Le Président IBK à Jeune Afrique : Les vérités du Président en décalage avec le vécu des Maliens

06 Déc 2017 - 00:11
Mis à jour: 9 ans
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Le Président IBK à Jeune Afrique : Les vérités du Président en décalage avec le vécu des Maliens
Gestion à la tête du pays: IBK, le soldat du développement
Les Maliens découvrent des choses en lisant cette interview. Des situations présentées par le Président IBK, comme étant le vécu des Maliens, alors qu’elles nous laissent perplexes. A lire ! Dans sa dernière livraison (N0 2969 du 3 au 9 décembre 2017), l’hebdomadaire international indépendant, Jeune Afrique consacre sa Une au Président IBK « Le Mali est une digue. Si elle rompt, l’Europe sera submergée”. Les Maliens n’en croient pas leurs yeux (comme on le dit ici) en lisant certains passages de cet entretien de leur Président avec JA. A cette pertinente question « Vous êtes au pouvoir depuis un peu plus de quatre ans, et certains observateurs estiment que, finalement, le Mali ne se porte pas mieux qu’en 2013. Quel est votre avis? », le Président prend des libertés, en soutenant qu’à son arrivée au pouvoir « Nous vivions alors dans l’angoisse du lendemain avec, chaque jour, des affrontements entre groupes armés et armée nationale malienne, le plus souvent au désavantage de cette dernière. Il n’y a plus aujourd’hui de belligérance entre ces groupes et nos forces armées. Ensemble, nous mettons en application l’accord de réconciliation signé à Alger en 2015 ». Non, cette description ne correspond pas à ce que les Maliens ont vécu, quand on sait que ni le président du RPM Bocar Tréta, ni le président de la haute cour de justice ne peuvent dignement se rendre dans leur village au centre du Mali. Cette insécurité rampante et non résiduelle, qui était circonscrite au nord, est aujourd’hui rependue au centre et continue sa marche mortuaire vers le sud. IBK ne s’est pas rappelé qu’un accord a existé avant celle d’Alger et que cet accord de Ouagadougou avait pu taire les armes et permettre qu’IBK se rende à Kidal et qu’il soit élu par les Maliens qui ont voté en toute quiétude. En juillet aout 2013, les crépitements de balles n’étaient pas le lot quotidien des Maliens du nord et du centre, comme c’est le cas aujourd’hui où l’insécurité a entrainé des reports sine die des élections, et la fermeture de centaines d’écoles, avec son cortège d’assassinats ciblés, des enlèvements et disparitions forcées.  Quel est votre rapport personnel avec l’argent? « Je ne suis pas un homme d’argent, les Maliens le savent. J’ai été le plus pauvre des principaux candidats à l’élection de 2013 et je ne suis pas devenu le plus riche des présidents, très loin de là. Le montant du fonds de souveraineté dont je dispose est ridicule : il n’a que très peu évolué depuis vingt-cinq ans. Soit, mais sait-on que le budget de la présidence a augmenté à 9,3 milliards de francs en 2014, 16 milliards en 2015, et 19,3 milliards en 2016, même s’il a connu une baisse en 2017, consécutive aux critiques du Parena. Le Président, comme il est de tradition, maintient le mystère sur le montant du fonds de souveraineté qu’il évoque. Pour les contribuables, le fonds de souveraineté est le sexe des anges. Comment peut-on disputer de l’évolution d’un montant que personne ne connait ? Et pendant que le montant du fonds de souveraineté est ridicule, comment le Président peut-il « piocher » dans ses « réserves personnelles pour financer des activités sociales » ? « Je déclare mes biens chaque année et je viens encore de contracter un prêt pour construire une maison. Je n’ai aucune propriété à l’étranger, et mon modeste compte à l’agence parisienne de la BMCE est débiteur de 130 euros. Tout cela est vérifiable », selon le Président. Dans son article 37, la Constitution du 27 février 1992, stipule, « Après la cérémonie d'investiture et dans un délai de 48 heures, le Président de la Cour Suprême reçoit publiquement la déclaration écrite des biens du Président de la République. Cette déclaration fait l'objet d'une mise à jour annuelle ». A ce jour, le public malien ignore la réalité de cette déclaration qui se doit être faite PUBLIQUEMENT, et on ne sait guère quel en est le contenu. Par ailleurs IBK a affirmé avoir avec l’ex-président Moussa Traoré, « des rapports familiaux très profonds, c’est connu ». Mais une nouvelle pour beaucoup de Maliens. B. Daou

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Commentaires (39)

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le zoologue
le zoologue 9 ans
POINT DE VUE « Le Mali doit redécouvrir la décision démocratique » C’est par des élections locales et de vraies négociations que l’Etat central peut avoir une chance d’être rebâti, plaide un collectif de chercheurs et d’acteurs du développement. Par Collectif LE MONDE Le 08.12.2017 à 17h14 S'abonner dès 1 € Réagir Ajouter Un soldat français de l’opération Barkhane, accompagné d’un militaire malien, échangeant avec une famille touarègue à Timbamogoye, le 10 mars 2016 . Le 17 janvier 2012, le Mali était attaqué par des groupes armés organisés sous la bannière du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), avec des appuis extérieurs islamistes, jusqu’à ce que les deux tiers du pays soient occupés. Cela accompli, le MNLA était chassé par les groupes islamistes qui imposèrent leur loi. Début 2013, alors que ces groupes avançaient vers Mopti, l’opération « Serval » les repoussait et les pourchassait, sauvant à Bamako des institutions totalement discréditées, comme l’avait déjà montré le coup d’Etat du 21 mars 2012. Progressivement, les pays voisins et les institutions régionales et internationales intervenaient, et finalement un lourd dispositif militaire se mettait en place : l’opération française « Barkhane » pour la lutte antiterroriste dans le Sahel, avec 4 500 hommes aujourd’hui, et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), chargée du maintien de la paix, avec plus de 13 000 hommes. Erreurs d’appréciation Depuis lors, la France est restée très engagée dans cette crise, et ses partenaires occidentaux lui reconnaissent un rôle d’initiative quant à la stratégie à mettre en œuvre au Mali. Hélas, ses choix ont été biaisés face aux données essentielles de la situation. La France a d’abord commis de multiples erreurs d’appréciation dans le déroulé de la crise. Lire aussi : Mali : « La lutte antiterroriste n’est pas dans le mandat de la Minusma » C’était d’abord se montrer aveugle ou naïvement complaisant que d’accorder son soutien au MNLA, en se laissant tromper par l’invocation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce mouvement, au départ relativement ouvert sans pourtant représenter l’ensemble des communautés du nord du Mali, a rejoint en octobre 2014 la Coordination des mouvements de l’Azawad, se mettant alors au service d’une strate de la société touareg, les vieilles familles nobles de l’Adrar des Ifoghas, celles qui ont bénéficié de la colonisation pour s’y être ralliées immédiatement afin, déjà, de défendre leurs statuts et privilèges. Ensuite, surestimant le soutien populaire au MNLA, Paris n’a pu qu’observer comment, en raison de la rivalité entre Ansar Eddine, dirigé par Iyad Ag-Ghali, et le MNLA, ce dernier était bouté par des troupes djihadistes infiltrées depuis des années dans le nord du Mali, dont Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), soutenus dans plusieurs Etats arabes. Lire aussi : L’horizon compromis de la force « Barkhane » au Mali Puis Paris n’a pas compris, dès le lancement de « Serval », que cette opération ne pouvait permettre que de gagner un peu de temps, pas plus de quelques mois, pour aborder les problèmes politiques qui étaient à l’origine de la rébellion et de l’effondrement de l’Etat. Faute d’avoir alors mis toute son influence dans la balance, Paris n’a pas pesé en faveur d’un dialogue politique direct – certainement difficile, mais absolument inévitable – entre parties maliennes, et d’une refondation de l’Etat. Erreur d’appréciation encore lorsque, en échange de facilités militaires, la France a accepté que l’Algérie soit chargée de la médiation entre le gouvernement et les rebelles, alors qu’Alger protège Iyad Ag-Ghali, qui circule librement entre l’Algérie et Kidal avec ses principaux lieutenants. Erreur toujours puisqu’on ferme généralement les yeux, jusqu’à ce jour, sur le nerf de la guerre, le trafic de drogue, peut-être parce que les informateurs de « Barkhane » dans le nord en ont fait une condition de leur coopération. Elections précipitées Enfin, la dimension politique de cette crise a été bornée par la tenue d’élections précipitées, simulacre nuisible tant que les bases sérieuses d’un nouveau contrat de société n’étaient pas posées. Ce jugement peut paraître trop radical mais qu’observe-t-on ? Quatre ans après le lancement de « Serval », deux ans après la signature de l’accord d’Alger, l’insécurité s’est considérablement étendue vers le centre du Mali – désormais jusqu’à Ségou – et dans les pays voisins (Burkina Faso, Niger, Côte d’Ivoire) et l’on se trouve aujourd’hui dans une impasse. Lire aussi : Paris veut sortir « Barkhane » du piège malien Derrière une façade sommairement ravalée, qui entretient l’illusion à New York et dans les chancelleries, le Mali est en ruine et n’a plus ni loi, ni guide, ni projet. Les institutions maliennes ne décident de rien : le président navigue à vue ; l’Assemblée nationale n’a jamais eu à connaître de l’acc
Sankore Travels Tours
Sankore Travels Tours 9 ans
Entre IBK et Sandy Cisse, Sankore , on ne sait pas qui est plus escroc…..!
Otto Von Bismark
Otto Von Bismark 9 ans
N'importe quel candidat sera préférable à l'Ivrogne Bourama de Koulouba (IBK). Il ne s'agit plus de choisir un bon candidat, mais de faire payer à IBK le prix de sa haute trahison à l'encontre du peuple malien. Le sort réservé à IBK servira d'example dissuasif pour son successeur ainsi que les autres homme politique malien. La trahison du peuple a désormais un prix extrêmement amère. "Les grands enjeux de notre époque ne peuvent pas se resoudre par le discours, ni par le vote populaire, mais par le fer et le sang" !!!
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 9 ans
Les generaux et les analystes des CLAVIERS, vous nous laisserez respirer!!! "JE N'AIME PAS IBK" ne peut jamais etre un projet de societe'!!! Le Mali d'aujourd'hui est certes meilleur que le Mali de 2013 mais il y a toujours du travail a' faire! Un deuxieme mandat est necessaire car la mission est colossale!!! It is time for you all to move from negative to positive!! FAMAKOROW ANI FAMAKORO DENW, camlez-vous!!!
yugubané
yugubané 9 ans
Griot.
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 9 ans
Le Maliba est de mal en pire et pire a pire pire depuis nos, ou du moins, vos pseudo-democrats les super-hyper vampires et leurs racailles de crocodiles, requins et loups (AOK, ATT et IBK aujourdhui) et pareil la classe de politichiens du Mali, toute la classe ( pouvoir et opposition confondus). Alors je ne vois pas par les vampires de pretendants a la presidence qui fera mieux que qui, honnetment. Il nous faut du Vrai Changement dans le milieux de nos dirigeants escrocs, voleurs, abuseurs, nepotistes etc qui ne pensent qu'a eux et leurs familles et clans, sinon le prochain sera pire encore de IBK, avant ATT et avant avant AOK ainsi de suite. En plus il faudra un /grand Redressement de la population, du peuple, qui est aujourdhui dans le faire ce que je veux, sans loi, ni respect, ni reglement. Le peuple est a l'image de nos pourriotures de dirigeants et gouvernants. Quelle malheur........... si le peuple etait responsable et soucieux ausssi de l'interet general de la nation, nos dirigeants n'allaient jamais faire ceux qu'ils veulent dans la debauche, le vol, l'enrichissment illicite, les avus etc........Donc respnsabilisons Nous memes Avant et nettoyons la classe, toute la classe de politichiens, de nos politichiens, pour de Vrai, du Vrai et surtout de l'Espoir. A suivre..........
Amazone
Amazone 9 ans
Merci beaucoup
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