Sécurité intérieure : L’Assemblée exige au gouvernement de s’expliquer

28 Juin 2012 - 00:45
Mis à jour: 14 ans
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Quarante-huit heures après le crime crapuleux perpétré contre l’élu municipal Adéma par des bandits armés du MNLA, les députés tapent du poing sur la table et demandent au gouvernement Cheick Modibo Diarra de s’expliquer sur la situation sécuritaire dans le pays, et particulière au nord. L’interpellation d’aujourd’hui prévoit sans doute des passes d’arme entre certains ministres et des députés, qui les attendent de pieds fermes. [caption id="attachment_73409" align="alignleft" width="350" caption="Cheick Modibo Diarra, Premier ministre malien"][/caption] Sauf report de dernière minute, c’est en principe ce jeudi 28 juin que le gouvernement sera face aux députés dans le cadre de l’interpellation par l’Assemblée nationale sur la situation sécuritaire au Mali. "Le gouvernement n’a pas encore communiqué le nom des ministres devant être présents. Mais tout porte à croire que l’interpellation aura lieu", nous a confié mardi soir un assistant parlementaire à la Commission lois de l’Hémicycle. Il n’y pas de doute que la présence de deux ministres à cet exercice est indispensable. Car ils sont les premiers concernés par la question : il s’agit notamment du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major Yamoussa Camara, et celui chargé de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général de brigade Tièfing Konaté. Dans un contexte de tension Pour leur premier exercice véritable devant les élus de la nation, cette interpellation représente un enjeu de taille pour le gouvernement Cheick Modibo Diarra. Qui joue ainsi son premier baptême de feu. La convocation du gouvernement par les députés intervient dans un contexte d’extrême indignation pour les populations du Nord, mais également du reste du Mali, après l’assassinat d’un élu municipal Adéma. Ibrahim Oumarou, puisque c’est de lui qu’il, a été froidement abattu lundi soir par des éléments inconnus. Et selon des témoins sur place, le mode opératoire porte la signature des bandits du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Militant actif de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), Ibrahim Oumarou était un homme politique très populaire à Gao. Après son enterrement, les jeunes de la cité se sont répartis en divers endroits de la ville bloquant des rues, érigeant des barricades, enflammant des pneus et scandant des slogans hostiles aux groupes armés. L’accrochage fut violent, et on compte une quinzaine de blessés suite aux tirs des groupes armés d’occupation. Le gouvernement malien, qui s’est désormais spécialisé dans la rédaction de communiqués et à la lecture de simples discours, a dénoncé le crime avant de promettre que les auteurs seront punis. Sauf que la simple condamnation ne semble pas satisfaire les députés et l’ensemble du peuple malien qui veulent plutôt des actes concrets. Il n’y a donc pas de doute que l’interpellation de ce jeudi sera riche en empoignades. Face à un gouvernement inactif ! Au moment où Bamako tergiverse entre le dialogue avec des bandits et l‘action pour recouvrer la souveraineté, des milliers de nos compatriotes sont obligés de prendre leur mal en patience. Et ils doivent se soumettre aux lois des envahisseurs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et des groupes islamistes armés d’Ançar Eddine et Aqmi. Jamais depuis 1960, l’armée malienne n’a été aussi humiliée. Chassée des trois principales régions du Nord (Gao, Tombouctou et Kidal), les populations doivent se résigner à attendre une réaction concrète de la part de Bamako. La moitié du pays échappe depuis trois mois au contrôle de l’administration centrale. Des centaines de familles fuient vers Bamako (au meilleur des cas) ou vers les pays voisins. Avec des magasins et banques pillés, des hôpitaux en manque de médicaments et de personnel, etc. le spectacle est révoltant. En dehors des discours (qui révèlent plus d’un coup de communication qu’à une volonté politique d’aller en guerre), le gouvernement ne semble pas rassurer les Maliens. Et de plus en plus des voix s’élèvent pour réclamer son départ. En dépit du volontarisme affiché du Premier ministre lors de son dernier passage à Ségou, son discours n’a pas soulevé l’enthousiasme partout. On a du mal à croire que cette visite marque un signal fort dans l’affirmation du gouvernement à reprendre les villes du Nord. Car c’était du déjà entendu. En témoigne son premier discours à la nation le lendemain de sa nomination, et celui du président par intérim Dioncounda Traoré après son investiture. Trois mois après, les actes n’ont, malheureusement, pas suivis les paroles. Bref, pour les députés et de nombreux Maliens, trop c’est trop. Et le gouvernement Cheick Modibo Diarra doit prendre ses responsabilités face à la situation sécuritaire. En clair, les débats de ce jeudi prévoient des passes d’armes entre les membres du gouvernement et certains députés qui les attendent de pieds fermes. A suivre… Issa Fakaba Sissoko  

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Commentaires (28)

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boua15
boua15 14 ans
je veux un sursaut National de l'Armée Malienne ils prennent de l'argent pour ça ce n'est pas ni la population du Mali ni celle de Gao qui doivent assurer leur sécurité mais les militaires
kerfa le fou
kerfa le fou 14 ans
Video sur you tube :traitements inhumains et dégradants sur les militaires détenus à Kati; Maliens indignez - vous! J' ai eu le coeur meurtri en voyant cette vidéo! Comment des maliens peuvent faire ça à d' autres maliens? Ce qui me sidère encore plus c'est les propos tenus par ces apatrides de militaires, qui n' ont que faire du patriotisme, donc pour eux mourir pour Le Mali est une mort inutile, ce qui signifie qu' à leurs yeux le Mali ne vaut pas grand chose! Chers compatriotes on ne peut plus compter sur ces militaires qui ont plongé notre pays dans un sommeil profond.Monsieur le ministre de la justice de tels actes ne peuvent pas et doivent pas se produire au Mali, il y va de votre crédibilité. Votre nomination à la tête du département de la justice a suscité beaucoup d' espoirs chez les Maliens, montrez vous digne de la confiance du peuple malien. Si vous ne réagissez pas cela signifie que vous approuvez ces actes de torture et de barbarie, où ne nous sommes plus dans un Etat de droit? Je vous rappelle (gouvernement) que le Mali est signataire de la déclaration universelle des droits de l' Homme de 1948 de L ' assemblée générale des nations unies, de la charte africaine des droits de l' homme. de 1981. Parmi les droits de l' homme figurent le droit à la liberté et à la sûreté, le droit à un procès équitable, tous ces droits fondamentaux sont bafoués en République du Mali. S' agissant du droit à la sûreté le texte fondamental de notre pays, à savoir la Constitution de 1992 dans ces articles 1 et 3 y fait référence. L' article 3 de notre Constitution dispose que nul ne sera soumis à des actes de torture, ni à des sévices ou traitement inhumains, cruels, dégradants. Tout individu , tout agent de l' Etat coupables de tels actes sera puni conformément à la loi. Mieux encore l' article 10 de notre constitution dispose que toute personne faisant l' objet d' une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner par un médecin de son choix. Ces droits sont- ils garantis pour les militaires détenus à Kati? Monsieur le ministre je ne vais pas vous apprendre le droit, mais de grâce réagissez, ne laissez pas ces incultes souiller la terre sacrée du Mali. Un Malien qui souffre pour son pays!
traore
traore 14 ans
ca ce vois que tu ne cornai la lois militer mon pote et ct belle et bien la lois militer qui parle la les civile ne peuve pas comprendre
asterix
asterix 14 ans
Issa Fakaba Sissoko ,un petit cours de français :wink: correction du titre :"l'assemblée exige DU gouvernement ....." et non pas "l'assemblée exige au gouvenement ...." toi tu as du secher des cours quand tu etais à l'école :mrgreen: :mrgreen:
moussa ag
moussa ag 14 ans
TOUT CA FAIT PARTI DU REDRESSEMENT DE L'ETAT ET EST DANS L'ACCORD CADRE....C'EST L'EXPLICATION QUE LE PM ET L'EX-CHEF D'ETAT AVANT D'ETRE CHEF D'ETAT DOIVENT EVOQUER POUR DES QUESTIONS DONT LES REPONSES SONT CONNUES.... QUELLE EXPLICATION VOUS VOULEZ? LE NORD N'EST PAS UNE PRIORITE...C'EST TOUT? ON COMMENCE PAR LA VRAIE PRIORITE...ON VA D'ABORD MAQUILLER...DEGUISER...ABSORBER...ET REBAPTISER LE CNDR...AVEC ESPOIR QUE L'OPINION INTERNATIONALE NE VERRA QUE DU FEU....ILS VONT NOUS DONNER SUPPORT LOGISTIQUE....ET EN CE MOMENT ... LES BANDITS AURONT FINI DE S'ENTRE TUER ET TOUT IRA BIEN.... Moussa Ag, QUI SE DEMANDE SI LES PRIORITES DU PAYS ET DU PM SONT DANS L'ORDRE PRIORITAIRE
kouli
kouli 14 ans
Ceux qui disent que Sanogo est un soulard, un drogué, un fumeur, un nullard et j'en passe, ont vite oublié ou ne reflechissent. Que ça soit parmis les membres du defunt gouverment, à passer par les deputés, les maires, et meme un seul leader politique qui n'est ni ivrongne ni drogué ou un seul qualificatif attribué à Sanogo. On peut ne pas l'aimer mais sachons dire la verité. La dignité avant tout. Fermons les yeux sur la vie privée des uns et des autres et regardons vers le nord du pays où nos compatriotes attendent notre assistance politique, militaire et sociale.Les populations civiles doivent se rendre compte maintenant que ceux qui se cachent derrière la demon-cratie ne cherchent que leur interet personnel. Ils ne proposent jamais de solutions de sortie de crise mais cherchent à faire pression sur le gouvernement pour sedebarrasser de lui. Pour de simple raison ils n'y participent pas. Allah nous voit tous et chacun repondra de ces actes tôt ou tard. Donnons nous les mains pour construire ce beau pays qui est en peril. UNIS, NOUS REUSSIRONS
Moutawakil
Moutawakil 14 ans
Donc, ils ont le droit et la possibilité d'interpeller un gouvernement sur un sujet important? Donc, ils savent que dans une démocratie l'assemblée n'est pas une boite d'enregeistrement des lois? Donc, ils savent que les députés ont un rôle outre que de lever le doit pour manifester l'accord pour un vote de loi du président? Ah nos fameux députés qui doivent se dire que si le Nord n'est plus sous contrôle c'est de leur faute pour n'avoir pas eu le courage de denoncer les différents accords que l'executif a signé en vue de démilitariser le nord du pays, se plaisent aujourd'hui d'intepeler un gouvernement sur la gestion sécuritaire d'une zone qui n'est pas sous contrôle étatique!!!!!!!!!!!!
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