Les ambiguités d’Alger

09 Sept 2014 - 00:03
Mis à jour: 12 ans
23
[caption id="attachment_496242" align="alignleft" width="350"]Chronique du vendredi : Le président et le temps du sursaut Adam Thiam chroniqueur et éditorialiste du Républicain[/caption] En décortiquant les positions de la société civile du Nord aux pourparlers qui se déroulent en Algérie, l’excellente correspondance particulière publiée hier dans l’Essor sous le titre « Alger2 : l’audition fait souffler le chaud et le froid » relance un débat que l’on devrait pourtant considérer comme clos. Il s’agit de la question de l’indépendance ou de la large autonomie des trois régions Nord du Mali. La question pouvait être considérée comme close pour deux raisons. Une très explicite : l’accord préliminaire de Ouaga n’est dénoncé par aucune partie. Or, il engage clairement les groupes armés à reconnaître l’intégrité et la souveraineté de l’Etat malien. L’autre raison est implicite : le pays de Boutef ne dédaigne certes pas les paradoxes  - dont le gîte et le couvert à Droukdel et Iyad Ag Ali. Mais on la voyait mal se faire harakiri, en écoutant une doléance dont la satisfaction préfigurerait simplement un Empire qui ne laisserait intacts ni le Sud de l’Algérie ni le Nord du Niger.  Or la stratégie nous paraît à l’œuvre à Alger, savamment orchestrée à travers une société civile de l’Azawad et des représentants de réfugiés devenus l’aile politique de la rébellion. Sans ambages, Alger nous renvoie aux revendications que nous avions déjà entendues en 1992 et qui sont revenues avec plus d’insistance depuis que l’Etat est parti du Nord. La décentralisation, à en juger par les auditions en cours ne suffira pas. C’est l’autonomie, une large autonomie qui est réclamée, sans que  la forme institutionnelle de celle-ci soit précisée. Si ce n’est pas de la surenchère, il faudra se garder de chanter victoire trop tôt. Si c’est de la surenchère, on peut se demander pourquoi  la communauté internationale cosignataire de l’accord intérimaire laisse remettre en cause à Alger ce qui était acquis à Ouaga. Adam Thiam 

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (23)

User
bruno
bruno 12 ans
il faut simplement payer des mercenaires pour corriger ces imbécils
DJAMBAR
DJAMBAR 12 ans
INTERET . voila le tout pour tous. COGITER POUR COMPRENDRE.
Mamoutou kouyate
Mamoutou kouyate 12 ans
Je suis embarasse par la façon louche d'IBK de traiter le problème du nord . Se sent il déborde ? en tout cas il est temp de dire la réalite au peuple
Sene . A
Sene . A 12 ans
Monsieur Tiam nous nous sommes retirés de kidal depuis quand? Et avec quelle manière ? Même si c'est moi en position de force je demanderai plus! Et en plus la nô mans land à horreur du vide. Ce pays a été vendu il y'a de cela 20 ans . Ce qui se passait au Mali , si ça se passait en France ou aux états unis il va y avoir un coup d'état ,donc une fois encore en tant que éditorialiste , parlez en le fait d'emprisonner des militaires.
Sene. A
Sene. A 12 ans
Monsieur Tiam sachez que la communauté internationale joue un rôle nébuleux , ils allument le feu et viennent jouer au pompier, elle n'a jamais été sérieuse cete communauté internationale. Prenons à bras le corps le courage tous les maliens sans exception aucune , d'ailleurs on doit libérer les militaires emprisonnés , ensemble marchons sur le nord pour la libération définitive .
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (118)
  • Nfp (88)
  • Kankan (49)
  • Sylla (39)
  • Coulibaly Yacouba (15)