Coupe du Monde 2026 : le Ghana crie au vol face à l’Angleterre !

Hier soir, le Ghana a neutralisé l’Angleterre. Mais les Black Stars espéraient mieux, eux qui s’estiment floués par l’arbitrage.

24 Juin 2026 - 10:27
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Coupe du Monde 2026 : le Ghana crie au vol face à l’Angleterre !

Le match entre l’Angleterre et le Ghana n’a pas vraiment été une partie de plaisir. Les deux équipes se sont neutralisées et se sont quittées sur un nul assez ennuyeux (0-0). Si le spectacle n’a pas vraiment été au rendez-vous, il y a eu de l’animation puisque ça a chauffé entre les deux bancs de touches. Outre Thomas Tuchel qui a vivement engueulé son joueur Djed Spence, il y a eu des échanges d’insultes entre Jude Bellingham et ses adversaires à la mi-temps, après que le Madrilène a échappé à un carton jaune pour un tacle dangereux sur Jerome Opoku devant les bancs de touche. Bellingham a aussi eu un accrochage avec le sélectionneur ghanéen Carlos Queiroz, qui réclamait un pénalty, ainsi qu’un membre du staff. L’Anglais aurait d’ailleurs proféré des insultes obscènes à destination du coach adverse rapporte le Daily Mail.

Après la rencontre, Queiroz est revenu sur cet incident. « Il a mal réagi et a proféré des injures. Mon intention était de lui dire de se calmer après ce tacle. Il a mis le pied sur mon joueur. Mais mon premier objectif était de le calmer car je craignais que le joueur ne soit pas à 100 % de ses capacités physiques. Au cœur de ce moment d’émotion, ce genre de choses est normal. Il jure et cela a créé davantage de tension. C’est du football, rien d’extraordinaire. Un mot a mis le feu aux poudres, mais la tension est retombée. Le football, ce n’est pas un bal en smoking. Ce n’est pas un spectacle.» Le technicien de 73 ans a également profité des micros tendus pour évoquer l’arbitrage de cette rencontre qui n’a pas été à la hauteur selon lui. Il faut dire que plusieurs actions ont fait parler.

Des décisions litigieuses

Afrik-Foot les a répertoriées. «67e minute, Jordan Pickford sort de sa surface pour tenter d’anticiper une passe en profondeur, mais percute l’attaquant ghanéen Prince Adu hors de sa zone. L’arbitre accorde un coup franc en faveur de l’Angleterre, une décision contestable qui aurait pu valoir un carton rouge au portier anglais (…) 79e minute : Eberechi Eze est pris de vitesse par Abdul Fatawu, qui déborde côté droit et sert Adu dans la surface. L’attaquant contrôle mal, mais semble être fauché par Ezri Konsa avant de frapper sur Antoine Semenyo, alors en position de hors-jeu. L’arbitre ne siffle rien et le VAR ne corrige pas la décision.» Dans le camp ghanéen, on s’estime floué. Queiroz n’a pas mâché ses mots.

«Le VAR fonctionne-t-il encore ? Avons-nous toujours le VAR ? Il y a un penalty qu’ils auraient dû accorder, un penalty évident. Il y a aussi un contact très clair qui nous prive d’une occasion. C’était un carton rouge. Évident. Il n’y a aucun doute là-dessus. Ils n’ont pas perdu parce que le VAR était en vacances. Si le VAR n’était pas allé prendre un café, il aurait accordé le penalty et nous aurions gagné le match. Ils ont eu de la chance. Moi aussi, j’aime prendre un petit café, mais c’était un penalty évident. Il aurait dû y avoir un carton rouge.» Jude Bellingham aurait aussi dû écoper d’un carton rouge après avoir été surpris la main sur la bouche lors d’un échange avec Jordan Ayew. Ce qui n’est pas autorisé par la FIFA depuis l’affaire Vinicius Jr-Prestianni.

Bellingham aurait dû être sanctionné

« Tout joueur se couvrant la bouche lors d’une confrontation avec un adversaire pourra être sanctionné d’un carton rouge », stipule le règlement. Celle-ci a été appliquée pour le Paraguayen Miguel Almiron. Rien en revanche pour Bellingham. Pour certains, dont The Sun, il aurait dû être expulsé. Cette décision comme d’autres prises durant la rencontre ont suscité l’indignation. Certains estiment qu’il y a eu un arbitrage à deux vitesses. C’est le cas d’Afrik-Foot. «L’Angleterre a concédé un match nul et vierge face au Ghana mardi soir et repart avec un point arraché autant par la clémence de l’arbitrage que par ses propres qualités (…) Les Three Lions ont dominé la possession mais se sont montrés incapables de créer le danger, et ont dû s’en remettre à quelques décisions arbitrales favorables pour rentrer sans défaite.»

En Angleterre, on estime aussi que les Three Lions ont été aidés. «Comment l’arbitre a permis à l’Angleterre d’arracher le nul», lance le Telegraph qui a ajouté : «l’équipe de Thomas Tuchel a bénéficié d’un coup de chance face au Ghana lors d’un match qui aura donné matière à réflexion au sélectionneur (…) L’Angleterre a bénéficié de décisions arbitrales favorables et a connu deux moments critiques en fin de match lorsque l’arbitre hondurien Saíd Martínez a jugé que les contre-attaques ghanéennes n’avaient pas entraîné de fautes de joueurs anglais. Ces deux actions impliquaient le remplaçant Prince Kwabena Adu. Lors de la première action, Jordan Pickford a sauté sur lui et Martínez a jugé que le Ghanéen avait commis le contact en pleine course. Si les rôles avaient été inversés, Pickford aurait écopé d’un carton rouge.»

L’Angleterre avantagée ?

Le média poursuit : «puis, à la 79e minute, Martínez a décidé qu’Ezri Konsa n’avait pas commis de faute sur Adu alors que ce dernier filait au but, malgré un contact évident du défenseur anglais. Mais ce ne sont pas seulement ces décisions qui ont contrarié le sélectionneur ghanéen Carlos Queiroz. De manière générale, toutes les décisions litigieuses ont été prises en faveur de l’Angleterre, et même davantage. L’Angleterre pourrait rétorquer que cela n’a pas toujours été le cas en Coupe du Monde.» The Athletic a aussi évoqué ce sujet bouillant. «L’Angleterre a été frustrée à la fois par ses adversaires et par l’arbitre lors de son difficile match nul 0-0 contre le Ghana. Pourtant, les deux décisions importantes de la soirée ont tourné à l’avantage de l’Angleterre, Pickford et Konsa ayant commis des fautes grossières qui, un autre jour, auraient pu être sanctionnées respectivement d’un carton rouge et d’un penalty.»

La publication ajoute : «l’arbitre hondurien Said Martinez a bizarrement accordé un coup franc à l’Angleterre (sur l’action avec Pickford), une décision qui n’avait aucun sens. Il aurait pu considérer l’incident comme une simple collision ou un accrochage et continuer à jouer, mais il aurait dû sanctionner Pickford. Si l’incident s’était produit à l’autre bout du terrain, les joueurs anglais actuels et les anciens joueurs, depuis les plateaux télé, auraient réclamé un carton rouge pour le gardien ghanéen. Konsa a eu encore plus de chance, car son intervention maladroite sur Prince dans la surface quelques minutes plus tard aurait facilement pu valoir un penalty. Martinez n’a pas sifflé de faute, mais les éléments étaient suffisants pour justifier l’intervention de la VAR.» A la fin de sa conférence de presse, Queiroz a semblé rétropédaler. « Je suis désolé pour mon sarcasme mais si je disais ce genre de choses sérieusement, on me sanctionnerait. Alors je plaisante.» Certains supporters ghanéens, eux, crient au vol sur les réseaux sociaux. De son côté, la FIFA a indiqué à The Athletic ne pas souhaiter commenter les décisions arbitrales.

Source: https://www.footmercato.net/