Cinq ans de Transition : le gouvernement dresse le bilan et trace les priorités du Mali Kura
Après plusieurs semaines de rencontres à travers le pays, le gouvernement malien a officiellement clôturé les échanges consacrés au bilan des cinq années de la Transition. L'exercice, présenté comme un devoir de redevabilité envers les citoyens, a permis de mettre en avant les principales réalisations enregistrées depuis 2021 tout en définissant les grandes priorités qui guideront la prochaine étape de la Refondation du Mali.
Sous les hautes orientations du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, les membres du gouvernement sont allés à la rencontre des populations afin de présenter les actions menées, recueillir les préoccupations des citoyens et échanger sur les perspectives du pays.
Selon le gouvernement, cette démarche visait à faire du bilan de la Transition un exercice de transparence, de responsabilité et de dialogue direct avec les Maliens.
Une transition marquée par le choix de la souveraineté
Revenant sur le contexte de 2021, le gouvernement rappelle que le Mali faisait face à une crise multidimensionnelle marquée par l'insécurité, l'affaiblissement des institutions, les difficultés économiques et les pressions extérieures.
Face à cette situation, les autorités de la Transition affirment avoir fait le choix de la souveraineté nationale, de la refondation de l'État et de la restauration de la confiance entre les institutions et les citoyens.
Les deux Plans d'Action du Gouvernement (PAG 2021-2022 et PAG 2025-2026) ont ainsi constitué le cadre d'exécution de cette vision.
Des réformes institutionnelles présentées comme structurantes
Le gouvernement met notamment en avant plusieurs réformes majeures intervenues durant cette période, parmi lesquelles :
- la promulgation de la Constitution de juillet 2023 instituant la IVe République ;
- la mise en œuvre progressive des recommandations des Assises nationales de la Refondation ;
- le renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption ;
- la poursuite des réformes administratives et institutionnelles.
Ces changements sont présentés comme les fondements d'un État plus fort, plus souverain et davantage au service des citoyens.
Une montée en puissance des Forces armées
Sur le plan sécuritaire, le gouvernement estime que les Forces armées maliennes (FAMa) ont connu une montée en puissance sans précédent grâce à :
- l'acquisition de nouveaux équipements ;
- le renforcement des capacités opérationnelles ;
- l'amélioration de la formation des militaires ;
- une plus grande autonomie dans la conduite des opérations.
Selon les autorités, cette évolution permet aujourd'hui aux FAMa de mieux assurer la protection du territoire national ainsi que la sécurité de l'espace confédéral de l'Alliance des États du Sahel (AES).
Diplomatie : le pari de la souveraineté
Le gouvernement souligne également le repositionnement diplomatique du Mali, fondé sur le respect de la souveraineté nationale, l'égalité entre les États et le développement de partenariats jugés équilibrés.
La création de la Confédération des États du Sahel (AES) est présentée comme l'une des principales réalisations de cette nouvelle orientation diplomatique.
Mines : plus de 760 milliards FCFA recouvrés
Sur le plan économique, les autorités mettent particulièrement l'accent sur les réformes du secteur minier.
Grâce à la relecture du Code minier, à l'adoption de la loi sur le contenu local et à la renégociation des conventions minières, le gouvernement indique avoir récupéré plus de 760 milliards de FCFA auprès des sociétés minières au titre des redevances ajustées et des impôts.
Le Fonds minier de développement local a également permis, selon les autorités, la redistribution de 18,4 milliards de FCFA aux collectivités territoriales pour financer des infrastructures de proximité dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'eau potable et des routes.
Des investissements dans les secteurs sociaux
Le gouvernement affirme avoir enregistré des avancées dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment :
- la sécurité alimentaire ;
- l'éducation ;
- la santé ;
- les infrastructures routières ;
- l'énergie ;
- le numérique ;
- l'emploi des jeunes ;
- l'entrepreneuriat ;
- l'autonomisation des femmes.
La digitalisation de l'administration est également citée parmi les réformes destinées à rapprocher les services publics des citoyens.
Les préoccupations des populations entendues
Les différentes rencontres avec les forces vives de la Nation ont permis de recueillir les principales attentes des Maliens.
Parmi les préoccupations exprimées figurent :
- un renforcement de la sécurité ;
- une amélioration du pouvoir d'achat ;
- un meilleur accès à l'électricité et à l'eau potable ;
- davantage d'emplois pour les jeunes ;
- une administration plus performante ;
- un meilleur accompagnement de l'entrepreneuriat.
Le gouvernement reconnaît que ces défis demeurent importants et assure qu'ils guideront désormais son action.
Cap sur le développement économique
Après une première phase consacrée à la restauration de l'État et à la reconquête de la souveraineté, les autorités annoncent vouloir accélérer désormais le développement économique et social.
Les priorités affichées portent notamment sur :
- l'industrialisation et la transformation locale des matières premières ;
- la poursuite des investissements énergétiques, notamment dans le solaire ;
- le développement des infrastructures ;
- la création d'emplois ;
- le renforcement du capital humain ;
- la modernisation de l'administration.
Le gouvernement indique que cette nouvelle dynamique s'appuiera sur la Vision Mali Kura 2063 et sur la Stratégie nationale pour l'Émergence et le Développement durable (SNEDD 2024-2033).
Un appel à l'unité nationale
En clôturant ces rencontres nationales, le gouvernement a réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes engagées sous le leadership du Président de la Transition, le Général d'Armée Assimi Goïta.
Les autorités ont rendu hommage aux Forces armées et de sécurité ainsi qu'aux victimes du terrorisme, tout en appelant l'ensemble des Maliens, de l'intérieur comme de la diaspora, à poursuivre leur mobilisation pour la construction du Mali Kura, dans l'unité, la responsabilité et la confiance.
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Pourtant, l’Algérie a joué, pendant plus de trois décennies, un rôle central de médiation entre Bamako et les groupes séparatistes. En septembre 2025, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, Abdoulaye Maïga, himself, avait accusé l’Algérie de «soutenir le terrorisme international». La diplomatie algérienne a vivement rejeté ces accusations, dénonçant en retour les méthodes de la junte de Bamako./////////////// MAIGA ENTONNE KASSAMAN////// Une chose est certaine, l’Algérie et le Mali ont officiellement mis fin à 15 mois de crise diplomatique aiguë en rétablissant leurs relations dès le mois de juillet 2026. Les deux pays ont acté ainsi le retour de leurs ambassadeurs respectifs et la réouverture réciproque de leurs espaces aériens aux vols civils et militaires. La démarche d’apaisement suivie par Bamako s’est avérée salutaire. Car la brouille a fragilisé la coopération bilatérale au moment où le Mali fait face à la menace croissante des groupes séparatistes et jihadistes, dont les attaques conjointes d’avril ont ébranlé le pouvoir. Cela dit, afin d’expliquer l’importance des relations bilatérales et illustrer la profondeur du combat partagé pour la dignité et l’indépendance, le Premier ministre a récité, en arabe, un passage de «Kassaman», l’hymne national algérien, avant de le répéter en français. «Nous nous sommes soulevés, pour la vie ou la mort, et nous avons juré que lfAlgérie vivra, soyez-en témoins, soyez-en témoins», a-t-il entonné. 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AfricainIl faut des élection libres et Honnêtes !1 moisRépondreLike (4)-
Chaca DoumbiaOuais, pas comme les pseudo-élections de la Guinée Conakry.1 moisLike (0)
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AlexCap sur le développement économique Après une première phase consacrée à la restauration de l'État et à la reconquête de la souveraineté, les autorités annoncent vouloir accélérer désormais le développement économique et social. Les priorités affichées portent notamment sur : l'industrialisation et la transformation locale des matières premières ; VOILA LA CLE CAR ONT POURRA AINSI TRANSFORMER NOS MATIERES PREMIERES ET AUSSI CEUX DES AUTRES EN CONSTRUISANT USINE DE RAFFINNAGE D OR ET DE PETROLE LA COTE D IVOIRE PRODUIT DU BRUT MAIS OBLIGE IMPORTE DU PETROLE RAFFINE PAR EXEMPLE IDEM POUR LE PETROLE DU NIGER1 moisRépondreLike (0) -
FangaTrès bien, l'intervention du premier ministre en langue nationale officielle du Mali ! / Le combat continue !1 moisRépondreLike (1) -
Un Bilan ExtraordinaireLe gouvernement dresse le bilan de la transition après plusieurs semaines de rencontres à travers le pays. Pourquoi se fatiguer à faire des rencontres incessants ? Le Bilan est extraordinaire, tous les Maliens à l'intérieur et à l'extérieur le voient. Ils vivent ce bilan tous les jours, ils le sentent la nuit dans l'obscurité, ils le sentent quand ils vont au marché, ils le voient même dans leurs robinets, ils le sentent avec leurs frères, pères, mère et mari en prison pour rien. Ils le voient avec les enlèvements, les arrestations arbitraires, la censure partout, la peur de s'exprimer, les interdictions des partis politiques, les interdictions de circulation dans les régions, les assassinats par des mercenaires des bergers accusés de terroristes, le blocus de Bamako, l'interdiction des motos, le départ des ONG, des compagnies aériennes, la fermetures des Hotels, des restaurants, des ateliers des petites entreprises. Le Bilan est Grandiose . Aucun Malien n'est épargné par ce Bilan. Le Premier ministre a fait des déplacements inutiles, tous les maliens sont convaincus du bilan de la transition. Depuis l'indépendance jusqu'à aujourd'hui, aucun malien n'avait vu, senti et vécu un tel Bilan dans sa chair.1 moisRépondreLike (4)-
MattBien dit! Un bilan "grandiose" indeed! Ahh, si le ridicule pouvait tuer, la junte et ses laquais, Kingui et al., ne seraient plus de ce monde depuis bien longtemps.1 moisLike (3)
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CleanupMonter les taxes, à la Donald Trump, c'est l'économie pour les nuls, les idiots pensent gagner mais c'est une perte énorme pour la société à terme. Le Mali produisait 65 tonnes d'or par an dans les années 2021-2022, mais ça a baissé à 49 tonnes en 2024-2025, alors que le prix de l'or est passé de 1800 $ à 4200 $. L'augmentation de 30% des taxes n'a rien fait gagné, mais par contre le manque d'investissement va fait perdre énormément au Mali dans les années à venir. Cette politique d'abrutis populistes profite aux voisins plus malins dont la production aurifère est en pleine croissance. La production de la Côte d'Ivoire a progressé de 50% depuis 2021 de 42t à 63t et dépasse aujourd'hui celle du Mali, ce qui aurait paru invraisemblable il y a quelques années (ils peuvent dire merci à l'AES).1 moisRépondreLike (1)