Projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba : Le CNT approuve le financement partiel
Réunis en séance plénière, ce jeudi 09 juillet 2026 au Centre international de conférences de Bamako, les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont également adopté le projet de loi autorisant la ratification de l'accord de prêt, signé à Lomé, le 29 avril dernier, entre le gouvernement et la Banque Ouest africaine de développement ( BOAD ).
Le texte vise le financement partiel du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba et son raccordement au réseau électrique de la Société énergie du Mali (EDM-SA). Le secteur de l'énergie constitue un levier essentiel du développement économique et social de notre pays qui fait face à des difficultés liées à l'insuffisance de l'offre d'électricité. Mais aussi aux coûts élevés de production qui affectent la compétitivité de l'économie nationale et les conditions de vie des populations.
Pour faire face à ces défis, les autorités ont engagé une politique de diversification du mix énergétique national, fondée notamment sur la valorisation des ressources renouvelables disponibles.
C'est dans ce cadre que le gouvernement a sollicité auprès de la BOAD un prêt pour la construction d'une mini centrale hydroélectrique de 3,9 MW sur l'aménagement du seuil de kourouba, celle de la ligne d'évacuation associée en 33 kV et l'électrification des localités de Kourouba, Gouala et Tiakadougou Faraba. Selon le rapport de la Commission mines du CNT, l’initiative vise à contribuer au développement durable et à la réduction de la pauvreté à travers la fourniture de services énergétiques abordables pour la population.
D’un coût global estimé à 15,76 milliards de FCFA hors taxes, le projet a pour objectif général de contribuer au développement économique et social du Mali en renforçant durablement l'offre nationale d'électricité à partir d'une énergie propre, renouvelable et compétitive.
À cet effet, le projet permettra notamment de produire en moyenne 12,2 GWh d'électricité par an, de renforcer la sécurité et la fiabilité de l'alimentation du réseau interconnecté national, de réduire le coût de production de l'électricité grâce à une moindre dépendance aux centrales thermiques fonctionnant au gasoil. Selon le rapport de la Commission mines, le démarrage des travaux est prévu au 1er semestre 2027 pour un délai d'exécution de 38 mois.
C'est le ministre de l´Énergie et de l´Eau, Pr Tiémoko Traoré qui a porté ce texte devant l'Hémicycle. D'après lui, l'adoption de ce projet de loi permet de renforcer durablement la production d'électricité avec l'énergie renouvelable. Le texte a été voté à l'unanimité par 126 membres du CNT présents.
Les législateurs ont, par ailleurs, adopté le projet de loi relatif à la ratification de l'ordonnance portant création et mission de la Brigade spéciale des mines et la procédure suivie pour la répression des infractions en matière de mines. Ce texte défendu par le ministre des Mines, Amadou Keïta, a été approuvé à l'unanimité par 127 votants parmi les membres du CNT présents.
Bembablin DOUMBIA