition. Ainsi ce n’est ni plus ni moins qu’un deuxième coup d’Etat qui est en préparation, sans le capitaine Sanogo. Consciente de la complexité la crise sociopolitique à laquelle le Mali est actuellement confronté, la Cédéao, dans l’urgence, estime qu’il est primordial d’apporter des solutions appropriées. Pour cela, la Cédéao s’est référée à la Constitution malienne. En effet, notre Constitution prévoit que ce soit le président de l’Assemblée qui continue d’assumer la haute charge, après que la Cour constitutionnelle ait constaté que les élections ne puissent pas être organisées dans un délai de quarante jours. Cependant, il est clair que l’on ne peut pas trouver mieux que le Professeur Dioncounda Traoré pour gérer les affaires du pays jusqu’aux prochaines élections sans faire entorse à la loi fondamentale. Arrivées aux environs de 17h30 à Bamako, samedi, la délégation de la médiation de la Cédéao est composée de Djibrile Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Adama Bictogo, ministre ivoirien de l’Intégration africaine et Nurudeen Mohammed, ministre des Affaires étrangères du Nigéria.  Après s’être entretenus, au salon présidentiel de l’aéroport, les membres de la délégation se sont ensuite rendus au domicile du président de la République par intérim, le Professeur Dioncounda Traoré, pour des échanges qui ont duré une trentaine de  minutes. Rien n’a filtré  de leur entretien avec le président par intérim. Ensuite, ils ont pris la direction de Kati, où siège le Cnrdre. A Kati… A Kati, il était à peu près 19h 20 quand le président du Cnrdre, le capitaine Sanogo, a reçu les trois ministres envoyés par la Cédéao. Le temps était lourd, l’atmosphère qui régnait sur place l’était encore plus. Le silence était douteux. Le bâtiment principal, une vielle renardière du temps colonial, où se trouve le bureau du capitaine Sanogo, était entouré par plus d’une dizaine d’hommes armés, en position de tir. Dans les moindres recoins de la grande cour se trouvaient des hommes armés, d’autres armes étaient posées sur des sortes de pupitres, certains hommes armés étaint accroupis devant, toutes les armes étaient pointées vers le bâtiment principal. Le militaire qui servait de protocole ordonna, d’une vive voix, aux ambassadeurs et aux autres personnes accompagnant les émissaires de la médiation à d’entrer dans la salle où le président du Cnrdre avait l’habitude de tenir ses conférences. Quant à la presse, elle est restée dans la cour et observait les faits et gestes. De toutes les visites à Kati, jamais l’on a senti une telle tension au sein du Cnrdre. Pendant la longue attente, un militaire est venu avec un bout de papier et un stylo en main. Il a approché un à un les autres militaires qui étaient débout  avec des armes et a commencé à les recenser. Ensuite, en dehors de ceux qui étaient autour du bâtiment principal, tous les autres se sont attroupés  un peu plus dans la cour, vers la sortie. Ils avaient l’air d’échanger, ils gesticulaient fort. De quoi parlaient-ils? On ne saurait  le dire. Mais, la suite nous a un peu édifiés sur les raisons de leur réunion improvisée. Après deux heures d’échanges, les émissaires de la Cédéao sont sortis du bureau du capitaine Sanogo. Ce dernier a dit, à la grande surprise de son auditoire, que dans le cadre de l’Accord-cadre signé le 6 avril, le Cnrdre s’engage dans la directive des dispositions prises par les chefs d’Etat de la Cédéao pour conduire la transition politique au Mali. Le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibril Bassolé, a dit la même chose : « La Cédéao n’a pas de nouvelles propositions, nous avons discuté avec le Cnrdre dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord-cadre qui nous lie. Et nous sommes parvenus à une parfaite convergence des points de vue. Le Cnrdre adhère aux dispositions que les chefs d’état de la Cédéao ont prises pour accompagner la transition ». La convention nationale en question À la question de savoir s’ils avaient abordé la question de la convention nationale proposée par le capitaine Sanogo, le ministre Bassolé a répondu, avec instance, par une phrase identique à la dernière. Avant qu’il n’achève sa phrase, un militaire qui était derrière nous lança: « I kô mou ? (qu’est-ce que tu dis ?) », à l’endroit du ministre Bassolé. C’est sous une pluie battante que les émissaires de la Cédéao ont quitté Kati. A l’instant même où ils embarquaient dans leurs véhicules, on entendait des expressions de mécontentement de la part des militaires armés : « C’est trop facile. Ça ne se passera pas comme ça ! ». « Le capitaine a parlé en son nom propre, pas au nom du Comité ». Le capitaine Sanogo, qui se trouve entre le marteau et l’enclume, aurait-il trahi le Cnrdre ? La tenue de la convention nationale, ce matin, nous en dira plus. Rokia Diabaté  

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Commentaires (58)

User
Mr Abbas
Mr Abbas 14 ans
J espère que vous êtes satisfait dans d ignorant qui ont toujours penses que capitaine sanogo était un vrai patriote et que son entêtement à l'encontre de la cedeao était un vrai acte de bravoure pour le pays. Mais hélas votre capitaine aussi cherchait sa part dans le butin du coup d état;qui était celui qu on connais aujourd'hui parmi tant d autre qu on saura bien assez tôt . La morale de cette histoire est que le capitaine n était pas notre sauveur comme le pensais mais son propre sauveur ( statu d un ancien chef d état) pouff qu elle soulagement pour le capitaine qui ne souhaitait que des proposition allant dans sens de son propre intérêt . Histoire retiendra cela .que Dieu bénisse le Mali
YEO
YEO 14 ans
<strong>A YEO Il faut montrer au monde entier que tu as reçu une bonne éducation ne gatte le nom de tes parents chaque commentaire des insultes c'est aberrant réfléchis un peu et donnons un sens au débat !!!</strong>
moussa ag
moussa ag 14 ans
LES AUTRES VONT EN AVANT...NOUS ON VA EN ARRIERE...DONC LA CHARUE AVANT LES BOEUFS EST NORMALE...ANCIEN PRESIDENT AVANT D'ETRE PRESIDENT EST AUSSI NORMAL... VIVE LE REDRESSEMENT DE L'ETAT PAR LE FANFARON... LES MALIENS N'ONT RIEN VU ENCORE...CA NE FAIT QUE COMMENCER... LE CAPI NE PEUT PAS PARTIR...LE CAPI NE PEUT PAS RESTER... Moussa Ag
dionkouda AKA MOUSSA AG
dionkouda AKA MOUSSA AG 14 ans
NE SOYONS PAS INGRATS! Le CAPI Sanogo merite cette MODESTE RECOMPENSE... 1. IL NOUS A DEBARRASSER DU PRESIDENT ELU QUELQUES MOIS AVANT LA FIN DE SON MANDAT... Resultat: Economie de quelques mois de salaire...DEBUT DE REDRESSEMENT DE L'ETAT 2. IL A SAUVER LA TETE DE NOS SOLDATS EN ORDONNANT UN REPLI TACTIQUE PERMANENT... Resultat: On a maintenant une milice qui securise KATI ET BAMAKO...CAPITALS DU CRIME 3. IL A REDUIT LA SUPERFICIE DU MALI DE 2/3 EN ABANDONNANT LE NORD Resultat: 1/3 de l'etat est plus FACILE A REDRESSER QUE 3/3 DE L'ETAT 4. IL A INTIMIDER LES SERIEUX CANDIDATS PRESIDENTIELS ET CISSE S'EST MEME BLESSE.... Resultat: trop de SERIEUX CANDIDATS PRESIDENTIELS menent aux possibilites d'un second tour des elections...maintenant il nous reste IBK...tres economique... 5. IL A TUE LES "MERCENAIRES" ET RASE LEUR CAMP.... Resultat: Bamakois et Katois peuvent DORMIR TRANQUILLE maintenant qu'il n'y' a plus de MERCENAIRES 6. IL A ELIMINE LE CORP "MERCENAIRE" DE CE QUI RESTE DE L'ARMEE MALIENNE... Resultat: MOINS DE BOUCHE A NOURRIR OU LOGER...MOINS DE BERETS A COMMANDER...UNE SEULE COULEUR DE BERETS A COMMANDER...PEUT ETRE QU'ON A MEME PLUS BESOIN DE COMMANDER DES BERETS...Economie majeur pour l'etat....l'etat est presque REDRESSER 7. IL NOUS A DIVISER POUR NOTRE PROPRE BIEN Resultat: nous sommes tous DEVENUS PLUS TOLERANTS...APRES S'ETRE INSULTES PERES ET MERES...NOUS NOUS SOMMES RENDU COMPTE QUE NOUS SOMMES TOUS MALIENS... 8. IL A MONTRE A NOTRE JEUNESSE QUE LA VOIE DU SUCCESS EST A LEUR NEZ AU PRITANEE MILITAIRE Resultat: beaucoup de jeunes ET OUMAR MARIKO vont postuler pour le concour d'entre AU PRITANE MILITAIRE...du coup LE TARIF D'ADMISSION VA MONTER JUSQU'A 5MILLIONS SINON PLUS...CHIN!CHIN! POUR LES MEMBRES DE L'ETAT...VIVE LE REDRESSEMENT...JEUNES MALIENS, NE RESTER PAS A BOIRE DU THE ET VOUS PLAINDRE DE VOTRE SORT... 9. IL A MONTRE QUE LA CONSTITUTION EST LA LOI SUPREME DE LA NATION DANS LES PAYS OU LE BON SENS EXISTE... Resultat: tout le monde connait L'IMPORTANCE ET LE POID DE LA CONSTITUTION MALIENNE DEVANT LES ARMES... 10. IL A CHANGER L'HYMNE NATIONALE... AU LIEU DE "...NOUS SOMMES RESOLUS DE MOURIR..." C'EST MAINTENANT "...NOUS SOMMES RESOLUS DE COURIR..." Resultat: au moins M.AG n'aura pas a mourir pour "DES DUNES DE SABLE ET DU...." COMME LE DIT SOUVENT "LE CAPITAINE SANOGO" sur ce forum BONUS: FINALEMENT, LE MESSAGE EST CLAIRE...A DEFAUT DE REDRESSER L'ETAT, IL FAUT SE CONTENTER DE REDRESSER SON PORTEFEUIL.... Resultat: tous les maliens avec des espoirs de REDRESSEMENT DE L'ETAT SE SENTENT BIEN AUJOURD'HUI VIVE LE CAPITAINE....ABBAS LE CAPITAINE...O BE BEH FOLLA MOKO KELEN DE MA...POLITIQUI MAGNIN... AU FRONT OU AU DIABLE? LE CAPI A APPAREMMENT CHOISI D'ALLER AU DIABLE AVEC LES POCHES REMPLIES... A mon opinion, il merite LA MEDAILLE D'OR DU FANFARONAGE...FANFARON NATIONALE! Moussa Ag, tres censure
BOUBACAR DIT BARDON
BOUBACAR DIT BARDON 14 ans
BON SOIRE MON FRERE, SI CET ANIAMALE SANAGO MERITE MEDAILLE DONC DES ANIMAUX DES ZOO MERITE AUSSI.
harouna
harouna 14 ans
toi tu es un malade mental tu a besoin d'etre soigner ou tu faisait parti du regime incompetent et desavouer d'ATT et sa bande de vautour pour partager le mali comme un morceau de gateau et vendre les 2/3 au mnla et acqmi
sanogobaboba
sanogobaboba 14 ans
Sanogo a trahi méme son propre pays, a plus forte raison que le cnrdre, j'espère simplement que ces d'autres moutons lui feront payer de sa vie...
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