Le MNLA, seul contre « tousse » !

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Le MNLA, seul contre « tousse  » !« Quelle autre trouvaille sortira-t-on du chapeau pour que le très vorace bébé MNLA encore chouchouté par certaines officines étrangères continue de téter aux frais de la princesse ? » C’était la question posée dans ma dernière publication sur l’accord d’Alger soumis par la communauté internationale à la signature des parties maliennes.

LE MNLA A-T-IL VRAIMENT PENSE QU’ON FAIBLIRAIT

AU POINT D’ACCEPTER CET AUTRE CAPRICE ?

 

Tel un enfant gâté dans sa volonté d’éprouver des parents qui le cajolent un peu trop et le comblent de cadeaux, le MNLA a choisi de freiner des quatre fers,mettant à rude épreuve les nerfs des médiateurs internationaux, et suscitant cette fois la réprobation générale. Certainement la lubie de trop ! Le gouvernement doit profiter de l’occasionpour s’accorder avec la société civile et les partis politiques sur les détails pratiques de la mise en œuvre de certaines dispositions pertinentes de l’accord avant d’entrer en discussion avec les autres signataires. La fermeté est désormais indispensable pour marquer que la récréation est bel et bien terminée. Alors que les autorités maliennes et la plate-forme, malgré les nombreuses réserves de la société civile ont paraféle document, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) pilotée par le MNLA a estiméqu’après quelques démonstrations publiques bien téléguidées dans la seule ville de Kidal, une opération commando à Bamako précédée de la découverte d’un véritable arsenal de guerre à quelques encablures d’une zone sensible,le Mali et la communauté internationale se ramolliraientau point d’accepter son refus de parafer l’accord. Sa demande d’ouverture d’une nouvelle négociation relève du dilatoire et n’a d’autre but que deparalyser l’action gouvernementale, rester en selle pour continuer à bénéficier des largesses et de l’attention de la communauté internationale, constamment à ses petits soins. Quelle trouvaille loufoque après tant d’allers et de retours que d’exiger encore la reconnaissance de l’Azawad en tant qu’entité politique !La proposition est à la fois indécente et scandaleuse parce qu’elle opère un véritable retour à la case départ qui méprise et oublie superbement tous ses engagements passés, sans compter qu’elle esttotalement incompatible avec la reconnaissance de la souveraineté de l’Etat du Mali sur l’ensemble de son territoire. Manifestement, le MNLA veut se payer la tête de tout le monde. Tout le monde doit lui répondre clairement. De quelle autre preuve de mauvaise foi a-t-on besoin ?

LE SOLEIL S’EST ENFIN LEVE

SUR UN PROJET LOUFOQUE

 

La postureactuelle des groupes rebelles a cependant l’avantage de la clarté :l’autonomie et rien d’autre. Les positions du Mali et de la communauté internationale sont, elles aussi bien connues en faveur d’un pays un et indivisible. Heureusement, depuis les pourparlers d’Alger, le soleil de la vérité s’est levé pour éclairer les hommes de bonne foi sur la vacuité du « projet azawadien ». Le plus important aujourd’hui, c’est de savoir ce que doit faire le gouvernement car le deal proposé par le MNLA n’est rien d’autre qu’un « attrape- couillons ». Les couillons, il lui faut aller les chercher ailleurs et loin du Mali. On ne règle pas ce type de conflits avec des états d’âme. Depuis un quart de siècle, la rébellion ne raisonne qu’en termes de rapports de force pour arriver à ses fins ; elle ne pliera que sous la contrainte. C’est pourquoi, dans un premier tempsle gouvernementdoit tout faire pour exercereffectivement sa souverainetépleine et entière sur l’ensemble des régions du nord,reconnues comme parties intégrantes du territoire malien. La ville de Kidal à elle seule compte moins de 50.000 habitants pendant que toute la régionen compte moins de 75.000, et ils ne sont pas tous acquis à la cause du MNLA. C’est cette réalité simplequ’il faut opposer cyniquement aux uns et aux autres pour refuser le diktat d’une minorité au plan régional. Ensuite, il faudraavec l’aide de la communauté internationalepréserver le septentrion des djihadistes et des narcotrafiquants qui l’écument en toute impunité sous le drapeau du MNLA, avec comme seul programmecelui d’yfaire prospérer l’économie criminelle qui fragilise les populations locales et menace dangereusement la paix nationale et régionale. Depuis longtemps, si le MNLA était sûr de son fait, il aurait proposé en toute bonne foila tenue d’un référendum local pour trancher définitivement la question de l’Azawad. Il ne l’a pas fait parce qu’il se sait minoritaire, voire ultra minoritaire dans le nord. Sa légion étrangère est composée principalement de djihadistes illuminés et de trafiquants sans foi ni loiqui ne peuvent voter au Mali. Avec l’aide de ses complices occidentaux, il a ainsi uséet abusé de communications mensongères et de raccourcis sur les droits de l’Homme pour tromper la vigilance de la communauté internationale jusqu’à une date récente. En outre, au plan strictement militaire, tout le monde a fini par comprendre que la véritable force qui a ébranlé l’armée nationale en 2012 était constituée d’éléments d’AQMI et du MUJAO dont on reconnaît aujourd’hui la puissance et la nuisance en Afrique. D’ailleurs, à la suite de malentendus entre apprentis sorciers et maîtres sorciers, la même force avait chassésans ménagement le MNLA de tout le nord, contraignant ses principaux chefs à l’exil et à l’errance dans la sous région et en Europe. Cela a duré jusqu’à l’arrivée de la force SERVAL qui a permis au MNLA de se réinstaller à Kidal au grand désarroi des autorités maliennes et dans des conditions que seule la France peut expliquer.En réponse à sa rebuffade, la communauté internationale doit fournir sans délai au MNLA un certificat constatant en bonne et due forme l’arrivée de sonbébé mort-né.La république qui sait être magnanime saurafournir dans la foulée les moyens d’accomplir correctement son deuil !

 

CELUI QUI VEUT LA PAIX PREPARELA GUERRE

(SI VIS PACEM, PARA BELLUM)

 

En tout état de cause, l’ensemble des parties impliquées ont signé l’accord d’une empreinte indélébile. La communauté internationale a reconnu et signé la souveraineté pleine et entière du Mali sur l’ensemble de son territoire. Le gouvernement a signé sa volonté d’aller à la paix dans l’unité. Les mouvements de la plate-forme ont signé la loyauté et l’attachement des régions du nord à la république. Enfin, le MNLA a apposé le sceau de son caprice à la face du monde en snobant un document jugé consensuel par la médiation internationale. La question que les Maliens se posent légitimement aujourd’hui a trait à l’état réel de nos forces de défense et de sécurité. A-t-on mis à profit le tempspour requinquer matériellement et moralement nos troupes ? Celui qui veut la paixdoit préparer la guerre car, il faut montrer sa force pour ne pas avoir besoin de s’en servir. L’enchaînement des évènementsest en train de placerle chef suprême des armées dans la position d’unfutur chef de guerre. Dans l’urgence,même six mois devraient suffire pour sonner la mobilisation générale et préparer des hommes déterminés à défendre le pays et sa population.Ceux qui ont voté massivement à plus de 77% en 2013 étaient d’abord des hommes et des femmes convaincus que le président actuelétait le mieux indiqué pour trouver une solution appropriéeà la crise du nord. Leur attente et leur espérance ne seront comblées qu’avec la négociation et l’applicationbienveillante de l’accord d’Alger. A défaut, l’attitude cavalière du MNLA lui offre l’occasion d’exercer en toute légalité et avec tous les soutiens nécessaires, le droit régalien de l’Etat du Mali à la protection de son territoire. En effet, lorsqu’un fils décide de déshonorer la maison du père et persiste, tous les autres ont l’obligation defaire front pour l’en empêcher. C’est cela le sens de l’honneur et la dignité.

 

Mahamadou Camara

Email :

camara_m2006@yahoo.fr

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5 COMMENTAIRES

  1. SEULE COMME UNE CHIENNE ABANDONNèE 😉 SUR TOUS LES ARTICLES 😉 PAUVRE DE VOUS Mme –CHE TRISTESSE TA VIE 😉

  2. Les maliens doivent se surpasser en dépit de l’impunité que IBK nous a montré a l’égard de ceux qui ont fait la surfacturation. Si nous refusons de nous battre, on va tout perdre.

    Allez les maliens, en avant pour renforcer l’armée. IBK sait déjà qu’il ne sera plus président de ce pays s’il plait à Dieu. Car il a trompé tout le monde en selle ceux là qui ont volé.

    Que le tout puissant sauve notre pays.

  3. L’état malien a cessé d’exister il y’a longtemps l’impunité est la cause principale

  4. C’est dommage de voir qu’une minorité mette au pilorie sa majorité sans équivoque

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