Discours de Monsieur Modibo Keita, Premier ministre, chef du gouvernement devant le conseil de sécurité à l’occasion de l’examen du rapport du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali

16 Juin 2016 - 19:06
Mis à jour: 10 ans
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Discours de Monsieur Modibo Keita, Premier ministre, chef du gouvernement devant le conseil de sécurité à l’occasion de l’examen du rapport du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali
Le premier ministre Modibo Keita
Monsieur le Président, Mes premiers mots sont pour vous féliciter pour la manière remarquable avec laquelle vous  dirigez les travaux du Conseil de sécurité depuis le début du mois et surtout pour la pertinence des points que vous avez  inscrits à l’agenda du Conseil. Le Mali félicite la France pour la présidence mensuelle qu’elle a exercée et se réjouit, tout particulièrement, de ce que, c’est sous sa clairvoyante direction que le Conseil de sécurité procédera, dans quelques jours au renouvellement du mandat de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies  pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA). En effet, le Mali se souviendra toujours,  de ce 11 janvier 2013, quand le Président François Hollande accédant favorablement à la requête des autorités maliennes,  autorisait le déploiement de l’opération Serval qui a permis d’arrêter l’avancée des groupes terroristes. J’exprime également l’appréciation positive de ma délégation sur la manière remarquable avec laquelle la République arabe d’Égypte a présidé les travaux du Conseil,  au cours du mois dernier. Qu’il me soit permis de réitérer, au nom de SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République,  la profonde gratitude du Peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général des Nations Unies Monsieur Ban Ki-moon, à son Représentant spécial le Ministre Mahamat Saleh Annadif ainsi qu’aux prédécesseurs de ce dernier, Messieurs Hamdi MONJI et Bert KONDERS, pour les efforts inestimables déployés en faveur de la paix et de la stabilité au Mali. Les nombreuses visites au Mali du Conseil de Sécurité attestent du vif intérêt porté au Mali et à son peuple par l'Organisation des Nations Unies. Que le Conseil de Sécurité soit vivement remercié pour cette marque d'attention. J’exprime la reconnaissance du peuple et du Gouvernement du Mali aux pays, organisations sous régionales, régionales et internationales, hier membres de l’Equipe de Médiation, aujourd’hui membres du Comité de Suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ; cette appréciation s’étend aux pays participant sur le terrain à la restauration de la paix et de la stabilité au Mali. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,  De nombreuses victimes, civiles comme militaires, nationales comme étrangères sont tombées. Le bilan des pertes en vies humaines, déjà lourd, s’est aggravé ces derniers mois avec la détérioration de la situation sécuritaire. Le mois de mai a été particulièrement meurtrier pour la MINUSMA au moment même où le monde entier commémorait la journée internationale des casques bleus. Nous nous inclinons devant la mémoire des victimes et présentons nos condoléances émues à leurs pays, familles et nations. Au nom du Peuple et du Gouvernement du Mali, nous saluons avec gratitude la contribution inestimable de la MINUSMA au processus de stabilisation de notre pays. A l’Organisation des Nations Unies et aux pays contributeurs des troupes, nous exprimons notre profonde reconnaissance. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les membres du Conseil,  La délégation du Mali prend note du rapport du Secrétaire général sous examen et remercie M. Mahamat Saleh Annadif, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSMA pour sa présentation, axée sur la mise en œuvre de l’Accord et les recommandations au Conseil de sécurité en vue du renouvellement du mandat de la MINUSMA. Nous nous félicitons de ce que le Secrétaire général rappelle les progrès enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord de paix et la réconciliation au Mali. En cela, nous remercions le Secrétaire général pour les hommages rendus à SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République pour son leadership et son engagement total et ferme à mettre en œuvre l’Accord de paix dans son intégralité. En effet, alors que nous célébrons le premier anniversaire de la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, il est heureux de constater que les hostilités ont cessé entre le Gouvernement et les mouvements signataires. Quelques incompréhensions ont pu se manifester entre les mouvements signataires qui sont parvenus à résoudre ces différends au moyen des rencontres intra et inter-communautaires. Ce processus de réconciliation mérite d'être soutenu par tous les acteurs. Il est établi et le rapport du Secrétaire général le souligne fort heureusement, que le Gouvernement du Mali a déployé d’énormes efforts qui illustrent, de façon éloquente, sa ferme volonté d’honorer ses engagements et tous ses engagements. Pour notre part, nous nous arrêterons sur deux questions clés qui ressortent du rapport du Secrétaire général, à savoir les réformes politiques et institutionnelles et les questions de défense et de sécurité.  En matière de réformes politiques et institutionnelles : Monsieur le Président, lors de l’examen du dernier rapport du Secrétaire  général, le 05 avril dernier, la délégation du Mali avait informé les membres du Conseil que l’Assemblée nationale du Mali a adopté, le 31 mars 2016, la loi relative à la révision du code des collectivités territoriales. Comme vous le savez, cette loi initiée par le Gouvernement du Mali est la disposition légale qui ouvre la voie à la mise en place des autorités intérimaires. La conformité des dispositions de cette loi à la Constitution malienne a été établie par l'organe juridictionnel compétent, mettant ainsi fin à toutes formes de contestation. Le Président de la République a promulgué la loi et le décret d’application a été adopté par le Gouvernement. Sur cette question, il ne doit subsister aucun doute sur la volonté du Gouvernement du Mali de faire aboutir ce processus. Certes, il existait des divergences d’interprétations et d’approches sur la meilleure façon de faire avancer le processus. Fort heureusement, le Gouvernement et les Mouvements signataires viennent de convenir d’un protocole d’entente qui fixe le chronogramme des opérations essentielles, entre autres : l’installation du Mécanisme Opérationnel de Coordination dans les régions,
  • la mise en place des autorités intérimaires,
  • le redéploiement de l’Administration et des services sociaux de base.
Le processus de révision de la Constitution est en cours, une commission de relecture a été mise en place avec pour mission principale la prise en charge des dispositions de l'accord pour la paix et la réconciliation. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation a été mise en place de façon inclusive. Elle est déjà opérationnelle. Sur les questions de défense et de sécurité :  Monsieur le Président, la mise en œuvre de l’Accord doit être globale et intégrale. C’est pourquoi, il est impérieux d’avancer sur les autres questions importantes et urgentes comme le DDR et le cantonnement. Le Gouvernement a doté  le Mécanisme Opérationnel de Coordination de véhicules pour les patrouilles mixtes et attend que les conditions soient réunies par toutes les parties pour concrétiser cette opération. Nous rappelons qu’en plus des mesures politiques et institutionnelles, de sécurité et de défense le Gouvernement du Mali a poursuivi ses actions de développement sur le terrain,  là où les conditions de sécurité le permettent, à travers notamment les projets et programmes déjà en cours comme le Programme d’Urgence pour la Relance du Développement des régions du Nord et le Programme de Reconstruction et de Relance Economique. Le Gouvernement du Mali a également élaboré une stratégie spécifique de développement des régions du nord. Il dispose d’un plan de mise en œuvre de l’Accord qui permet un suivi régulier de ses engagements. Monsieur le Président ; Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,  L’instauration d’une paix définitive au Mali a tout naturellement besoin des efforts de toutes les parties impliquées dans le processus, parties signataires, comme communauté internationale. Le Gouvernement du Mali, pour sa part s’est acquitté de toutes ses obligations. Jamais sa bonne foi n’a été objectivement prise à défaut. Les actions menées par le Gouvernement ont fait l'objet d'un mémorandum transmis au Conseil de sécurité. Ce mémorandum  illustre éloquemment la détermination des autorités maliennes à mettre en œuvre de façon effective et intégrale l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d'Alger. C’est pourquoi,  je lance un appel aux autres parties pour plus d’engagement et d’efforts, au moment où nous sommes à un tournant décisif, au moment où nos populations suffisamment éprouvées attendent toujours les dividendes de la paix. Chaque jour de retard pris dans la mise en œuvre de l’Accord est un jour de plus gagné par les ennemis de la paix, qui ont fait le pari de l’échec du processus de paix. J’en appelle aussi à la communauté internationale, au Comité de suivi de l’Accord, pour qu’ils exercent leur rôle de garant du respect des engagements par les parties en situant les responsabilités et ce, conformément à l’article 54 de l’Accord. Le démantèlement, dans le meilleur délai, des bases et checkpoints de tous les mouvements signataires de l’Accord est un gage de bonne volonté et d'adhésion effective aux prescriptions de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation. Par ailleurs, l'établissement et la communication dans un délai déterminé des listes des combattants permettront d'opérationnaliser les patrouilles mixtes  et d'entamer les processus de DDR et de cantonnement. Tout cela devrait permettre d'autoriser un meilleur fonctionnement des autorités intérimaires, de favoriser la fourniture de services sociaux de base, de réaliser le déploiement sur l'ensemble du territoire des forces maliennes de défense et de sécurité recomposées, le retour, la réinstallation et la réinsertion des réfugiés et des personnes déplacées. La sécurité des personnes et des biens est à ce prix. Qu’il nous soit permis d’exprimer notre profonde reconnaissance aux pays frères et amis qui ont généreusement accueilli sur leur sol des maliens et des maliennes, dans la pure tradition d’hospitalité africaine. Le Conseil de Sécurité dans une résolution a envisagé l'application des sanctions à tous les acteurs qui constituent une menace à la mise en œuvre de l'Accord et qui ne se démarquent pas des groupes terroristes. Il est utile et urgent que cette disposition soit mise en œuvre. Le Gouvernement du Mali espère que l'implication réelle de tous les acteurs permettra d'éviter cette extrémité. Il félicite le Comité de Suivi pour les efforts qu'il a accomplis pour surmonter les différends et permettre un progrès ininterrompu. Il souhaite que le plan d'actions de mise en œuvre de l'Accord, élaboré par le Comité National de Coordination et communiqué à tous les acteurs  soit un instrument d'évaluation efficace. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, Le Gouvernement du Mali se réjouit de l’unanimité qui se dégage sur la nature hostile de l’environnement dans lequel évolue la MINUSMA et de la nécessité de procéder à des réajustements pour changer sa posture. En effet, les attaques terroristes se sont multipliées et sont devenues complexes. Les casques bleus de la MINUSMA, malheureusement,  sont désormais une cible privilégiée des terroristes. Je réitère la reconnaissance du peuple et du Gouvernement du Mali aux pays contributeurs de troupes pour tous les sacrifices consentis pour le règlement définitif   de la crise que traverse mon pays. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,   Ce bilan doit nous interpeller et nous inviter à réfléchir sur la nécessité de prendre en compte l’environnement et le contexte de déploiement des opérations de maintien de la paix pour permettre aux casques bleus de s’acquitter au mieux de leur mission qui consiste à sauver des vies, à restaurer et à stabiliser la paix. Le Gouvernement du Mali accueille favorablement les recommandations du Secrétaire général tendant à renforcer les capacités opérationnelles de la MINUSMA. Il se réjouit tout particulièrement de ce que le mandat de la MINUSMA sera axé sur un appui aux autorités maliennes afin de stabiliser les principales agglomérations, notamment dans les régions du nord pour écarter les menaces et prendre activement des dispositions pour empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones. A cet égard, les forces de défense et de sécurité du Mali sont le socle d’un retour pour la restauration et le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. En effet, les Forces Armées du Mali qui sont en première ligne dans la lutte contre le terrorisme, sont et demeurent le premier rempart légitime de protection des populations maliennes et des frontières nationales. Elles méritent l’appui et le soutien de la Communauté internationale. De façon générale, le Gouvernement du Mali estime que, les recommandations du Secrétaire général, formulées aux paragraphes 45 à 55, si elles sont entérinées par le Conseil de sécurité, permettront à la MINUSMA d’accomplir sa mission de stabilisation et de protection des civils. Tout en prenant note de la recommandation du Secrétaire général proposant l’augmentation des effectifs de la mission, je rappelle que le Gouvernement du Mali a toujours estimé que l’efficacité de la MINUSMA est à rechercher  plutôt dans le renforcement de ses capacités opérationnelles qui, à notre avis, passe par : une posture plus robuste et plus active ;
  • une redéfinition des règles d’engagement ;
  • un soutien aux Forces Armées du Mali accompagné d'une coordination opérationnelle ;
  • un soutien aux initiatives régionales de lutte contre le terrorisme, notamment celles du G5 Sahel, de la CEDEAO et de l’Union africaine.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,  Le terrorisme est une menace globale qui concerne tous les pays. Pour lutter efficacement contre ce phénomène,  nous devons coordonner nos efforts. Nous exprimons notre sympathie et notre compassion à tous les peuples du monde durement éprouvés, profondément endeuillés par les attaques injustifiables du terrorisme sous toutes ses formes. Face à la persistance de la menace terroriste au Mali et dans la région, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, réunis le 04 juin 2016 à Dakar, à l’occasion de leur 49ème Conférence, ont rappelé leur  attachement au respect de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat malien. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont exprimé leur préoccupation, face à la détérioration de la situation sécuritaire au Mali, marquée par la recrudescence des attaques terroristes qui ont visé les forces de défense et de sécurité du Mali, les forces des Nations Unies, la force française barkhane et les populations civiles. Cette situation constitue une menace grave pour l’ensemble de la sous-région. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont exhorté le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre les mesures nécessaires pour renforcer le mandat de la MINUSMA et la doter de moyens et d’équipements adéquats, en vue de l’adapter au contexte sécuritaire qui menace la paix et la sécurité de l’ensemble de la région, avec des risques de contagion. Nous sommes heureux de constater que cette décision des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO recoupe les recommandations du Secrétaire Général en la matière. A cet effet, nous espérons que le Conseil de Sécurité soutiendra l'idée de redéploiement des forces de défense et de sécurité sur l'ensemble du territoire national une fois que les autorités intérimaires auront été mises en place et ce, dans le respect des mécanismes prévus à cette fin dans l'Accord de paix. La pertinence de ce redéploiement est non seulement conforme à toutes les résolutions des Nations Unies qui rappellent à juste titre la responsabilité au premier chef du Gouvernement malien en matière de sécurité du territoire et de protection des populations civiles, mais est aussi la condition sine qua non du retour effectif de l'administration et des services sociaux de base dans toutes les localités du pays. En cela, le prochain mandat devra autoriser les forces amies, notamment celles de la MINUSMA d'accompagner ce processus en veillant à la prise en compte des exigences des droits humains et du droit international humanitaire. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, Je rappelle que, le Secrétaire général, comme dans ses rapports précédents  indique que la situation des droits de l’homme au Mali reste une préoccupation majeure. Cette affirmation ne prend pas en compte les efforts du Gouvernement du Mali en matière de promotion et de protection des droits de l’homme et cela, dans un contexte difficile. S’agissant des violations des droits de l’homme signalées dans le rapport, plusieurs d’entre elles relèvent du droit commun dont connaissent habituellement les juridictions. C’est pour mieux examiner certaines  situations  que le Ministère malien de la Justice et des Droits de l’Homme a mis en place avec la Division des droits de l’homme de la MINUSMA un mécanisme de concertation mensuel. Ce mécanisme de concertation entre la MINUSMA et nos services judiciaires permettra de clarifier de nombreuses situations  et de lever de nombreux malentendus. Cependant, je donne ici l’assurance que le Gouvernement du Mali est totalement engagé pour la défense et la promotion des droits de l’homme et saisis l'occasion de demander que toutes les mesures idoines soient prises pour la mise en place diligente de la commission d'enquête internationale que nous avons sollicitée depuis juillet 2014 auprès des Nations Unies. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, Je remercie tous les partenaires du Mali pour leur mobilisation et leur accompagnement lors de la Conférence internationale pour la relance économique et le développement du Mali, organisée conjointement par le Gouvernement du Mali et l’OCDE, le 22 octobre 2015 à Paris. Nous espérons que les promesses d’accompagnement seront tenues pour mobiliser à temps les fonds nécessaires au développement économique, social et culturel du pays. Il est utile que soient également mobilisés les fonds nécessaires au bon fonctionnement du Comité de Suivi de l’Accord lui permettant ainsi de tenir ses engagements. Pour sa part,  le Gouvernement du Mali continuera d'honorer ses engagements, et tous ses engagements dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali. C’est la traduction de la détermination personnelle du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA qui, pour conférer au processus de paix et de réconciliation toutes ses chances, vient de nommer son Haut Représentant pour la Mise en Œuvre de l’Accord. Cette personnalité, l’Ambassadeur DIAGOURAGA est avec nous dans cette salle. Monsieur le Président, Je rappelle la gravité de la situation sécuritaire au Mali et dans la région. La détérioration de cette situation constitue, sans nul doute, une menace pour l’ensemble de nos Etats. Nous espérons vivement que le Conseil de sécurité prendra les mesures nécessaires pour faire face à cette situation. Le renouvellement du mandat de la MINUSMA vous offre,  Mesdames et Messieurs, l’occasion historique de prendre les mesures qui s’imposent en dotant la MINUSMA de tous les moyens nécessaires dont elle aura besoin, dans un environnement hostile, pour réussir son mandat  de stabilisation du Mali. Mes derniers propos sont pour exprimer une fois de plus la profonde reconnaissance du peuple et du Gouvernement du Mali aux organisations sous régionales, régionales, internationales, à tous les pays qui continuent d’apporter leur soutien et leur solidarité au Mali. Vive l’Organisation des Nations Unies au service de la paix dans le Monde ! Vive la solidarité internationale ! Je vous remercie de votre bienveillante attention. New York, le 16 juin 2016

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Commentaires (115)

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Koumba Sacko
Koumba Sacko 10 ans
Nous disons et rappelons nous sommes dans 1compétition mondiale économico politico-militaire religieuse où tous les coups sont permis sans aucun état d’âme par les gouvernants pour faire mal détruire asservir soumettre déposséder l’autre Nous disons et rappelons il y a eu les «soit disant Accords Bidons et de Foutaise de Tamanrasset considérés toujours comme les meilleurs» qui ont permis l’intégration des rebelles « comme cheval de Troie » au sein des forces de défense et de sécurité du Mali et cela toujours sous l’égide des mêmes soit disant amis ennemis les Autres sous régionaux et sous la haute supervision de toujours les mêmes soit disant amis ennemis les Autres Anciens colonisateurs et Organisations Nous disons et rappelons il y a eu les « soit disant Accords Bidons et de Foutaise considérés toujours comme les meilleurs » avec 1impréssionnante flamme de la paix de Tombouctou qui marqua le début de non renouvellement des armes de combat des forces de défense et de sécurité du Mali cela toujours sous l’égide des mêmes soit disant amis ennemis les Autres sous régionaux et sous la haute supervision de toujours les mêmes soit disant amis ennemis les Autres Anciens colonisateurs et Organisations Nous disons et rappelons il y a eu les «soit disant Accords Bidons et de Foutaise d’Alger en monnaie sonnante et trébuchante considérés toujours comme les meilleurs » avec le retrait des forces de sécurité et de défense du Mali de toutes les frontières nord du Mali qui ont été confiées aux soldats rebelles « cheval de Troie » ce qui permis aux Voyous de Fameux Terroristes Faux Djihadistes Faux Islamistes d’Aqmi Al Mourabitoune et Consorts qui ont traversé les pays des soit disant ami ennemis les Autres Sous Régionaux des Frontières Nord du Mali d’entrer au Mali avec armes véhicules motos de combats cela toujours sous l’égide des mêmes soit disant amis ennemis les Autres sous régionaux et sous la haute supervision de toujours les mêmes soit disant amis ennemis les Autres Anciens colonisateurs et Organisations Nous disons et rappelons il y a eu les « soit disant Accords Bidons et de Foutaise de Ouagadougou considérés toujours comme les meilleurs » avec l’interposition des forces des soit disant amis les Anciens Colonisateurs et les forces sous mandats de renouvellements en renouvellements de mandats des soit disant amis les Autres Organisations dont les missions assignées sont « d’empêcher par tous les moyens » les forces de défenses et de sécurité du Mali d’accéder aux frontières nord du Mali se trouvant au « Pays Kidal » jusqu’à la « Kidalisation l’Awazadisation » effective du Mali de renouvellement en renouvellement de mandats comme ils l’ont fait avec la « Balkanisation » de la Yougoslavie la « Soudanisation » du Soudan etc de renouvellement en renouvellement de mandats Et d’autre part de « créer 1chaos indescriptible » au Mali tels en Afghanistan Irak etc Nous disons et rappelons il y a eu les « soit disant Accords Bidons et de Foutaise d'Alger considérés toujours comme les meilleurs avec l'installation des Autorités Intérimaire en vue de la Partition définitive du Mali » Nous disons et rappelons ainsi va le « Pauvre Mali Muté Mendiant Misérable Clochardisé Humilié en Voie de Kidalistion » des lettrés mutants maliens politiques Hommes en armes sociétés civiles religieux et des rebelles collabos de MNLA et consorts des voyous de fameux terroristes faux djihadistes faux islamistes touaregs
Mr Coulibaly
Mr Coulibaly 10 ans
Je presente mes condoleances a' tantie B. Sanogo et tonton Colonel B. Coulibaly!!!!! Que le tout puissant Allah accueille notre defunt pere et grand-pere Zoumana Sanogo de Bougouni dans son paradis. INA LILAHI WA INA ILEYHI RAJI OUNE!!! ALLAHOUMA AGHVIR LEHOU WA ARHAM HOU!!!!
Koumba Sacko
Koumba Sacko 10 ans
1Nous disons et rappelons tout le monde entier sait avec 1brin d’honnêteté même les tarés idiots de naissance et ceux refusent de connaitre la vérité d’1chose pour des raisons primaires primitives égoïstes partisanes que « les enfants ingrats égoïstes impénitents du Mali » ennemis internes de leur Mali sont les vrais responsables de la déliquescence de leur Mali *ces ramassis de voyous enfants ingrats égoïstes paresseux impénitents assistés permanents de bandits sans foi ni loi voleurs violeurs tueurs handicapeurs à vie sur des bases raciale tribale de mafiosi collabos issus toujours des mêmes familles et tributs depuis le MPA en passant par le MNLA et Consorts qui se sont alliés qui sont alliés et qui sont prêts à s’allier avec n’importe quel ennemi de leur Mali même avec Satan pourvu qu’on leur promette l’assistance et la pitance gratuites jusqu’à leur mort *ces lettrés mutants politiques maliens des différents exécutifs des députés maires partis politiques sociétés civiles Hommes en armes et religieux depuis Moussa Traoré à IBK en passant par Alpha ATT et Dioncounda enfants ingrats égoïstes cupides voleurs bouffeurs impénitents des deniers publics et dons avec leur gestion primaire primitive du pouvoir héritage familiale clanique dans 1démocratie bananière des tropiques de l’impunité de l’injustice reines de l’iniquité des 2poids 2mesures de la « pourriture de la corruption et de la cupidité » 2)Nous disons et rappelons ces « enfants ingrats égoïstes impénitents du Mali se sont toujours foutu se foutent toujours et se foutront toujours « de la gueule » des pauvres citoyens et citoyennes lambda maliens qu’ils prennent pour des «imbéciles heureux aux nez troués buvant l’eau par leurs marines » En effet les tueries assassinats vols viols amputations l’exode la misère des pauvres citoyens et citoyennes lambda maliens à répétition ont été sont et seront toujours le dernier de leur souci *Nous disons et rappelons ces « enfants ingrats égoïstes impénitents et leurs fidèles supporteurs et supportrices n’ont fait ne font et ne feront que la même chose à savoir *le 1er groupe quitte l’administration l’armée se rebelle tue vole viole handicape à vie les pauvres citoyens et citoyennes lambda maliens puis retourne tranquillement réoccuper leur poste dans l’administration et dans l’armée avec payement des arriérés de salaire avec même promotion et bénéficie également des projets économiques au nom des soit disant Accords et Réconciliations Bidons et de Foutaise à Répétitions toujours considérés comme les meilleurs du moment *Et cela avec la complicité du 2ème groupe soucieux seulement de conserver son pouvoir héritage familiale clanique pour la « bouffe » des deniers publics et dons *Et et ils sont toujours encouragés en cela par les mêmes soit disant amis ennemis les Autres Anciens colonisateurs et Autres Organisations qui *Nous disons bien rappelons et insistons n’acceptent pas et n’accepteront jamais et au grand jamais de telles impunités chez eux car dans 1vraie démocratie personne n’est au dessus de la loi et il n’y a point de place pour la compromission avec l’impunité pour qui que soit Nous disons et rappelons ainsi va le « Pauvre Mali Muté Mendiant Misérable Clochardisé Humilié en Voie de Kidalistion » des lettrés mutants maliens politiques Hommes en armes sociétés civiles religieux des rebelles collabos de MNLA et consorts des voyous de fameux terroristes faux djihadistes faux islamistes touaregs
Mali-Chez Nous
Mali-Chez Nous 10 ans
Comme d'habitude, il faut toujours beaucoup écrire pour rquémande et remercier en contrepartie.
Pkagame
Pkagame 10 ans
Tout ça est arrivé …on est obligé de faire tous ces longs discours parce que on a failli notre armee….sinon on n'en serait pas ici….comme le Tchad et les autres pays libres et digne de leur souveraineté. La même chose restera vraie même si l’on nous libère cette fois encore….si nous négligeons d’avoir une armee puissante et compter sur nous-mêmes. Tous ces long discours aujourd’hui «la MINUSMA a fait ceci Barkhane a fait cela » et autres cirques politiques en réalité sont dues au simple fait que nous avions été d’une irresponsabilité inédite vis-à-vis de notre sécurité nationale. D’un politicien griot idéaliste qui désarme son armee en « flamme de la paix », au nom de la démocratie (d’ailleurs de façade) à un General qui a eu six ans (de menaces Bahanga-2006 a l’avènement MNLA-ANSAR-AQMI-2012) pour préparer son armee mais hélas ! Décidemment les politiciens maliens ne pouvaient point ménager les deux: s’enrichir personnellement «from rag to riches » (douzaines des villas, immeubles, envoyer les enfants à Paris, au Canada, aux USA, belles voitures, compter des milliards, avoir des complicités avec les narcotrafiquants etc.) et a même temps pouvoir maintenir un Mali armé et sécurisé face aux menaces irrédentistes qui le hantent depuis son indépendance.
visus_Mali
visus_Mali 10 ans
Pkagame vous avez dit ce que j'ai sur le coeur, vous avez marché sur ma langue ou sur mes doigts. Pour tous ceux qui dédouanent ATT votre phase qui suit est eloquent pour les faire taire, je cite: "D’un politicien griot idéaliste qui désarme son armee en « flamme de la paix », au nom de la démocratie (d’ailleurs de façade) à un General qui a eu six ans (de menaces Bahanga-2006 a l’avènement MNLA-ANSAR-AQMI-2012) pour préparer son armee mais hélas !
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