Mali : la Cedeao se radicalise, la junte se dit "trahie"

28 Avr 2012 - 14:56
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_63366" align="alignleft" width="344" caption="Le président par intérim du Mali Dioncounda Traoré (C) avec les deux émissaires de la Cédéao Djibril Bassolé (D) et Adama Bictogo (G), le 7 avril 2012. REUTERS/"][/caption] Les 26 et 27 avril, la Cedeao a tenu un sommet à Abidjan pour apporter des solutions aux crises malienne et bissau-guinéenne. À l'issue du sommet, l'organisation ouest-africaine a annoncé qu'elle avait fixé à 12 mois la période de transition au Mali. Elle a également annoncé que le président par intérim, Dioncounda Traoré, serait le président de transition. Une nouvelle qui a eu l'effet d'une bombe au sein de la junte malienne. S’il a atterri à Bamako, vendredi 27 avril au soir, avec son flegme habituel, le président malien par intérim Dioncounda Traoré, revenant d’Abidjan, ne devait pas bouder sa victoire. Le sommet extraordinaire de la Cedeao sur les crises malienne et bissau guinéenne (26-27 avril) venait, en effet de fixer à 12 mois la durée de la transition. Mieux, le communiqué final du sommet clarifie un point qui défraie la chronique à Bamako : le président intérimaire - soit celui de Dioncounda Traoré - sera aussi le président de la transition. La nouvelle tombée jeudi soir a fait l’effet d’une douche froide à Kati, la ville-garnison devenue le siège du pouvoir d’État depuis le putsch qui renversa ATT le 22 mars dernier. « La Cedeao nous a trahis » s’indigne un membre de l’association pro-junte « trop c’est trop ». Et le chef de la junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo, qui a donné plusieurs coups de fil à des proches pour « comprendre », n'envisageait certainement pas un tel dénouement : dix présidents de la sous-région ont paraphé un communiqué exigeant le retour effectif des putschistes dans les casernes, allant même jusqu’à menacer de sanctions ciblées ceux qui n’obtempéreraient pas. Enfin, dernière gifle, la Cedeao a annoncé sa décision de dépêcher à Bamako six cent militaires pour sécuriser la transition malienne, alors que Sanogo réclamait seulement une aide logistique et matérielle. Joint vendredi à 22 heures, il ne décolérait pas. « La décision de la Cedeao est une trahison et je l’ai dit au médiateur burkinabè ». Djibril Bassolé, le chef de la diplomatie burkinabé semble avoir bien compris. A huit heure samedi 28 avril, il était dans l’avion pour Bamako où il se rend pour la quatrième fois en un mois. Le jeune capitaine va-t-il se radicaliser ? Ou va-t-il  s’incliner, lui qui avait pu obtenir l’entrée au gouvernement de trois militaires à des postes-clés ? En tout cas, les Maliens retiennent leur souffle. Un salut du Nord ? La Cedeao n’a pas seulement coupé l’herbe sous les pieds du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE). Bamako s’attendait, en effet, à débattre de la durée et des modalités de la transition au cours de la Convention nationale proposée par l’accord-cadre de la Cedeao du 6 avril. Annonciatrice de débats houleux, l’analyse dudit accord par le parti d’Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le Rassemblement pour le Mali (RPM), mentionnait clairement que le président intérimaire, Dioncounda Traoré, ne pouvait être investi que pour quarante jours au plus. Avis partagé par plusieurs autres formations et associations citoyennes dont celle d’Oumar Mariko, farouchement opposé par ailleurs à la junte. Une situation potentiellement explosive donc. Sauf si le Capitaine Sanogo et ses camarades décident de faire garder au Mali son record mondial de retour à la légalité constitutionnelle, deux semaines seulement, après un putsch réussi. Et à moins que les terribles développements au Nord n’imposent l’union sacrée. Alors que la rencontre tant attendue de Gao entre le MNLA et Ansar Eddine a abouti à l'instauration de la charia, à Tombouctou, les populations se préparent au pire : dans la soirée du vendredi 27 avril, les forces du FNLPA et celles du MNLA les ont sommées de quitter la ville. Toutes deux armées jusqu’aux dents, elles s'apprêtaient à en découdre.   28/04/2012 à 15h:14 Par Adam Thiam, à Bamako jeuneafrique.com

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Commentaires (313)

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Djibril TRAORE
Djibril TRAORE 14 ans
Bonjour chers lecteurs et lectrices! L'heure est grave. Tous ces gens contre SANOGO,sont des proches de l'ancien regime. Ils veulent préserver les biens et argents volés au peuple malien car, le jeune Ministre de la justice ne leur fera pas la part belle. savez vous que les sous volés par Soumaila Cissé, Modibo Sidibé, Kassim Tapo, Diane etc, une fois récupérés, suffiront à resoudre les problèmes du Nord (achat équipement de guerre)en plus des autres problèmes?Ils ont peur d'être jugés et de tout perdre, car, ils n'ont fait que voler,d'Alpha à AAT et Kafougana, officier digne qui s'est laisser acheter par ATT.CDEAO, aidez nous à équiper notre vaillante Armée qui a été vendue par Alpha (Pacte national) puis ATT pour se maintenir au pouvoir, mais DIEU est avec nous. Tous les maliens sont prêts à mourrir pour récuperer le Nord.
SANOGO DEGAGE
SANOGO DEGAGE 14 ans
sanogo a peur d'aller combattre au nord et veut que la cedeao fasse le travail à sa place et lui il va jouer au petit chef à kati.....bande de lâches
traore
traore 14 ans
vous me dégoute tt les gent ki parle le mal de sanogo la plus par d entre vs sont des fils a papa ki on vole et vendu le mali vos papa son paye vos étude en étranges avec kel argent att na jamais acheté un seul ni munition pour allé ds le nord et il fais ke donne des inter vu bidon a la télé ordurière sanogo nous a ouvres les yeux le mali na pas a la merci de la cedao on na un peuple souveraine donc vive sanogo la patrie ou la more ns vaincrons
anti cedeao
anti cedeao 14 ans
La CEDEAO cherche à détruit le Mali, les Maliens fait très attention à CEDEAO. Je ne sais pourquoi le mali à autant des ennemi comme ça ? :oops: :oops: :oops:
pheno
pheno 14 ans
mon frere sanogo c'est homme de valeur on s'en fout de la cedeao.Et c'est eux qui on fait tout sa. :-x
phare
phare 14 ans
Gros appétits pour le Sahel Par : comaguer.over-blog.com Publié le : 29/04/12 Tandis que les médias de masse nous abreuvent de détails sur l’ordre constitutionnel, l’islamisme, l’intangibilité des frontières, chaque « expert » (bien payé et pas neutre comme le démontre le documentaire sur « les nouveaux chiens de garde ») trouvant ainsi l’occasion d’étaler son savoir sur des questions qui, pour les puissants de ce monde, sont secondaires. L’ordre constitutionnel n’est respectable que tout autant qu’il n’est pas dérangé par le résultat d’un référendum comme en 2005 en France, l’islamisme est ici encouragé (guerre d’Afghanistan 1979-1989) là utilisé (Yougoslavie) ou brandi à l’occasion comme un épouvantail alors que les relations les plus étroites sont entretenues avec les pays qui le financent (Arabie Saoudite, Qatar). Tout ce spectacle hypocrite sert à masquer d’autres enjeux. La carte qui suit émane d’un club très officiel puisqu’il est une sorte de commission spécialisée de l’OCDE sur le Sahel et l’Afrique de l’Ouest. Rien de plus respectable pour les pouvoirs capitalistes en place puisque l’OCDE est l’institution qui a succédé à l’OECE chargée dès les débuts de la guerre froide de la répartition des crédits Marshall c'est-à-dire de la mise sous contrôle économique par les Etats-Unis des pays de l’Ouest européen. Depuis l’OCDE s’est installée comme bureau de recherche et de planification de l’ordre capitaliste occidental dominant. Qu’ait été créé au sein de l’OCDE un club Sahel et Afrique de l’Ouest suffit à démontrer que cette région du monde est considérée par le capitalisme occidental comme une de ses arrière-cours et qu’il a dans cette zone des projets et des appétits qui ne s’embarrassent pas de la souveraineté des États de la région. Que dit cette carte ? 1 - D’abord sur la population Que les Touaregs sont majoritaires dans la zone Nord du Mali, ce qui est une évidence démographique de longue date et cette partie du territoire malien actuel est appelée Azawad, terme revendiqué par le MNLA. Qu’ils ne sont pas majoritaires au Sud de la boucle du Niger. Là aussi simple rappel des faits. Mais surtout elle montre que la zone à dominante touarègue dépasse très largement le Mali, qu’elle s’étend jusqu’en Libye et qu’elle est donc déstabilisée par la disparition du régime libyen. 2 - Ensuite sur les ressources convoitées : Le niveau actuel des cours de l’or et les inquiétudes des possédants sur la stabilité des monnaies des pays capitalistes riches ont déchaîné une ruée mondiale vers le métal jaune. L’accès à de nouvelles sources de pétrole et de gaz est une préoccupante stratégique des États-Unis comme de l’Union européenne et Iles veulent mettre la main sur les nouveaux gisements avant l’Inde et la Chine. L’Afrique de l’Ouest est donc de ce point de vue le terrain de chasse prioritaire. 3 - Dernière indication de portée politique et stratégique considérable « Le gaz du bassin de Taoudéni pourrait être exporté via l’Algérie ». Là s’exprime la crainte que l’Algérie et sa société pétrolière nationale la Sonatrach qui a déjà commencé à prendre part aux côtés des sociétés occidentales (Total et Eni en particulier) aux recherches prometteuses en Mauritanie et au Mali devienne le maître du jeu. Pour l’empêcher rien de tel qu’un bon gros désordre « islamique » pour mettre le pouvoir algérien, le seul qui conserve encore un peu d’indépendance du Caire à Rabat, sur la défensive. Mais une autre histoire est possible qui n’est évidemment pas celle que veulent écrire les puissances membres de l’OCDE : que sous la houlette de l’Algérie, qui aujourd’hui a seule les capacités militaires et techniques pour le faire, les pays de la région se mettent d’accord pour exploiter ensemble ces nouvelles ressources pétrolières, les utilisent pour leur propre développement et exportent le reste par un port à construire sur l’Atlantique en Mauritanie ou au Sénégal. Un vrai projet Sud-Sud qui constituerait une véritable décolonisation du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Source : Afrique-Asie
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