Démissions en cascade à la Femafoot : Le football malien en pâtira à coup sûr ! N'y a-t-il pas un risque d'effet domino pour les autres fédérations ?

Mardi 13 janvier 2025, dix (10) membres du comité exécutif de la Fédération malienne de football ont simultanément rendu leur tablier, s'il vous plaît. Et cela pour un motif lapidaire commun : "pour convenances personnelles".

17 Jan 2026 - 02:34
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Démissions en cascade à la Femafoot : Le football malien en pâtira à coup sûr !  N'y a-t-il pas un risque d'effet domino pour les autres fédérations ?

Du coup, le Comex, composé de dix-neuf (19) membres, ne peut plus délibérer valablement. Autrement dit, plus de bureau fédéral légitime. Ce scénario, inattendu, plonge dans l'impasse le football malien à la recherche de ses repères d'antan depuis quelques années. Il freine la dynamique ascendante enclenchée ces six dernières années dans le cadre du développement de la discipline en termes de financement, d'équipements, d'infrastructures, de conditions de travail, de motivation. Aussi, ne va-t-il pas créer un précédent fâcheux et une sorte de contamination au niveau des autres fédérations ? Enfin, le football malien a-t-il besoin d'une telle crise aujourd'hui quand on sait que le comité exécutif est élu pour un mandat de 4 ans.

Ils ont pour noms :  Général Bréhima Diabaté (Commission centrale en charge des ligues), Colonel Séga Sissoko (Commission centrale d'organisation), commissaire de police Amadou Oubanga Cissé (Commission centrale sécurité), Sékou Massiré Sylla (Commission centrale des jeunes), Ichaka Diakité (Commission centrale sponsoring, marketing et télévision), Dramane Danté (Commission centrale des arbitres), Mme Djilla Aïssata Diallo (Commission technique et développement), Abdoulaye Konaté (Commission centrale des médias), Lassana Kouma (Commission centrale Futsal et Beach Soccer) et Mohamed Séga Sissoko (Commission centrale des finances). Ils ont démissionné du bureau de la Fémafoot le même jour et dans les mêmes formes comme dans un formulaire à remplir. Grosso-modo, on peut lire : "J'ai l'honneur, par la présente, de déposer ma démission de membre du Comité exécutif de la Fédération malienne de football pour convenances personnelles".

Quelles sont les implications d'un tel acte ?

Ipso facto, le Comex ne peut plus siéger valablement sur la base des textes de la Fédération, la majorité absolue des membres ayant démissionné, soit 10 membres sur 19. Dans ce cas de figure, il est prévu que le secrétaire général de la Fémafoot convoque une assemblée générale extraordinaire. Mais, pour quel ordre du jour ? Ceci n'étant pas précisé, le secrétaire général se tourne vers la Fifa. Le patron de l'administration fédérale saisit, en effet, la Fédération internationale de football avec un compte-rendu détaillé de la situation qui prévaut.

L'instance dirigeante du football mondial statue alors sur l'avenir du football malien. Elle pourrait instruire l'application stricte de ce que les textes de la Fémafoot prévoient en pareille circonstance ou tout simplement la mise en place d'un Comité de normalisation (CoNor).

Pourquoi transporter nos problèmes internes horsde nos frontières ?

Le football malien a-t-il besoin d'une telle crise aujourd'hui ? Une crise, à tous points de vue, savamment préméditée au vu de la cascade de démissions, du caractère quasi ridicule du motif (commun à tous ceux qui abandonnent le bateau) et de la qualité des démissionnaires (fonctionnaires, militaires, transitaire etc.).

Si c'est la prestation de l'équipe nationale qui a déclenché un tel complot contre la Fémafoot, pourquoi les mêmes causes ne produiraient-elles pas les mêmes effets, car, aussi bien à la Can-2023 en Côte d'Ivoire qu'à celle du Maroc en cours, les Aigles du Mali sont sortis en quarts de finale. Point de bruits assourdissants à l'endroit de la Fédération il y a deux ans. Alors, pourquoi deux poids, deux mesures ?

Quelle est la responsabilité de la Fédération par rapport à l'échec des Aigles du Mali à la Can ? Si c'est un échec sportif, c'est également un échec politique. Alors, les responsabilités doivent être situées plus haut. Au Burkina voisin, le ministre en charge des Sports a été limogé de ses fonctions et remplacé après l'élimination des Etalons. Et la mission du sélectionneur Bréma Traoré a été aussi remerciée. 

De la même manière que l'instabilité politique est dommageable pour un pays (le Mali en sait assez, les Maliens aussi), l'instabilité sportive est nuisible pour une nation. Le Mali pourrait faire des années avant de se relever d'un éventuel bouleversement total au sein de son football.

Au-delà des résultats sportifs qui pourraient dégringoler à cause de cette crise, celle-ci peut tout aussi ternir les acquis et mettre un coup d'arrêt aux nombreux projets et chantiers du président Mamoutou Touré dit Bavieux depuis qu'il est à la tête du Comex de la Fémafoot.

Les clubs, toutes divisions confondues, les ligues, les joueurs, les supporters, les hommes de médias, le pays, tous bénéficient aujourd'hui des retombées du bilan de l'équipe de Bavieux Touré. Mais, hélas ! La convoitise et la méchanceté humaines sont en passe de réduire au néant toute cette embellie.

Que dire de l'effet boomerang sur les autres fédérations si quelqu'un peut se lever un jour et faire démissionner la majorité des membres d'une instance ?

C'est dire que les conséquences de la vague de démissions orchestrée à la Femafoot sont très graves pour l'avenir du football malien. 

El Hadj A.B. HAIDARA

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Commentaires (5)

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Kinguiranke
Kinguiranke 10 mois
Haidaradjeli, nous savions que tout ce long discours était autour de ton prisonnier Bavieux que tu veux liberer parce qu'il a donne des FCFA, le journalisme végétatif sans éthique et zero deontologie!
Matt
Matt 10 mois
Le vieux macaque débile a la gueule puante a encore ouvert sa grossssse gueule puante pour polluer Maliweb..
MORT DU JOURNALISTE SOUMARÉ a RABAT
MORT DU JOURNALISTE SOUMARÉ a RABAT 10 mois
MORT DU JOURNALISTE SOUMARÉ a RABAT TENSIONS ET INTERROGATIONS AUTOUR DE LA MORT SOUDAINE DU JOURNALISTE MALIEN MOHAMED SOUMARÉ À RABAT PENDANT LA CAN 2025 La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, qui se déroule actuellement au Maroc, est endeuillée par la disparition brutale du journaliste et consultant sportif malien Mohamed Soumaré. Retrouvé sans vie mercredi 14 janvier dans sa chambre d’hôtel à Rabat, où il couvrait les phases finales de la compétition pour la télévision malienne (ORTM) et d’autres médias, son décès a provoqué une onde de choc dans les milieux médiatiques et sportifs africains. Selon les informations rapportées par plusieurs sources concordantes (médias maliens comme Mali Actu, Africa Top Sports, Le Parisien, La Dépêche, Ouest-France, APS et d’autres), Mohamed Soumaré a été découvert par le personnel de l’hôtel dans la matinée du 14 janvier. Âgé d’environ 50 ans, il était une figure respectée du journalisme sportif malien : responsable médias du club Stade Malien de Bamako, et en charge du marketing, de la télévision et des relations médias à la Ligue professionnelle malienne. Reconnu pour la pertinence de ses analyses, son engagement pour le football continental et sa rigueur professionnelle, il était très apprécié par ses pairs. Des circonstances encore floues Plus de 48 heures après la découverte du corps, les causes exactes de la mort restent inconnues officiellement. Aucune autopsie ou communiqué définitif n’a été publié par les autorités marocaines ou la CAF (Confédération africaine de football), ce qui alimente interrogations, rumeurs et spéculations sur les réseaux sociaux. • Certains témoignages de confrères maliens présents sur place et de sa famille affirment qu’il souffrait de problèmes de santé depuis plusieurs jours, notamment cardiaques. Il aurait même été examiné par un médecin malien (Dr Bagna Baby, en charge de la médecine du sport au Mali) peu avant. Des posts sur X (ex-Twitter) de journalistes maliens et d’accompagnateurs confirment une crise cardiaque naturelle dans sa chambre, sans élément suspect. • D’autres voix, plus marginales et souvent complotistes, évoquent un possible “assassinat” ou des circonstances troubles (disparition d’ordinateur portable mentionnée dans certains posts non vérifiés), parfois pour critiquer l’organisation marocaine ou la CAF. Ces allégations sont vigoureusement démenties par des témoins directs, qui accusent ces rumeurs de salir la mémoire du défunt et d’instrumentaliser le drame. Le sélectionneur marocain Walid Regragui a rendu un hommage émouvant à Soumaré en conférence de presse après la qualification du Maroc en finale, soulignant son professionnalisme et appelant au respect. Une vague d’émotion continentale La nouvelle a suscité un flot de condoléances sur les réseaux sociaux et dans la presse africaine. L’ORTM (télévision nationale malienne) a publié un message de deuil accompagné de sa dernière interview. Des collègues le décrivent comme un “baobab de la presse sportive”, un homme strict, généreux et toujours prêt à partager son expertise. La CAF et les autorités marocaines gèrent la situation avec discrétion, en coordination avec la délégation malienne et le consulat du Mali à Rabat. Des procédures standard (enquête, autopsie probable) sont en cours pour déterminer les causes précises. En attendant les résultats officiels, la communauté journalistique africaine pleure la perte d’une voix influente et appelle à la sérénité pour honorer sa mémoire. Mohamed Soumaré laisse un vide immense dans le paysage médiatique du football continental. Que son âme repose en paix.
Lastus
Lastus 10 mois
J’ai connu l’homme. Que son âme repose en paix.
Africaine
Africaine 10 mois
On le cache au Malien pour faire plaisir a mono6. La souveraineté retrouvée
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