Processus du DDR-I : Plus de 300 ex-combattants du MSA rejoignent les Forces armées maliennes
La mise en œuvre du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration (DDR-I), annoncé en février 2025, franchit une nouvelle étape avec l'incorporation de plus de 300 anciens combattants du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) au sein des Forces armées maliennes (FAMa).
Une nouvelle étape vient d'être franchie dans le cadre du processus de paix et de réconciliation nationale au Mali. Plus de 300 combattants issus du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) ont achevé leur formation et intégré officiellement les rangs des Forces armées maliennes.
Ces éléments enrôlés sont tous originaires des régions du Nord, notamment de Tombouctou, Gao et Ménaka. Auparavant, 254 ex-combattants avaient déjà été intégrés au sein des FAMa. Cette première promotion était composée de 87 anciens membres de Dan Na Ambassagou, de 30 chasseurs traditionnels dozos et de 137 recrues issues de mouvements peuls, principalement originaires des régions de Ségou, Mopti et Bandiagara. Selon les autorités, tous ont été admis au grade de soldat de deuxième classe, conformément aux dispositions fixées par le programme.
Le programme DDR-I prévoit l'intégration de 2 000 ex-combattants dans les forces de défense au grade de soldat de deuxième classe. Il prévoit également la prise en charge de 1 000 autres ex-combattants dans le cadre d'un programme de réinsertion socioprofessionnelle. Selon le gouvernement, cette initiative participe à la mise en œuvre du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) et vise à consolider une paix durable à travers l'implication des groupes armés alliés de l'État. L'intégration des ex-combattants figure parmi les principales recommandations du Dialogue inter-Maliens (DIM), organisé par les autorités de la Transition à la suite du retrait du Mali de l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger.
Lancé officiellement le 11 février 2025, le DDR-I constitue le premier programme de désarmement et d'intégration entièrement piloté par les institutions maliennes depuis le retrait de la MINUSMA et la dénonciation de l'Accord d'Alger. Le programme repose sur une nouvelle architecture institutionnelle instaurée par les décrets du 4 juin 2024. La Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion est chargée du désarmement et de la réinsertion des ex-combattants, tandis que la Commission nationale d'intégration supervise leur admission dans les institutions publiques.
L'intégration, au sein d'une même dynamique, d'anciens membres de groupes armés du Nord, de Dan Na Ambassagou, de chasseurs traditionnels et de mouvements peuls illustre la volonté des autorités de favoriser une recomposition des forces de sécurité nationales et de renforcer la cohésion entre les différentes composantes engagées aux côtés de l'État.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net