De plus en plus isolé : Le Capitaine Sanogo négocie son sort à la CEDEAO

07 Fév 2013 - 08:10
Mis à jour: 14 ans
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Au fur et à mesure que les choses se normalisent à Bamako, l’ancien chef des putschistes de Kati et sa soldatesque jouent des mains et des pieds au niveau de la CEDEAO pour redorer leur blason et se garer des mouches. Mais le Capitaine Sanogo a de sérieux ennuis doublés de craintes au point de ne même plus savoir à quel saint se vouer pour se tirer «d’enfer», pardon d’affaires. Pour trouver une «sortie honorable», une délégation des auteurs du coup d’Etat du 22 mars 2012 s’est rendue la fin de la semaine dernière à Ouagadougou, chez le Médiateur dans la crise malienne, avant de mettre le cap sur la CEDEAO à Abidjan afin d’y entamer des discussions. Actuellement, les Maliens se demandent si le Capitaine Sanogo et ses hommes sont sur le point de quitter leur caserne de Kati. Officiellement, le déménagement n'est pas encore prêt, mais la question revient au devant de la scène. Après la pluie, c’est le beau temps, dit-on. Désormais, l’homme fort de Kati et ses hommes semblent avoir le même refrain : «Nous sommes prêts à quitter Kati, mais à condition d'obtenir une sortie honorable». Concrètement, les 24 têtes de proue de l’ex-junte souhaitent des postes consulaires à l'étranger ou des retraites dorées à Bamako. Selon la CEDEAO, tout cela est négociable. Mais il reste le cas du Capitaine Sanogo qui a été nommé par Décret au poste de président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité. En clair, le chef des ex-putschistes souhaite garder ce poste pour poursuivre la réforme de l'armée. Déjà, il a instauré une prime de guerre de 50 000 FCFA par mois pour chaque soldat envoyé au front. Une démarche salutaire concernant le réarmement moral des troupes. Pour la CEDEAO, Kati ne constitue plus un blocage pour le processus de réconciliation au Mali. Mais cette exigence du Capitaine Sanogo reste non négociable : les militaires doivent se retirer définitivement du pouvoir. Quoi qu'il en soit, les discussions se poursuivent. Après le sacre, le massacre Pratiquement seul contre tous : c’est ce qui semble désormais être la position de l’ancien chef de l’ex-junte. Le Capitaine Sanogo, qui estime avoir accompli sa mission, voit  aujourd’hui, ses avantages d’ancien putschiste se réduire comme peau de chagrin. Dépassé par les événements qui se succèdent depuis l’arrivée de forces militaires étrangères au Mali, il commence à avoir de sérieuses inquiétudes, et ses propres soutiens et partisans lui donnent de l’insomnie. Si, avec ses disciples, il s’était efforcé de ravir la vedette aux autorités de la Transition, il se voit aujourd’hui confronté aux embûches de certains de ses compagnons de fortune qui roulaient pour sa cause.                                                      A Bamako tout comme à la CEDEAO, le Capitaine fait probablement face à des hommes politiques, des anti-putschistes qui ne jurent que par lui rendre la pièce de sa monnaie. Amnesty international a déjà publié un rapport qui met en exergue les exactions commises par l’ex-junte de Kati. En dehors de certains alliés de cette junte, des pros-putschistes et d’autres hommes politiques s’activent pour briser le rêve de l’ex-junte militaire de Kati de devenir des conseillers consulaires ou de bénéficier d’une retraite dorée au Mali. Et pour en dissuader le Capitaine, les caciques du FDR ont entrepris depuis un moment des démarches qui commencent à porter fruits. Les politiciens qui ont subi des sévices depuis le coup de force du 22 mars n’entendent pas s’incliner devant le rêve des anciens putschistes qui ont peiné pour redonner espoir au malien. Craignant de ne pas vivre des lendemains meilleurs,  le Capitaine et ses adeptes multiplient les démarches nocturnes à Bamako et auprès des responsables de la CEDEAO. Ainsi, dans sa volonté «légitime» de bénéficier d’une retraite dorée à Bamako, le Capitaine Sanogo, aux abois, ne manque plus de stratégies pour «tirer ses marrons du feu». Jean pierre James

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Commentaires (15)

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Les membres de la junte doivent choisir entre la pendaison publique et la fusillade
Les membres de la junte doivent choisir entre la pendaison publique et la fusillade 14 ans
Ce n'est pas après avoir livré et ruiné le pays sans le défendre contre les ennemis, après s'être entêtés à garder coûte que coûte le pouvoir et à retarder le processus d'intervention d'une force internationale que la CEDEAO doit leur accorder un statut ou des faveurs. Maintenant que l'armée française et la force africaine sont là, il faut profiter pour arrêter et juger ces assassins de Sanogo et complices. Ils ont tué des étudiants, des bérets rouges, de simples civiles, lynché Djoncounda. Il faut les traduire devant la CPI tout comme le MNLA. Le Mali doit être libéré au Nord et au Sud.
SAint35
SAint35 14 ans
Bsr malheureusement tous le putschiste finissent mal et puis ces derniers ils pensent qu'ils sont sortir tête haute non Sanogo a mal géré la situation surtout qu'il était conseillé par ce Satan de Mariko wait and see...
A cause d'eux on a retrouvé une porte de sécours
A cause d'eux on a retrouvé une porte de sécours 14 ans
Vraiment vous m'inquitez beaucoup au point que je m'inquiète pour l'avenir de ce pays surtout lorsque les journalistes ont des oeillères!
pengyou 14 ans
C'est vous qui avez des problemes, pas Sanogo. Vous etes oblige d'ecrire des conneries qui profitent a d'autres politiciens, tandis que Sanogo n'a plus besoin de cela. Pauvre cons, cassez vous!!
moises 14 ans
Vraiment les carottes sont cuites pour sanogo.Il faut etre imbecile pour etre à sa place.Il a éte entour´ pas des opportunistes,alors ils te font monter sur un arbre geant,apres ils t.abandonnent.Le capitaine du malheur finira sûrement comme son colegue DADIS CAMARA ou pire,car il a plus d.enemis aujourd.huit que amis.
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