Éducation nationale : 1,37 milliard de FCFA investis dans quatre Instituts de formation des maîtres

Les autorités éducatives ont procédé, vendredi à Bamako, à la pose de la première pierre de l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Bamako, ainsi qu’au lancement des travaux de réhabilitation de l’IFM de Mopti et d’extension de ceux de Ségou et de Sikasso.

24 Oct 2026 - 19:07
0
Éducation nationale : 1,37 milliard de FCFA investis dans quatre Instituts de formation des maîtres

Entièrement financés par la Banque mondiale dans le cadre du projet MIQRA, les travaux concernent la construction de l’IFM de Bamako, la réhabilitation de celui de Mopti et l’extension des établissements de Ségou et de Sikasso. L’investissement global s’élève à 1,37 milliard de FCFA TTC, avec des délais d’exécution compris entre 210 et 270 jours.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence du chargé des opérations de la Banque mondiale pour le Mali et de la coordinatrice du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA). Selon le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Boubacar Dembélé, le coût global des travaux s’élève à 1 370 900 962 FCFA TTC. Entièrement financé par la Banque mondiale à travers le projet MIQRA, cet investissement vise à améliorer les conditions de formation des futurs enseignants et à renforcer les capacités d’accueil des établissements concernés. Dans son discours, Boubacar Dembélé a souligné que ces ressources traduisent un engagement concret en faveur de la formation des enseignants. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’assurer une exécution rigoureuse des travaux et une utilisation responsable des infrastructures réalisées.

Au-delà de la construction, de l’extension et de la réhabilitation des bâtiments, il a indiqué que le programme prévoit également de doter les quatre instituts d’équipements nécessaires à leur bon fonctionnement. « Les établissements bénéficieront notamment de mobilier adapté, de kits solaires et de matériel informatique afin d’améliorer les conditions d’accueil, d’étude et de travail des élèves-maîtres et du personnel », a détaillé le secrétaire général, ajoutant que le programme   d’infrastructures comprend des espaces administratifs et pédagogiques, une bibliothèque, des laboratoires, une salle informatique, une salle de réunion et une infirmerie.  S’y ajoute à  des installations sanitaires, des ouvrages de sécurisation et des aménagements connexes, ainsi qu’un forage équipé d’un château d’eau pour assurer un approvisionnement autonome en eau. Pour le secrétaire général du ministère, cette approche permettra de créer des environnements de formation fonctionnels, adaptés aux exigences du métier d’enseignant. L’objectif est de donner aux futurs maîtres les moyens d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de leur profession.

Renforcer la qualité de l’enseignement

Les interventions prévues dans les quatre villes répondent à des besoins spécifiques. À Bamako, selon le secrétaire général du Ministère la construction d’un nouvel institut permettra de disposer d’un cadre dédié à la formation des enseignants. À Ségou et à Sikasso, a-t-il poursuivi, les travaux d’extension doivent accroître les espaces disponibles, tandis qu’à Mopti, la réhabilitation contribuera à préserver le patrimoine existant et à améliorer les conditions d’utilisation des infrastructures. Pour les autorités éducatives, cet investissement dépasse la seule amélioration du cadre matériel des établissements. Il s’inscrit dans une ambition plus large visant à renforcer la qualité de l’enseignement à travers une meilleure préparation des futurs enseignants. « Un maître mieux formé, c’est une classe mieux accompagnée », a rappelé Boubacar Dembélé, mettant en avant le rôle des enseignants dans le repérage des difficultés d’apprentissage et l’accompagnement des élèves.

Il a également souligné que la formation doit permettre aux futurs enseignants de transmettre des connaissances, de stimuler la curiosité, d’encourager l’effort et de promouvoir le respect d’autrui. Elle doit aussi préparer à une école attentive aux différences, capable d’accompagner chaque enfant dans sa progression. À travers ces travaux financés par la Banque mondiale, le ministère de l’Éducation nationale entend ainsi faire des Instituts de formation des maîtres de véritables espaces de professionnalisation, contribuant durablement à l’amélioration de la qualité de l’éducation au Mali.

 Le chargé des opérations de Banque Mondial, Abdrahamane Coulibaly, a affirmé que son institution est fière de contribuer à cette ambition. « Nous poursuivrons notre action pour améliorer l’accès ç une éducation de qualité, renforcer les compétences des enseignants et offrir à chaque enfant les meilleures chances de réussir », a-t-il rassuré, concluant que l’éducation constitue le fondement du développement.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (0)

User
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (128)
  • Nfp (69)
  • Kankan (45)
  • Citoyen du monde (36)
  • Sissoko (27)