Mohamed Ali Bathily s’en prend au PM: «Boubèye n’a jamais été qu’un homme de l’ombre et il le restera pour toujours»

03 Juin 2018 - 13:14
Mis à jour: 8 ans
20
Mohamed Ali Bathily s’en prend au PM: «Boubèye n’a jamais été qu’un homme de l’ombre et il le restera pour toujours»
la violente répression policière
La voix rauque, le visage fatigué, l’ancien ministre Mohamed Ali Bathily, désormais candidat à la présidentielle de juillet, s’en est violemment pris au Premier ministre. C’était ce dimanche, à la Maison de la presse où les partis de l’opposition ont organisé un meeting pour dénoncer la violente répression policière dont ils ont fait l’objet la veille.      «Je dois cette belle voix à Soumeylou Boubèye Maïga», entame l’ancien ministre, à peine audible. Avec tout le verbe que l’on lui connaît, Me Mohamed Ali Bathily recouvre très vite sa voix et ne se pas fait prier pour dépeindre le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga. Pour Bathily, Boubèye a donné l’ordre à ses gardes de tirer, à balles réelles, sur les manifestants. Bilan: deux candidats à la présidentielle, Aliou Boubacar Diallo et Mamadou Igor Diarra, se sont retrouvés aux urgences de l’hôpital Gabriel Touré. «Boubèye est un homme face à des manifestants désarmés. J’étais à Gao lors de la visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal. Il était malade. C’est seulement après qu’il soit devenu Premier ministre qu’il s’est payé un voyage à Kidal», révèle Bathily. Qui poursuit: «Nous sommes au-dessus de Boubèye, car, il n’a jamais été qu’un homme de l’ombre et il le restera pour toujours. C’est à IBK que nous nous adressons ce matin». A la Maison de la presse, les mots étaient durs contre le régime. Pour Tiébilé Dramé, cet acte de répression contre des manifestants pacifiques inspire du «dégoût». Il s’agit pour l’opposant de la transformation de certains acteurs de la démocratie en des «fascistes». Empêchés de marcher ce samedi, les partis de l’opposition annoncent une nouvelle marche le vendredi 08 juin. Dans un communiqué lu par l’honorable Amadou Thiam, les partis de l’opposition exigent la démission du Premier ministre. L’objectif principal de la marche, rappelle les opposants était «l’accès de tous aux médias publics». Mamadou TOGOLA / maliweb.net

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (20)

User
Demba
Demba 8 ans
la violence verbale, l'antipode de la sagesse. Il ne sert à rien de s'agiter, pensons plutôt à ce pays qui a tant souffert ces cinq dernières années. le changement est nécessaire, voire indispensable.
BLANC
BLANC 8 ans
C'est claire. Cette analyse reflète la réalité sur le terrain. Même à Ségou, URD et l'ADEMA de Dramane Dembélé vont le surclasser.
FB
FB 8 ans
Ils ont été matés et ont étalé comme des lapins. Continuer à faire la grande gueule car c'est ce qui vous sied le mieux. L'Etat malien doit s'assumer et ne plus tolérer cet incivisme. Ces assoiffés de pouvoir ne sont pas au-dessus de nos lois. Une marche non autorisée ne doit pas se tenir. Je crois que prochainement il faut aller au-delà de la bastonnade et du gaz il va falloir faire emprisonner certains qui croient que ce pays est leur patrimoine. Vous saurez tabassez et gazez pour maintenir l'ordre publique. C'est le peuple malien qui choisit son président et cela se passe dans les urnes et nul par ailleurs. Pour les moutons demandez-vous pourquoi ras bath et le voleur certifié ne se sont amené qu'après que les autres se soient fait tabasser et gazer?
maliden
maliden 8 ans
L'insulte est l'arme des faibles
facebook
facebook 8 ans
Bathily a déjà bouffé nos sous, combien de maisons il a cassé? pour les autres je peux comprendre mais pour Bathily c'est la honte totale
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (124)
  • Nfp (70)
  • Kankan (47)
  • Citoyen du monde (32)
  • Sissoko (25)