Divergences entre la CEDEAO et le Mali : Modibo Diarra rencontre Blaise Compaoré à Paris

21 Sept 2012 - 08:07
Mis à jour: 14 ans
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Avant de quitter la France, le président du Faso, Blaise Compaoré, a accordé une audience au Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, le jeudi 20 septembre 2012 à Paris. Les deux personnalités ont évoqué la question sécuritaire, particulièrement au Nord-Mali et les points de discordance entre le plan d’intervention militaire de la CEDEAO et celui des forces armées maliennes. Présent à Paris dans le cadre d’une visite d’amitié, le président du Faso, Blaise Compaoré, s’est entretenu avec le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, hier jeudi 20 septembre 2012. A sa sortie d’audience, le chef du gouvernement malien a confié avoir discuté avec le médiateur Compaoré, de la souffrance des populations civiles maliennes, particulièrement des habitants des zones occupées par les groupes combattants au Nord-Mali. M. Diarra a exprimé l’impatience des Maliens et de son gouvernement pour une intervention pouvant aider son pays à « arrêter le plus rapidement les souffrances des populations du Nord » tout en préservant le mieux possible la vie des personnes qui seront commises dans une éventuelle intervention militaire. Il a rappelé les « discordances qui existent entre les propositions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et celles des militaires maliens, dans les plans d’intervention au Nord-Mali ». A ce sujet, le président du Faso avait indiqué que les autorités maliennes souhaitaient un déploiement des forces de la CEDEAO, plutôt dans la partie occupée du pays que dans le Sud libre, ce qui est, à ses yeux, impossible du point de vue technique et opérationnel. La rencontre de Paris a permis au médiateur ouest africain et au chef de gouvernement malien « d’essayer de comprendre exactement quels sont les points de blocage » du processus de déploiement des forces de la CEDEAO. Une rencontre politique pour trancher Le Premier ministre Diarra a fait comprendre que la CEDEAO dispose certes d’un plan, mais que les militaires maliens disposent du leur. « Bien sûr, la CEDEAO a proposé un plan de sortie de crise. Ce plan de sortie de crise a été discuté avec les militaires maliens qui, eux- aussi, avaient un plan de sortie de crise qui décrivait dans les détails le genre d’aide dont ils ont besoin », a-t-il dit. Devant ce blocage, le Premier ministre malien dit n’avoir aucune solution. « Les solutions probables , si on les connaissait, il n’y aurait pas eu de crise », a-t-il confessé. Il suggère aussi qu’on ne cherche pas à privilégier l’un des plans, en l’occurrence celui de la CEDEAO, par rapport à l’autre. « Nos soldats ont participé à des efforts de la CEDEAO, par le passé. Aujourd’hui, c’est le Mali qui a des problèmes. La CEDEAO doit venir à son secours . Il faut donc s’inscrire dans ce contexte et non dans les velléités de qui décide, de qui fait quoi, a-t-il dit. En définitive, il propose une réunion des leaders politiques afin de trouver « une espèce de raccordement » pour que les deux plans coïncident et permettent une intervention rapide. C’est à peu près ce que proposait le médiateur Compaoré, à sa sortie d’audience avec le président français, François Hollande. « Nous allons poursuivre les discussions pour voir dans quelles mesures nous (CEDEAO et Mali) allons nous entendre sur une opération conjointe », avait-t-il soutenu. On tend donc vers une rencontre, soit du groupe de contact sur le Mali, soit un mini-sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO. Mouor Aimé KAMBIRE : Envoyé spécial à Paris  

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Commentaires (25)

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Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
CHERS SŒURS ET FRERES MALIENS, A QUAND LE MALI, TERRE D’ACCEPTATION ET D’INTEGRATION MULTI-ETHNIQUE, SANS EXCLUSION NI DISCRIMINATION, UN ET INDIVISIBLE ? IL REVIENT AUX MALIENS DE LE CONSTRUIRE DANS L’UNITE EN S’ACCEPTANT, EN SE RECONCILIANT ET EN ACCEPTANT L’AIDE DES AUTRES (CEDEAO/UA/ONU) POUR S’ASSUMER. Bonjour, Certains internautes et certains Maliens se trompent de combat en s’en prenant à certaines minorités Maliennes, cas des Touaregs, en faisant l’amalgame comme quoi tout Touareg ou Tamasheq est du MNLA ou est terroriste. Par exemple, malgré mes contributions qui vont toujours dans le sens de l’apaisement, de la paix, de la réconciliation nationale et de la recherche d’une solution durable de sortie de crise, certains écrivent en ligne ou m’écrivent en me traitant de tous les maux et en disant que l'armée VA me poursuivre et VA poursuivre tous les Touaregs sans distinction jusqu’à leur disparition de terre. Je pense qu’ils se trompent d’ennemis et de combat. Ils prennent tout Touareg ou Tamasheq comme ennemi. Comme je l'ai toujours dit, je ne suis pas du MNLA et je ne suis pas terroriste ET TOUT TOUAREG N'EST PAS DU MNLA ET N’EST PAS TERRORISTE. Les Maliens doivent savoir identifier leurs ennemis (les terroristes, Maliens ou étrangers) et les combattre dans l’unité pour laver l’affront national d’occupation de leur territoire. Pour combattre l'ennemi au Mali, on ne doit pas parler qu'au futur, il est temps de parler au présent et du présent car les populations Maliennes souffrent de la crise qui perdure au Mali. Comment faire pour que l'armée Malienne puisse laver l'affront national (occupation du Mali) en fédérant autour d'elle, comme dit le Président, Dioncounda Traoré, la population Malienne et en se faisant aider par les autres (CEDEAO/UA/ONU) ? C'est cela la question pertinente, ce n'est pas le fait que l'armée Malienne veuille me poursuivre à tord ET poursuivre TOUS LES TOUAREGS SANS DISTINCTION (attention, certains sont innocents et ne demandent qu’à vivre dans la tranquillité) jusqu’à leur disparition de terre, comme l’insinuent certains internautes. Les Maliens, à commencer par le Président de la République et son gouvernement d’union nationale, doivent se saisir de cette question et gérer le problème des minorités au Mali pour leur intégration équitable dans un Mali un et indivisible. Aujourd'hui, le SEUL combat de l'armée doit être, après avoir établi la cohésion interne ET après avoir identifié les vrais ennemis (les terroristes, qu’ils soient Maliens ou étrangers), celui de la libération du Nord en fédérant autour d'elle tous les patriotes Maliens, sans exclusion et sans discrimination, MAIS AUSSI en acceptant l’aide bienveillante des autres (CEDEAO/UA/ONU). A quand le Mali, terre d’acceptation et d’intégration multiethnique, sans exclusion ni discrimination, un et indivisible ? Tous les Maliens doivent travailler ensemble pour y arriver. Devant être un bel exemple d’intégration et cohésion, l’armée Malienne doit y contribuer et non diviser à travers les agissements de certains de ses membres. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
Lynx22 14 ans
1-Jusqu’a preuve du contraire c’est le Mali qui est attaque. 2-Il y a un BLOCUS de la CEDEAO sur les armes d’un pays attaque. 3-Le meme pays attaque est sous embargo economique et financier. 4-Si le premier chiffre est faux, le compte est faux,le compte de la CEDEAO ne souffre d’aucune ambiguite. 5-Engager l’armee dans un tel contexte est simplement pure folie et synonyme de SUICIDE :evil: :evil: :evil:
Lynx22 14 ans
1-Jusqu'a preuve du contraire c'est le Mali qui est attaque. 2-Il y a un BLOCUS de la CEDEAO sur les armes d'un pays attaque. 3-Le meme pays attaque est au sous embargo economique et financier. 4-Si le premier chiffre est faux, le compte est faux,le compte de la CEDEAO ne souffre d'aucune ambiguite. 5-Engager l'armee dans un tel contexte est simplement pure folie et synonyme de SUICIDE. :twisted: :twisted: :twisted:
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
CREER LES CONDITIONS POUR L'EFFICACITE DE L'UNION DES MALIENS AUTOUR DE L'ARMEE ET POUR CELLE DU DIALOGUE ET DE LA NEGOCIATION Bonjour, Félicitations au Président, Dioncounda Traoré, d'appeler, encore et encore, les Maliens à l'union autour de l'armée et pour le dialogue et la négociation avec les groupes qui occupent le Nord Mali. MAIS ENCORE FAUT-IL CREER LES CONDITIONS POUR L'EFFICACITE DE CETTE UNION ET POUR CELLE DE CE DIALOGUE ET DE CES NEGOCIATIONS ? L'union autour d'une armée divisée et sans moyens ne servira et ne menera à rien. Il est donc indispensable de réconcilier l'armée avec elle-même, de lui fournir les moyens et SURTOUT de permettre au contingent de la CEDEAO/UA de l'épauler pour libérer le Nord Mali et sécuriser les populations. Il serait important d'intégrer les communautés Maliennes, en particulier celles vivant au Nord Mali, pour participer dès le départ à ce dialogue et à ces négociations. Sachant que le haut conseil de l'Etat et sa commission aux négociations ne sont toujours pas formés, alors qui sera pilier et fédérateur de ce dialogue et de cette négociation ? Il est donc très urgent de constituer ce haut conseil de l'Etat, sa commission aux négociations et son conseil national de transition. C'est ainsi qu'ils prépareront ce dialogue et cette négociation. Il sera judicieux que ce haut conseil de l'Etat et sa commission aux négociations prennent attache avec la médiation de la CEDEAO pour coordonner leurs efforts et garantir la cohérence. En créant ces conditions pour l’efficacité de l’union des Maliens autour de l’armée et pour celle du dialogue et de la négociation, on évitera au Mali de mourir. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
Rebel 14 ans
<i>"Les solutions probables , si on les connaissait, il n’y aurait pas eu de crise" </i> NO COMMENT. tout simplement RIDICULE et LAMENTABLE.
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