Pas de tournures :Ibk, i kana signé! Ne signez pas, je vous prie ! NBI DELI !

15
Pas de tournures :Ibk, i kana signé!
Ci-contre IBK et Lacine Diawara dirpub “Option”

Ce devoir d’informer et de critiquer

Mon président de la République, Ibrahim Boubacar Keita dit IBK, Chef de l’Etat, notre Mali est dans un état très critique. Ce Mali qui est maintenant trop coincé dans la boue. Cela me met dans l’obligation morale de vous parler  respectueusement, véridiquement mais sévèrement. Ce respect et cette franchise qui ont toujours sous-tendu nos rencontres de discussion tenues entre juillet 2002 et août 2013 à Bamako, à Montréal, souvent chez-vous et une fois chez-moi dans la confiance mutuelle.

Oui, aujourd’hui, je dois vous exprimer ma profonde conviction sur la très dangereuse situation du Mali face à la signature de l’Accord d’Alger 2015 prévu le 15 mai 2015. Si je ne le fais pas aujourd’hui, j’aurai honte de vous regarder demain dans les yeux. Si je ne vous critique pas, notre ami commun, feu Ousmane Sow, talentueux et audacieux journaliste, se retournera dans sa tombe. Si je ne vous interpelle pas, les très nombreux citoyens opposés à cet Accord d’Alger 2015, les lecteurs de notre journal et les membres de notre collectif BIPREM Fasoko m’en voudront. Ces derniers et moi, nous avons tenu, le 15 décembre 2012, une conférence de presse annonçant l’organisation, avant le 31 décembre, d’une grande manifestation pacifique et populaire de libération du nord, sans aucune arme, avec au moins 100.000 personnes portant des képis, foulards ou mouchoirs blancs. Nous, responsables du BIPREM Fasoko avons décidé d’être dans le 1er rang des manifestants pour libérer pacifiquement le nord de notre pays ou mourir honorablement pour la patrie.  Cette conférence a été largement commentée par la télévision nationale(ORTM) et une grande partie de la presse nationale et internationale.

C’est suite à votre insistante demande d’annulation de cette manifestation, lors d’une discussion, entre vous et moi, tenue dans votre domicile devant un témoin ( un grand ami à vous devenu après le mien), que j’ai convoqué une réunion d’urgence des responsables du bureau élargie aux présidents d’associations membres du BIPREM Fasoko pour analyser vos arguments avancés. Dix représentants d’association sur 31 opposés à tout report éventuel de l’évènement, ont boudé cette réunion de prise de décision. Au terme de cette concertation, nous avons publié un communiqué de suspension de la marche blanche sans jamais vous citer.

 

Enfoncement du Mali dans la boue

Mon cher président de la république, il est indéniable qu’à votre élection à la magistrature suprême, vous avez trouvé un Mali délabré, déséquilibré, déboussolé, dépourvu d’autorité d’Etat et plongé dans une insécurité ambiante. C’est pour résoudre ces problèmes, entre autres, que vous avez été élu par une grande majorité des maliens et maliennes. Autrement dit, le Mali était bloqué dans la boue jusqu’au niveau de ses genoux. Au lieu de le sortir de son blocage, vous avez enfoncé le Mali jusqu’au niveau de son ventre. Voilà comment vous avez fait cet enfoncement du pays dans une boue bouillante sous un soleil brulant. Sans jamais toucher ici à la catastrophique gestion financière du pays par faute de temps et d’espace, je me limiterai seulement à l’énumération non exhaustive des aggravations, par votre régime, de la situation sécuritaire et identitaire du Mali :

 

  • L’annulation, sans contrepartie, des mandats d’arrêt contre les chefs de files des bandits armés qui ont tué des gens en uniformes et des civils
  • La libération répétitive, sans procès, des rebelles emprisonnés dont le flagrant cas de l’assassin récidiviste, Wadoussène.
  • L’occupation totale de la région de Kidal et environs par les rebelles et son corollaire de tueries de militaires et administrateurs maliens, les 17 et 21 mai 2014, suite à la visite de Moussa Mara effectuée en votre nom dans le nord.
  • La détérioration grave du système de sécurité nationale a non seulement causé la perpétration du tout premier attentat des rebelles dans Bamako la capitale au restaurant la Terrasse, mais aussi a fortement contribué à la prolifération des armes et du banditisme armé dans toutes les régions du Mali.

Telle est, monsieur le président, la lamentable situation de l’insécurité galopante et traumatisante dans le pays.

Pourtant, le mercredi 31 octobre 2012, vous avez déclaré sur RFI, à Christoph Boisbouviers, concernant l’invasion du camp de Tessalit par les rebelles, que : « L’Armée malienne a reçu des ordres absolument hallucinants quand Tessalit a été évacué…j’ai pleuré ce jour là sachant moi l’importance stratégique de Tessalit. Cette base militaire…dégagée sans combat, cela m’a paru une ignominie…il y a une très lourde responsabilité qui a été prise là. Elle doit être assumée par celui qui a donné l’ordre d’évacuer Tessalit, le chef de l’Etat ( ATT ?,  demande Boisbouviers) Réponse d’IBK : C’était lui, le chef de l’Etat ».

Monsieur le président IBK, c’est vous, le chef de l’Etat depuis septembre 2013. L’Etat dans lequel se trouve maintenant Tessalit doit-il seulement vous faire pleurer ?

 

Cet accord d’Alger 2015, ou cordes mortelles pour le Mali

Le Mali, contrairement à plusieurs pays, a été d’abord une nation avant d’être un Etat. De la Charte de Kouroukan Fouga en 1236 à la Constitution du Mali de 1992, on a toujours développé et sauvegardé nos grandes valeurs socioculturelles. C’est cette grandeur de l’identité nationale qui a fait éviter à notre peuple toute forme de guerre civile.

Mais, force est d’admettre que le Mali se trouve à une phase très décisive de son devenir qui le met au beau milieu de deux choix définitifs : Le solide renforcement ou le sordide effondrement de sa souveraineté, son unité, son unicité, sa laïcité, sa solidarité dans sa diversité. Ce sont ces valeurs, parmi tant d’autres, constituant l’identité malienne qui seront démantelées par cet autre accord d’Alger que vous, président Ibrahim Boubacar Keita, votre gouvernement, des partis politiques et des représentants de la Société civile accrochés à votre pouvoir, veulent imposer au peuple malien. Mais pourquoi et comment ?

D’abord un petit rappel : En juillet 2006, un Accord d’Alger décrié a été signé en Algérie par  le régime de l’ancien président ATT pour contenter des rebelles du nord guidés par un des chefs tristement célèbres du nom de Ibrahim Ag Bahanga. Cet homme a causé la tuerie des centaines de maliens avant de mourir le 26 aout 2011 dans un accident de voiture. Contre cet accord, nous avons, à l’époque, créé à Montréal au Canada un « Regroupement au Canada pour un Mali Indivisible et Démocratique, RCMID » qui a adressé une lettre de protestation au président de la république d’alors.

Etant dans l’opposition à l’époque, vous, IBK aussi, aviez combattu l’accord d’ATT.

L’Accord d’Alger 2015 vaut-il mieux que l’Accord d’Alger 2006 ?

Non, parce que vous vous êtes trop soumis aux pressions de la France et de l’Algérie en acceptant, dans l’Accord d’Alger 2015 marque IBK, trop de compromis qui vont aboutir à la compromission de l’unité nationale et l’intégrité territoriale du pays.

Comment ?

Votre Accord d’Alger 2015 est doté de cordes métalliques qui dénaturent et démantèlent le corps de notre Mali en le ligotant avec ses Articles dont on ne soulignera que quelques uns. Car, désormais les 8 régions du Mali bénéficieront d’une totale autonomie voilée par les prérogatives d’un président de région détenteur de pouvoir absolu et indépendant de Bamako. Pouvoir permettant à chaque président de donner un nouveau nom officiel à sa région. Donc, adieu aux gouverneurs qui supervisaient les régions au nom de l’Etat. Comme spécifié ainsi :

Accord d’Alger 2015, Article 6 :

  • « La région est dotée d’une Assemblée Régionale élue au suffrage universel direct, bénéficie d’un très large transfert de compétences, de ressources et jouit des pouvoirs juridiques, administratifs et financiers appropriés
  • Le président de l’Assemblée est élu au suffrage universel direct. Il est également le chef de l’Exécutif et de l’Administration de la région.
  • Il est reconnu à chaque région le droit d’adopter la dénomination officielle de son choix dans le cadre des dispositions relatives au statut juridique et au fonctionnement des régions.
  • Assurer une meilleure représentation des populations du nord du Mali dans les institutions et grands services publics, corps et administrations de la République »

Et donc, dans le nouveau Mali, c’est la loi du plus fort qui comptera. Car, les privilèges socioprofessionnels ne seront accordés qu’aux citoyens qui se révéleront habiles dans le maniement des armes. Après le dernier paragraphe mentionné de l’article précédent, lisez ce que dit le suivant

Accord d’Alger 2015, Article 16 :

  • « Favoriser le recrutement dans la fonction publique des collectivités territoriales dont les effectifs seront majoritairement réservés aux ressortissants des régions du nord. »

 

IBK, i kana signé

Monsieur le président, IBK, le Bonheur ou le Malheur du Mali reste suspendu au bout de votre stylo (Bic) concernant la signature ou non d’un Accord d’Alger 2015, à la fois, tortueux et dangereux. Si vous signez ou faites signer cet Accord d’Alger 2015 vous aurez fait tout le contraire de votre brillant slogan de campagne : « Pour l’honneur du Mali et le Bonheur des maliens ». Vous contredirez votre déclaration, pendant les négociations, faite devant les délégations de l’Union européenne et de l’Union africaine :

« De tout temps dans ce pays, il n’y a jamais eu d’exclusion au motif religieux, ethnique, il y a jamais eu d’exclusion au motif de couleur de peau. Nous sommes blancs et noirs au Mali sans complexe;  nous nous marions entre gens du Nord, de l’Est de l’Ouest du Sud; le Mali est un pays de métissage.  Qu’on ne nous amène pas ici des concepts qui valent ailleurs. Qu’on fasse appel à l’histoire, aux choses sues, connues, établies. Ce n’est pas une fable que je raconte. Tous les gouvernements du Mali ont été des gouvernements où il y a eu  toutes les composantes nationales  du Mali.  On voudrait nous faire écrire noir sur blanc que désormais il y aura tant de ceci, tant de cela….Dans toutes les ethnies du Mali il y a des compétences, ces compétences nous y avons recours en cas de besoin…Pas d’émiettements, qu’on ne vienne pas nous dépecer… ». Et surtout très récemment vous avez reconnu que : « Personne n’a dit que cet accord est un bon accord. Nous avons toujours des points d’amendements. Mais lorsqu’on comprend le sens profond du terme négocier, l’on comprendra qu’il y a des compromis. Pas de compromission ! ».

Malgré toutes ces déclarations malaisées pourquoi, mon cher président, IBK, vous faites la promotion de la signature dudit Accord ? Chose étonnante, vous voulez faire de cette signature, une « fête » extraordinaire en disant : «…à la signature d’un accord de paix soient scrupuleusement respectés par toutes les parties. Et que le 15 mai, nous allions à cette fête sans arrière pensée, en grande fraternité nationale, pour ensemble convenir d’un nouveau pacte social national. D’ici là nous n’en serons pas surpris, il y aura ça et là, des coups de feu, ce sont des actes de désespoir… Je pense donc que rien ne pourra faire en sorte que ce processus puisse capoter Inchallah ». Ne pensez-vous pas que ce serait la fête de l’humiliation et de la démolition de la nation malienne ?

 

Mon président, IBK, dites non ! Pour l’honneur du Mali.

Dans la vie d’une personne comme celle d’une nation, il est très important de s’inspirer des  grands moments et faits du passé pour mieux façonner le présent et bien préparer l’avenir.

A l’ultimatum de l’homme blanc, il a répondu : « Je ne veux plus goutter au miel de vos paroles, je n’ai peur de personne car, un homme ne meurt pas deux fois ». L’auteur de cette brave phrase est le fils de Mansa Daouda Traoré et le petit-frère de Tièba Traoré. De 1893 à 1898, il a régné et opposé de farouches résistances aux troupes coloniales françaises. A la chute de Sikasso, le 1er mai 1898, il ( Babemba Traoré) a décidé de se suicider que de capituler. Préférant ainsi la mort à la honte. « Saya ka fissa ni malo yé ». Cette résistance aux envahisseurs a fait de lui un personnage emblématique de l’histoire du Mali.

Un grand fait récent au sommet du Mali a été le refus catégorique de l’ancien président ATT adressé au président français Nicolas Sarkozy. La France, en 2006, avait élaboré un « accord de gestion concertée des flux migratoires » pour diminuer les immigrants africains sur son territoire. Imposé à 8 pays africains, cet Accord a été signé par les 7 autres. Seul le Mali de ATT a osé dire non à Sarkozy.

Mon président IBK, cessez de croire et de faire croire que cet Accord d’Alger 2015, très contesté par la majorité silencieuse, est incontournable. Ainsi vous avez induit en erreur les grands chefs religieux, musulmans et chrétiens, en leur inculquant l’inévitabilité de cet Accord. Conséquences : Après 5 jours de publicité très médiatisée pour un meeting de sensibilisation favorable à cet Accord, ces grands chefs religieux ont eu de grandes difficultés à remplir à moitié le stade Modibo Keita de 25.000 places. Alors que, parmi ces chefs présents au stade, le samedi 02 mai 2015, l’International Prêcheur, Chérif Ousmane Madani HAIDARA, est toujours parvenu, lui seul, à faire remplir de monde le stade du 26 mars (50.000 places) en un seul jour de publicité. Bref, monsieur le président, la grande impopularité de votre accord est retombée sur ces chefs religieux. Compte tenu du rejet populaire de votre Accord, rejetez-le. Ainsi vous aurez le soutien très majoritaire de votre peuple.

J’espère que vous saurez, mon président IBK, prendre la bonne décision en disant non à la pression algérienne, française…et dire oui à la volonté de votre peuple malien.

Souvenez-vous de cette critique positive de notre ancien Directeur de publication :

« Un para à Koulouba ; Chronique d’une nation à repenser » est le livre écrit en 2007 par notre regretté, talentueux et audacieux journaliste, Ousmane Sow qui n’a pas hésité de mentionner ceci, à la page 103 : «  Dans ses décisions politiques ou actes quotidiens, IBK a souvent fait preuve d’une naïveté étonnante pour un homme de son expérience ». Il a noté quatre cas de votre naïveté, sur lesquelles, il n’est pas nécessaire de revenir ici.

Mon président, IBK, si vous acceptez de dire non à cet Accord, vous aurez nos trois pistes de solution par lesquelles le Mali pourra, sans doute, reconquérir pacifiquement Kidal. Espérant sur votre bonne compréhension, Monsieur le président IBK, I Kana Signé…

Par contre si vous signez cet Accord d’Alger 2015 dynamiteur, il sera dit dans l’histoire qu’un pays ouest africain qui s’appelait Mali a lamentablement disparu. Que ce Mali a été confirmé en septembre 1960 par son père fondateur, Modibo Daba Keita, avant d’être consumé en mars 2015 par son maitre démolisseur, Ibrahim Boubacar Keita.

Non, mon président IBK, je ne vous souhaiterai jamais une telle triste célébrité que vous pouvez éviter en rejetant cet Accord d’Alger 2015 !

Lacine Diawara, journal Option.

PARTAGER

15 COMMENTAIRES

  1. BONJOUR MONSIEUR DIAWARA,

    votre analyse est pertinente mais elle prouve bien que vous n’êtes pas objectif et un patriote résolu car trop trop tard pour une telle proposition.

    Un bon patriote agit et anticipe les situations et apporte ses contributions au bon moment, à la bonne personne et à la bonne manière.

    Médecin après la mort!!

    Merci.

  2. Mon petit Diawara, publier donc les raisons qui vous ont conduits a accepter de suspendre votre marche “blanche” sur le Nord et je vous dirais si vous etes naifs, niais ou… idiots. Je ne sais pas vos rapports avec IBK, mais apparemment vous etes proches au point que vous l’appeliez “ami” et le frequentasse. Donc, je vous dirais qui s’assemble se ressemble.
    Petit Lassane, ton IBK va signer ce 15 Mai. Qu’il pleuve ou qu’il vente, que ca demolisse ou fractionne le Mali, qu’il y ai ici et la des mortd, des blesses, des destructions de biens (betails, boutiques ect…), IBK signera cet accord.
    Parce qiue, ATT que vous semble prendre pour “un inculte ” (le mot est d’IBK) est 10000 fois mieux qu’IBK. Le predecesseur peut etre un inculte, mais il est au moins patriote, et il a prouve qu’il peut dire, comme un Bambeba, Non a la France (different des francais)
    Il est francais votre President. Il y a passe la majeur partie de son temps. Ses compatriotes (Francais) le connaissent, savent tout de lui et ont tout sur lui. Souvenez-vous de son interview a Paris quand il a accuse la France de le pousser a dialoguer avec des bandits armes? Les lendemains, Michel Tomi, cet dangereux et sulfureux homme de la pegre est rentre avec fracas dans l’histoire politique du Mali.
    IBK s’est tu, et depuis “a su ou etais sa place”.
    Diawara, IBK va signer cet acte d’effondrement du Mali, pas parce qu’on le contraint, mais parce qu’il n’est pas patriote, qu’il ne fait aucun cas du bas peuple et que … qu’il ai des morts ou des blesses, qu’il ai dedes plaintes, ds grincements de dents, la destrution, pourvu que ton President garde ses privilleges et “son Prestige”.
    Alors, sivous etes toujours ce petit que j’ai estime un moment, vous preparerez a “regorganiser” votre marche. Meme n’etant pas au Mali et ne faisant pas parti de ton association, je serais en premiere ligne, soyez en sure.

    • Jamais deux sans trois? Apres tres “des”Honoarble (c’est selon) Lanceny Keita qui raconte “ses “coudades” noctambules avec IBK, voici un autre Lacine s’y met en revelant ses rencontres”discutables” avec le candidat IBK. Allons nous voir un autre “revelateur”?

  3. C’est trop tard, ton président est trimbalé par la France qui le tient sur plusieurs dossiers. Il va signer sinon il verra ce dont la France est capable. Demandez à Morsi qui a été élu puis évincé par le coup d’Etat qui a été soutenu par les “DEMOCRATIES” quand ça les arrange c’est vive la démocratie, quand ça dérrange c’est vive le coup d’Etat. IBK a compris et a choisi de brader la république du Mali pour sauver son pouvoir.

  4. Accord de paix: la nouvelle politique d’autruche de la crise malienne.

    En prenant le dossier malien en main, l’ONU sous l’impulsion de la France, à exiger dans ses résolutions sur le Mali un “dialogue politique avec les groupes armés non terroristes” qui accepteraient “sans condition l’unité du Mali” et son ” intégrité territoriale”.

    Pour y parvenir, une distinction a vite été faite entre la myriade de groupes disparates qui sillonnaient le désert malien depuis 2011 et qui se sont attaqués, à l’unisson, à l’armée malienne en 2012 entre janvier et mars 2012.

    Ainsi le Mnla et une partie du mouvement Ansardine d’Iyad Aghali mué en Haut Conseil de l’Unité de l’Azawad, HCUA sous l’impulsion d’Ag Bibi, son numéro deux, ont été estampillés par la communauté internationale comme des groupes armés fréquentables dont il faut impérativement négocier avec eux pour trouver une issue politique à la crise qui secoue le pays depuis janvier 2012.

    En plus du Mnla, et du HCUA, une partie du Mouvement Arabe pour l’Azawad, le MAA, s’est jointe aux deux premiers pour créer la Coordination des mouvements de l’Azawad, CMA (l’autre partie du MAA est restée pro Mali).

    La CMA, a donc été érigé en bloc de négociation en face du gouvernement du Mali à l’Alger et a longtemps cru à sa bonne étoile en prenant l’initiative des propositions d’une feuille de route pour les discussions politiques d’Alger.

    Mais par souci d’un dialogue inclusif, d’autres mouvements politiques constitués de milices d’autodéfense comme le Gatia, ont exigé pour avoir une participation aux négociations de paix d’Alger, au grand dam de la CMA.

    Les négociations deviennent donc multipartites ce qui diluait du coup l’influence de la CMA car elle se retrouve avec d’autres protagonistes autres que le gouvernement du Mali qui réclament aussi des options politiques sur le même territoire qu’elle mais qui sont cette fois-ci favorables au Mali contrairement à elle.

    Ces nouveaux protagonistes d’Alger, mais protagonistes depuis toujours car ils ont été opposés au Mnla dès sa création en 2011, ce sont regroupés en partie, sous l’appellation de “la Plateforme”.

    Pour peser sur les négociations de paix qui étaient en cours, les différentes parties des négociations d’Alger n’ont pas cessé de s’affronter militairement sur le terrain.

    Quand bien même que les affrontements militaires s’intensifiaient sur le terrain, la communauté internationale exigeait, un accord de paix rapidement et Alger voulait faire un coup de maître pour booster sa diplomatie au firmament de la sous-région du Sahel et de l’Afrique du Nord.

    Mais problème, le paraphe de l’accord concocté à Alger, montre l’impasse future qui entoure le document sensé apporter la paix au Mali.

    La CMA qui a commencé les négociations avec le gouvernement du Mali refuse de le parapher au motif que ses volontés ne sont pas assez prises en compte et exige un statut politique d’autonomie voire de fédéralisme pour les 3 régions nord du Mali.

    La communauté internationale qui a participé aux négociations d’Alger est restée clémente avec les membres de la CMA mais un gentil refus les ont été signifiés quand ils ont voulu l’ouverture de rounds supplémentaires de négociations après le paraphe de l’Accord d’Alger.

    Mais le gouvernement du Mali, presque euphorique, a paraphé, haut la main, l’accord d’Alger avec les membres de “La Plateforme”, quand bien même qu’IBK reconnaît que “personne n’a dit que l’accord [d’Alger] était parfait”.

    Et malgré la recrudescence des violences au nord du pays depuis le paraphe de l’accord, le gouvernement du Mali maintient sa date de signature de l’accord d’Alger prévue pour le 15 mai 2015 à Bamako, et invite incessamment les membres de la CMA à le parapher.

    Mais ceux qui tuent nos soldats à Léré et à Teninkou, ce sont bien les combattants de cette CMA qui refuse de signer l’accord d’Alger.

    Alors comment le gouvernement malien peut-il imaginer qu’il aura la paix au Mali après la signature de l’accord d’Alger, si ceux qui tuent nos soldats n’en sont pas signataires?

    A moins d’être doté d’oreillettes, il apparaît clairement que la signature de l’accord le 15 mai 2015, ne sera pas le point final des violences que nous connaissons actuellement dans le nord de notre pays.

    La violence gratuite des groupes armés du Nord du Mali, continuera tant qu’elle n’a pas en face la violence légitime de l’armée malienne.

    La récente débâcle des combattants de la CMA à Teninkou face à l’armée malienne est révélateur de cette maxime.

    C’est la peur d’un état fort qui forgera la paix au nord du Mali et non un hypothétique accord de paix incomplet et impopulaire.

    Mais la nouvelle politique d’autruche du gouvernement IBK est de fermer les yeux sur les voies et moyens devant rendre l’État malien et son armée forts tout en pensant qu’il suffit de tendre la main aux groupes armés illégaux pour façonner la paix au Mali.

    Il faut une armée malienne combattante c’est à dire bien formée, bien équipée, bien gérée et bien renseignée pour assurer les attributs d’un État fort qui s’affirme sur le territoire national.

    C’est le seul vecteur de la sécurité nationale garante de stabilité et de développement.

    Mais, 3 ans après début de la crise 2012, IBK et son gouvernement peinent aujourd’hui à mettre sur place une armée combattantes parce qu’ils n’ont pas pris la mesure de la profondeur de la crise qui sévit dans le pays.

    Ils sont plutôt illustrés dans les surfacturations des dépenses publiques à travers des marchés publics attribut au nom de l’armée.

    Le vérificateur général dans son dernier rapport signale un manque à gagner de plus 150 milliards de FCFA, ce qui annonciateur de la mauvaise gouvernance manifeste du pays.

    L’État malien sous IBK est en penne sans vision ni orientations dans aucun domaine.

    Ainsi ils laissent faire les milices d’autodéfense, le travail dévolu à l’armée malienne, parce qu’ils n’ont jamais mis nos soldats dans les conditions idoines de le faire pour la nation.

    Ils vont devoir laisser à la postérité la désormais nécessaire gestion des milices d’autodéfense dont il est certain que leur montée en puissance affaiblit aujourd’hui la CMA récalcitrante mais risquera de poser un problème futur soit d’exigences coûteuses soit de souveraineté au gouvernement du Mali et aux populations maliennes.

    Mais face à la démission larvée du gouvernement IBK réduit à signer des accords de paix, il faut seulement espérer que les exigences futures des milices d’autodéfense n’obèrent pas la souveraineté du pays ni n’abusent pas de nos populations durement éprouvées par cette crise qui n’en finit plus de faire couler le sang malien.

    Salute.

  5. Mais que l’ignorance tue , nous sommes en plein crise et Dieu merci nous avons trouver une porte de sortie et là on se met à dire du n’importe quoi !!!!
    Bofffffff nous avons envie d’avancer donc IBK le signera inchala !

  6. SI LE PRÉSIDENT NE DOIT PAS SIGNER,ALORS MONTREZ -NOUS D’AUTRES ALTERNATIVES

    • Vous etes tellement bete que vous repondez a quelqu’un sans meme avoir ecoute CE qu’il a dit. Lisez l’article d’abord et la premiere solution c’est de NE pas signer cette COMPROMISSION.

      Quelle honte!!!

  7. Nous voulons nos 4 véhicules enlevés et le remboursement des 2 véhicules calcinés. Nous voulons 9 morts dans la famille de IBK aussi pour calmer les nerfs.
    A BAS 15 MAI
    LIBÉRER BER
    ATTAQUER KIDAL

  8. Bonjour M Diawarra
    tout ce qu’on peut dire est que le bon dieu donne la voix à votre message et qu’il ouvre les oreilles des sourd (djo brin et les business man religieux) pour éviter à notre maliba de disparaître.
    Dieu est pitié du peuple ignorant mais une chose est sûre s’il signe,ça ne serait plus les attentats à kidal mais plutôt à Bamako!!!!
    Salam

  9. C’est clair et limpide! Cet accord accorde aux bandits tous les droits et privilèges tout en enfonçant d’avantage l’Etat!

    • alsace,le droit est ce qui est juste.
      Et tu peux nous dire ce que sont ces privilèges?

      • Lisez l’accord et vous nous eviterez surement de telles questions 😯 .
        Quelle honte!!!

Comments are closed.