Mali: Plusieurs ministres défendent le bilan de cinq ans de réalisation du Général Assimi GOITA

Deux grandes salles du Centre international de conférences de Bamako ont été prises d’assaut, hier mardi, par plusieurs ministres du gouvernement de la Transition.

24 Juin 2026 - 14:16
24 Juin 2026 - 16:15
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Mali: Plusieurs ministres défendent le bilan de cinq ans de réalisation du Général Assimi GOITA

Objectif : défendre le bilan du Chef de l’État de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, à la tête du pays depuis mai 2021.

Les quatre ministres en charge de l’Environnement, de l’Assainissement, de l’Urbanisme et de l’Habitat, ainsi que de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, qui occupaient l’une des deux salles, soutiennent à l’unanimité que, depuis sa prise de pouvoir en mai 2021, le Président de la Transition a fait de la souveraineté nationale l’axe central de son action politique. C’est ainsi que ces différents domaines susmentionnés constituent aujourd’hui des secteurs dans lesquels les autorités de la Transition revendiquent des avancées significatives malgré un contexte marqué par l’insécurité, les effets du changement climatique et les tensions économiques internationales.

En ce qui concerne les secteurs de l’environnement et de l’assainissement, la ministre Mariam Tangara Doumbia affirme que le gouvernement a fait de la protection de l’environnement un axe prioritaire de son action. Les campagnes annuelles de reboisement ont permis la mise en terre de millions de plants à travers le pays. S’y ajoute le projet de restauration des terres dégradées qui, selon elle, a permis de réaliser 370 plans d’affaires. Ces initiatives visent à restaurer les écosystèmes dégradés et à renforcer la lutte contre la désertification. D’après elle, le ministère a recruté 447 agents forestiers et réalisé 275 plans d’aménagement. À l’en croire, plusieurs programmes de gestion durable des ressources naturelles ont été mis en œuvre avec l’appui de partenaires techniques et financiers. Mme Mariam Tangara Doumbia a cité la poursuite de l’initiative de la Grande Muraille verte qui a permis de restaurer 87 000 hectares sur une distance de 2 000 km, touchant 4 millions de personnes.

Par ailleurs, elle a indiqué que l’assainissement demeure l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les villes maliennes, notamment Bamako, dont la croissance démographique exerce une forte pression sur les infrastructures urbaines. Durant la Transition, plusieurs opérations de salubrité publique ont été organisées dans le District de Bamako et dans les capitales régionales. Les campagnes de curage des caniveaux, de nettoyage des espaces publics et d’évacuation des déchets solides se sont multipliées. Le gouvernement a engagé des travaux de réhabilitation de collecteurs, de drains et de caniveaux afin de limiter les risques d’inondation pendant les saisons hivernales. Ces actions ont été particulièrement intensifiées après les importantes inondations enregistrées dans plusieurs localités du pays. Ce faisant, la gestion et la collecte des déchets ont constitué un axe majeur, avec 300 000 tonnes de déchets évacuées hors de Bamako.

Le département de l’Urbanisme et de l’Habitat a travaillé à réduire le déficit en logements. Pour répondre à cette demande croissante, le gouvernement a poursuivi les programmes de logements sociaux en livrant 9 000 logements en cinq ans. Les autorités ont également entrepris des opérations d’aménagement urbain à travers l’ouverture de nouvelles voies, la modernisation de quartiers périphériques et la réalisation d’infrastructures publiques. Dans le District de Bamako, plusieurs projets routiers structurants ont été engagés afin de fluidifier la circulation et d’accompagner l’expansion urbaine. « La réhabilitation de certaines voiries et la construction d’équipements collectifs participent également à l’amélioration du cadre de vie des populations », a déclaré le ministre de l’Urbanisme. S’y ajoute l’adoption de la loi domaniale et foncière consacrant le titre foncier comme le seul document de cession d’une parcelle au Mali.

L’agriculture et l’élevage piliers de l’économie

S’agissant de l’agriculture, le ministre Dr Ibrahima Samaké a indiqué qu’elle constitue le moteur de l’économie nationale et occupe plus de 70 % de la population active malienne. Conscientes de ce rôle central, les autorités de la Transition ont multiplié les initiatives destinées à accroître la production agricole nationale et à réduire la dépendance alimentaire du pays. Ce faisant, l’État a maintenu et renforcé, pendant ces cinq dernières années, la politique de subvention des intrants agricoles, permettant à des centaines de milliers de producteurs d’accéder aux engrais, aux semences améliorées et aux produits phytosanitaires à des coûts réduits. Cette mesure a contribué à soutenir les rendements agricoles malgré la hausse des prix sur les marchés internationaux.

Le gouvernement a également poursuivi les programmes de mécanisation agricole à travers la mise à disposition de tracteurs, motoculteurs, batteuses, moissonneuses et autres équipements destinés aux exploitants agricoles. Cette modernisation progressive vise à améliorer la productivité et à réduire la pénibilité des travaux champêtres. Les aménagements hydro-agricoles ont constitué un autre chantier majeur. « Plus de 33 000 hectares ont été aménagés ou réhabilités dans les zones de l’Office du Niger, de Baguinéda et dans d’autres bassins de production », a déclaré Dr Ibrahima Samaké, ajoutant que ces investissements permettent de sécuriser les productions face aux aléas climatiques et de renforcer la résilience des exploitations agricoles. La culture du riz, du maïs, du mil, du sorgho et du coton a bénéficié de programmes spécifiques d’accompagnement. Le coton, principale culture d’exportation du Mali, a connu une relance progressive grâce à l’amélioration du prix d’achat aux producteurs et au soutien apporté à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT).

Parlant de l’élevage, deuxième pilier de l’économie nationale après l’agriculture, le ministre Youba Bah a indiqué qu’il constitue une source essentielle de revenus pour des millions de Maliens. Face aux difficultés rencontrées par les éleveurs, notamment l’insécurité dans certaines zones pastorales, la raréfaction des pâturages et les effets de la sécheresse, a-t-il déclaré, le gouvernement a intensifié les campagnes de vaccination du cheptel contre les principales maladies animales. « Des milliers de tonnes d’aliments bétail ont été distribuées aux éleveurs lors des périodes de soudure pastorale afin d’atténuer les effets des déficits fourragers. Plusieurs points d’eau pastoraux ont également été réhabilités ou créés pour améliorer l’abreuvement des animaux », a informé le ministre. À cela s’ajoutent la création de marchés à bétail et la promotion des chaînes de valeur liées à la viande.

Siaka DIAMOUTEN/Maliweb.net