Un gouvernement de la restauration de la dictature : Peut-on encore parler des acquis de la révolution du 26 mars 1991 ?

27 Avr 2012 - 00:05
Mis à jour: 15 ans
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C’est cette question qui est aujourd’hui sut toutes les lèvres après la publication du décret N°2012-194/P-RM du 24 avril 2012 portant nomination des membres du gouvernement. Ce gouvernement de 24 membres appelé gouvernement de mission sonne en effet le retour des anciens dignitaires du général Moussa Traoré au pouvoir. [caption id="attachment_61125" align="alignleft" width="349" caption="Dr. Cheick Modibo Diarra, Premier Ministre"][/caption] Le ministre de l’économie des finances et du budget, Tiena Coulibaly qui était ministre de Moussa Traoré au même portefeuille signe aujourd’hui son grand retour. Son choix  n’est autre que celui du premier ministre avec plein pouvoir, le docteur Cheick Modibo Diarra qui, il faut le rappeler est le gendre de l’ancien dictateur qui a été balayer en mars 1991 par le vent de la démocratie. Son gendre qui est le nouvel homme fort du Mali aujourd’hui n’a jamais d’ailleurs caché ses appréhensions envers le mouvement démocratique. Il a aussi toujours réclamé l’héritage du dictateur déchu qui a pillé le Mali pendant plus de vingt ans de règne. D’autres proches de la famille de Moussa Traoré ou des sympathisants de l’ancien parti unique, l’Udpm figurent aussi dans la même équipe gouvernementale chargée de reconquérir les régions nord du Mali et d’organiser les élections générales à venir. Il s’agit entre autres du ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Moussa Léo Sidibé ; du ministre de l’énergie de l’eau et de l’environnement, Alpha Bocar Nafo ainsi que du ministre de l’artisanat, de la culture et du tourisme, Mme Diallo Fadima Touré. L’actuel ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Moussa Léo Sidibé est en effet le fils adoptif de l’ancienne première dame, Mariam Traoré. Il a désormais la lourde tache de mettre au pas ce vivier électoral qui constitue le monde paysan malien. Quand au PDG de la BRS, un banquier de la place, Alpha Bocar Nafo, il a hérité du porte feuille de l’énergie, de l’eau et de l’environnement parce qu’il est tout simplement, le frère d’un ami de l’ancien dictateur. Le cas de Mme Diallo Fadima Touré, ministre de l’artisanat, de la culture et du tourisme, il se passe de tout commentaire. Voila une femme qui avait fui le Mali pour malversation financière au domaine de l’Etat. Elle revient aujourd’hui au Mali par la grande porte parce qu’elle habite le même quartier à Ségou que le docteur Cheick Modibo Diarra et avec qui elle s’entendait bien aux Etats Unis (USA). D’autres cadres non moins importants de la dictature signent leur retour en force dans le gouvernement que dirige le gendre de Moussa Traoré. Il s’agit entre autres du porte parole de l’Onuci en Côte d’ Ivoire Hamadoun Touré. Ce dernier qui a désormais en charge, le porte feuille de la communication, de la poste et des nouvelles technologies, porte parole du gouvernement n’est autre que le beau fils d’un ancien ministre de Moussa Traoré à savoir Mme Diallo Lala Sy. Mamadou Namory Traoré, ministre de la fonction publique, de la gouvernance et des reformes administratives et politiques, chargé des relations avec les institutions, il travail à l’embrassade des Pays-Bas comme conseiller économique. [maliweb.net].  Mais ce qui est important de savoir sur lui, c’est qu’il a été directeur de cabinet de l’ancien premier ministre de Moussa Traoré, le professeur Mamadou Dembélé mais aussi et surtout directeur de la coopération internationale sous la dictature. Comme on peut constater, ce sont les Udépanistes bon teint qui reviennent en force au devant de la scène. En cette période de crise tant institutionnelle que sécuritaire, on veut nous faire croire que les acteurs du mouvement démocratique ont échoués sur toute la ligne. Et surtout crédibiliser la thèse de la restauration de la démocratie qui était en cours depuis sous ATT. Quel rôle la Cedeao et le Cnrdre ont joué dans ce complot contre les acteurs du mouvement démocratique ? Toujours est-il que l’artisan principal de cette stratégie, docteur Cheick Modibo,  Diarra est dans sa dynamique méprisée jusqu’au bout tous ceux qui ont chassé du pouvoir son beau père de dictateur. Birama FALL               

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Commentaires (136)

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COULOU
COULOU 15 ans
Chers compatriotes soyons réalistes, je pense qu'il est temps de laisser nos ego de côté et soutenir ce gouvernement à travailler pour l'intérêt du Mali. C'est vrais que Moussa Traoré n'était pas un démocrate, mais n'importe qui ne devenait pas ministre en son temps, c'est lui qui a dit "l'homme qu'il faut à la place qu'il faut" en son temps ce n'était pas des nominations politiciennes mais technocratiques; c'est vrais que les ministres n'avaient pas la liberté d'agir, mais c'étaient des hommes et des femmes de valeur, Soumana Sacko, Alpha O.Konaré, Diango Sissoko ... en sont des exemples de même que des éléments de ce gouvernement que vous critiquez. Mr le faux journaliste, qui au Mali n'est pas le fils, le gendre ou le frère d'un autre Malien.Comme le dit l'ancien combattant "qui ne connais pas qui!" Des articles bidons de ce genre sont incommodes en ce moment. Si les partis politiques sont créés par patriotisme, ils doivent soutenir ce gouvernement légal et faire des propositions concrètes et objectives de sortie de crise et d'organisations d'élections libres et transparentes au bout des 12mois de transition sous l'égide de Dionkunda et Cheick Modibo Diarra. Le parti gagnant pourra nommé "tounourou", Oumar Touré FMI ou ATT comme ministre s'il le veut. En attendant Tous unis pour le Mali: "UN PEUPLE UN BUT UNE FOI"
!Angaran
!Angaran 15 ans
C'est en effet apres coup que nous devons apprecier les actes de CMD, pas avant. Soutenons le donc tous pour l'amour du pays. S'il echoue, il aura sa place au Senegal!
phare
phare 15 ans
Avec le recul, les patriotes africains doivent se rendre à l'évidence et comprendre qui sont les maîtres du jeu dans la crise malienne. Au delà des fantoches de la CEDEAO et du Mali même, y compris du CNRDRE, il y a la France et les USA principalement pour qui, Modibo Diarra et sa clique forment le nouveau réseau d'hommes liges au Mali. De 40 jours pour le rétablissement d'une démocratie formelle néo-coloniale, ces gens viennent de se voir accorder, sur décision supranationale néo-impérial, un délai d'un an de pleins pouvoirs extra-légaux, par le truchement des satrapes de la fameuse CEDEAO. Les Maliens sont prévenus; ils vivront d'amour et d'eau fraîche de la CEDEAO, en plus de tout le folklore politico-électoral avec djimbès, griots, sonos et sabars, tout comme ils devront mettre définitivement une croix sur l'unité de la Nation malienne. C’est, dans tous les cas, ce que leur promettent les fantoches supranationaux de la CEDEAO soutenue par la France, l’UE, l’UA, l’ONU, la bancocratie mondiale représentée par l’UEMOA (gestionnaire du franc des colonies françaises dit CFA), les USA en plus de la Mauritanie, hôtel d’accueil de salafistes et de l’Algérie dont la filiale SIPEX de la SONATRACH est associée au groupe TOTAL français pour le pillage futur du pétrole malien au Nord dans le cadre d’une néo-colonie dite de l’AZAWAD. Ceux ou celles qui refuseront cette option de tous les compromis qui arrange l'impérialisme occidental et ses obligés africains devront répondre des actes de leur résistance devant le CPI, ce tribunal colonial désormais aux mains des grandes puissances impérialistes. De ce point de vue, il apparaît de plus en plus clairement, que les officiers du CNRDRE, qu’on somme désormais de rentrer dans les casernes, aient été manipulés. L’alternance s’est jouée entre ATT ou ce coup d’Etat. Coup d’Etat qui au départ parut appeler un sursaut et qui aujourd’hui, faute de perspective progressiste, a abouti à un retour idoine d'une clique néo-coloniale mixte composée des françafricains et des pro-américains bon teint ; sous l’égide des fantoches Dioncounda et Diarra Modibo. La ficelle commence à être visible et l’opinion qui est assez gangrenée par la mentalité néocoloniale dans nos pays, relaie complaisamment cette invitation du CNDRE à regagner les casernes pendant que le folklore politique continue. Les consciences critiques sont marginalisées et tout semble aller pour le meilleur des mondes dans cette néo-colonie du Mali émietté. Ici, comme ailleurs en Afrique, on meurt de tout : insalubrités, famines, guerres et prédations néo-coloniales avec démission de l’Etat; en plus de processus constitutionnels électoraux de caporalisation criminelle et réseautique de celui-ci. C’est nouveau, c’est efficace ; parce qu’il y a des Maliens qui n’ont aucuns intérêts de classe dans ces processus de captation néo-coloniale du pouvoir; mais qui les réclament haut et fort. C’est même à ne rien comprendre ; et c’est bien pathétique de tels secours populaires à une bourgeoisie compradore bureaucratique ou islamo-intégriste qui n’en demande pas mieux et qui reste éminemment décidée à enfoncer la Nation.
kouyaté
kouyaté 15 ans
Chers frères ministres , ne soyez pas comme les généraux d'ATT. Sortez des bureaux climatisés pour faire face à la situation terrible des régions nords du Mali.Votres mission est de chasser définitivement ce banditisme au nord qui n'a que trop duré. Le Mali vous regarde. Pendant que ATT et sa bande s'organisaient à ramasser tout l'argent du pays, Il ont également donner la possibilité aux envahisseurs d'avancer . Oh! ABEILLES ?détachez vous des clims de la ruche pour la défence de votre environnement immédiat. Cette situation n'a que trop durer.Nous vous regadons les yeux hagards et vous verrez ce qui va se passer si vous faites autre chose.
sambou
sambou 15 ans
Birama FALL.Dites moi même si c'est Soumana SACKO qui serait nommé par CMD, on aurait taxé d'être ministre sous GMT!Pourtant Zou reste le symbole même de la transparence!Vos allégations bidons genre "tel est le fils du gendre de l'ami du parrain ou de la tante de l'autre...."NE TIENNENT PAS!Ce que le pays recherche aujourd'hui c'EST DES HOMMES & FEMMES COMPETANTS POUR FAIRE FACE AUX DEFIS DU JOUR quelqu'en soit leurs liens avec GMT, AOK, CNRDRE Souley,Djènèba ou Chaka.... :wink:
Kassin 15 ans
Le code de bonne conduite ministérielle Au moment où le gouvernement Cheick Modibo Diarra prend fonction sous la présidence intérimaire de Dioncounda, il est important qu'on se souvienne des pratiques des gouvernances du passée qui nous ont conduit au mur. C'est pour cela, mes chers amis que propose ici, un code de bonne Conduite ministérielle pour susciter le débat et éveiller les consciences pour qu'enfin le Mali ait une gouvernance qu'il mérite pour poursuivre sa marche vers le progrès. ***** Nous ministres du gouvernement de la république du Mali, dans le but de combattre la grande corruption, promouvoir l'excellence et le mérite, et améliorer sensiblement la gouvernance et la gestion publique, avons solennellement et solidairement pris l'engagement  de respecter les dispositions du présent code qui définit les principes fondamentaux du comportement ministériel en république du Mali. 1. A la nomination: -Déclaration d'activité des cinq dernières années du Ministre nommé et de son conjoint. -Déclaration du patrimoine du ministre nommé, de son conjoint et de ses ascendants et descendants du premier degré. -Si le ministre nommé est issu du secteur privé, d'une institution internationale, d'une organisation non gouvernementale ou d'une profession libérale, déclaration des liens professionnels ou financiers entretenus par lui et son conjoint, leurs employeurs ou ex employeurs, ou toute autre personne physique et morale appartenant aux réseaux  que le ministre nommé et son conjoint font partie, et l'état malien soit par l'exécution d'un marché public soit par toute autre activité ayant conduit à des dépenses publiques supérieures à   50 millions francs CFA. Le ministre nommé doit indiquer dans cette déclaration les honoraires ou tout autre paiement de services ou de biens dont lui et son conjoint ou les réseaux dont ils appartiennent ont bénéficié de l'état malien. 2. Dans l'exercice de la fonction ministérielle  -S'abstenir pendant qu'il est ministre de tout lien professionnel le mettant dans une situation de dépendance ou de conflit d'intérêt susceptible de nuire aux intérêts de l'état malien. - S'abstenir de toute passation de marchés publics de gré à gré avec toute personne physique ou morale avec qui le ministre ou son conjoint, ont ou ont eu dans les cinq dernières années, des liens familiaux, professionnels et financiers. - Si les personnes ayant eu dans les cinq dernières années, des liens familiaux, professionnels et financiers avec le ministre ou son conjoint, répondent à un appel d'offre national ou international émis par le gouvernement malien, le ministre s'abstient lors du conseil de ministre de se prononcer sur l'adjudication dudit appel d'offre. Il s'abstient également de tout agissement pouvant influencer ses collègues ministres dans l'attribution desdits marchés. -Les ministres s'engagent, en toute circonstance, à promouvoir les actions d'audits et de contrôles financiers dans son département et à faciliter la transmission des rapports d'audit faisant état de manquements graves aux règles des finances publiques, de détournement d'argent ou de matériel public, de trafic d'influence, d'abus de biens publics, d'abus de position dirigeante, à la justice malienne. -Le ministre s'engage à encourager le mérite et l'excellence des fonctionnaires d'état  ou de tout autre citoyen malien, dans l'exercice de leur fonction publique, œuvrant dans son département. -Le ministre s'engage à déclarer annuellement son patrimoine, celui de son conjoint et ceux de ses ascendants et descendants du premier degré, de telle sorte qu'il soit possible de suivre leur évolution à la hausse comme à la baisse pendant les années où il exerce dans le gouvernement. -Le ministre s'engage à déclarer tout marché public en nature et en montant accordé à une personne physique ou morale avec laquelle lui ou son conjoint entretient un lien familial, professionnel ou financier personnel pendant qu'il exerce au gouvernement. 3. A la sortie du gouvernement -Le ministre apporte personnellement toutes les déclarations ci-dessus mentionnées et tout autre document pouvant servir à leur compréhension à la Cour Suprême de la république du Mali avec copie à l'Organe public qui sera créé et chargé de surveiller le respect du présent code. -Le non respect des dispositions du présent code ayant conduit à des détournements d'argent public ou tout autre préjudice subit par l'état malien supérieur à 500 millions de FCFA sera passible d'une peine d'emprisonnement de cinq ans et d'une amende minimum de 500 millions de francs CFA assortie de la restitution de tout bien public éventuellement détourné. ***** Mes chers amis, le respect du code doit être surveillé par un Organe public indépendant  présidé  par l'opposition parlementaire et composé de magistrats de la Cour suprême, des membres de la commission des lois de l'Assemblée Nationale, de la Société civile, du milieu des Affair
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