Mali : L'accord-cadre a été encore "violé" à travers la fixation du délai de la transition à douze mois

28 Avr 2012 - 18:19
Mis à jour: 14 ans
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L'accord-cadre a été encore "violé" à travers la fixation du délai de la transition à douze mois sans que l'avis des Maliens, appartenant à un pays indépendant et souverain, ne soit pas pris en compte, a déclaré vendredi Makan Koné, président de la "Maison de la presse" du Mali lors d'une interview. Pour rappel, les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), ont tenu une session extraordinaire le 26 avril à Abidjan (Côte d'Ivoire) afin d'examiner la situation politique, sécuritaire et humanitaire au Mali et en Guinée Bissau. Evoquant les décisions prises lors de ce sommet, M. Koné a rappelé : "les Chefs d'Etat et de Gouvernement décident de porter la transition au Mali sur une période de 12 mois, au cours desquels les élections présidentielles doivent être organisées pour choisir un nouveau Président". Il a aussi rappelé un autre aspect de ce même point : "le Sommet décide également d'étendre le mandat des organes de transition, notamment le Président par Intérim, le Premier Ministre et le Gouvernement sur cette période de 12 mois pour assurer, dans la limite des pouvoirs qui leurs sont conférés par la Constitution, la continuité de la gouvernance du pays". Après avoir rappelé les deux aspects de cette décision, M. Koné estime que "Il n'appartient pas à la Cedeao de décider seule de l'avenir du Mali sans le point de vue des maliens, habitants d'un pays souverain et indépendant". M. Koné a précisé qu'Ouagadougou il a été clairement dit que "la durée de la transition dépendra du temps qu'on mettra à recouvrir tout le territoire occupé", avant de s'interroger en ces termes "Cela est-ce possible en un an ?". Celui-ci a "déploré" le fait que les contours de la transition soient "discutés" en dehors du Mali (c'est-à-dire à Abidjan) et des Maliens. Il a aussi "déploré l'inexistence" des structures organisées au Mali, pour "contester" les décisions de la Cedeao. Dans ses "inquiétudes" par rapport à la durée de la transition, il souligne qu'en cas d'"incapacité ou d'incompétence" du gouvernement, sachant que l'Assemblée nationale ne peut pas le démettre, "que faire alors pendant ces 12 mois?". Dans ses propositions de solutions, M. Koné préconise "la tenue d'une convention ou d'une conférence nationale lors de laquelle, l'ensemble des Maliens doivent décider de mettre de côté leurs égos, de se retrouver pour parler de l'avenir du Mali". S'agissant du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE), M. Koné s'interroge également sur la position de la Cedeao qui, rappelle-t-il, "demande aux membres du CNRDRE de retourner dans les casernes et de se consacrer à leur mission régalienne de défense du territoire". De l'avis de M. Koné, la Cedeao est obligée de tenir compte du CNRDRE, sinon, ajoute-t-il, "Qu'est-ce que les membres du CNRDRE, signataires de l'accord-cadre, vont décider étant dans les casernes?". Quant au déploiement de la Force en Attente de la Cedeao avec effet immédiat conformément au mandat approuvé, M. Koné voit en cela "comme l'envoi des militaires de la Cedeao au sud du Mali, pour sécuriser les organes de transition", d'où son interrogation "Et le nord du pays?". Par ailleurs, au sein de l'armée malienne, certains hauts gradés notamment de Kati ont clairement exprimé leur "désapprobation" face à l'arrivée des troupes de la Cedeao au Mali.   Xinhua Samedi 28 avril 2012 | 19:55 UTC

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Commentaires (37)

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anti cedeao
anti cedeao 14 ans
La CEDEAO cherche à détruit le Mali, les Maliens fait très attention à CEDEAO. Je ne sais pourquoi le mali à autant des ennemi comme ça ?
phare
phare 14 ans
Gros appétits pour le Sahel Par : comaguer.over-blog.com Publié le : 29/04/12 Tandis que les médias de masse nous abreuvent de détails sur l’ordre constitutionnel, l’islamisme, l’intangibilité des frontières, chaque « expert » (bien payé et pas neutre comme le démontre le documentaire sur « les nouveaux chiens de garde ») trouvant ainsi l’occasion d’étaler son savoir sur des questions qui, pour les puissants de ce monde, sont secondaires. L’ordre constitutionnel n’est respectable que tout autant qu’il n’est pas dérangé par le résultat d’un référendum comme en 2005 en France, l’islamisme est ici encouragé (guerre d’Afghanistan 1979-1989) là utilisé (Yougoslavie) ou brandi à l’occasion comme un épouvantail alors que les relations les plus étroites sont entretenues avec les pays qui le financent (Arabie Saoudite, Qatar). Tout ce spectacle hypocrite sert à masquer d’autres enjeux. La carte qui suit émane d’un club très officiel puisqu’il est une sorte de commission spécialisée de l’OCDE sur le Sahel et l’Afrique de l’Ouest. Rien de plus respectable pour les pouvoirs capitalistes en place puisque l’OCDE est l’institution qui a succédé à l’OECE chargée dès les débuts de la guerre froide de la répartition des crédits Marshall c'est-à-dire de la mise sous contrôle économique par les Etats-Unis des pays de l’Ouest européen. Depuis l’OCDE s’est installée comme bureau de recherche et de planification de l’ordre capitaliste occidental dominant. Qu’ait été créé au sein de l’OCDE un club Sahel et Afrique de l’Ouest suffit à démontrer que cette région du monde est considérée par le capitalisme occidental comme une de ses arrière-cours et qu’il a dans cette zone des projets et des appétits qui ne s’embarrassent pas de la souveraineté des États de la région. Que dit cette carte ? 1 - D’abord sur la population Que les Touaregs sont majoritaires dans la zone Nord du Mali, ce qui est une évidence démographique de longue date et cette partie du territoire malien actuel est appelée Azawad, terme revendiqué par le MNLA. Qu’ils ne sont pas majoritaires au Sud de la boucle du Niger. Là aussi simple rappel des faits. Mais surtout elle montre que la zone à dominante touarègue dépasse très largement le Mali, qu’elle s’étend jusqu’en Libye et qu’elle est donc déstabilisée par la disparition du régime libyen. 2 - Ensuite sur les ressources convoitées : Le niveau actuel des cours de l’or et les inquiétudes des possédants sur la stabilité des monnaies des pays capitalistes riches ont déchaîné une ruée mondiale vers le métal jaune. L’accès à de nouvelles sources de pétrole et de gaz est une préoccupante stratégique des États-Unis comme de l’Union européenne et Iles veulent mettre la main sur les nouveaux gisements avant l’Inde et la Chine. L’Afrique de l’Ouest est donc de ce point de vue le terrain de chasse prioritaire. 3 - Dernière indication de portée politique et stratégique considérable « Le gaz du bassin de Taoudéni pourrait être exporté via l’Algérie ». Là s’exprime la crainte que l’Algérie et sa société pétrolière nationale la Sonatrach qui a déjà commencé à prendre part aux côtés des sociétés occidentales (Total et Eni en particulier) aux recherches prometteuses en Mauritanie et au Mali devienne le maître du jeu. Pour l’empêcher rien de tel qu’un bon gros désordre « islamique » pour mettre le pouvoir algérien, le seul qui conserve encore un peu d’indépendance du Caire à Rabat, sur la défensive. Mais une autre histoire est possible qui n’est évidemment pas celle que veulent écrire les puissances membres de l’OCDE : que sous la houlette de l’Algérie, qui aujourd’hui a seule les capacités militaires et techniques pour le faire, les pays de la région se mettent d’accord pour exploiter ensemble ces nouvelles ressources pétrolières, les utilisent pour leur propre développement et exportent le reste par un port à construire sur l’Atlantique en Mauritanie ou au Sénégal. Un vrai projet Sud-Sud qui constituerait une véritable décolonisation du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Source : Afrique-Asie
Koutiala
Koutiala 14 ans
Mes chere compatriotes Maliens: Dioncounda Traoré et la CEDEAO veulent trahir le peuple malien et les mettre dans une autre crise infinissable.il faut les maliens reagissent contre cette decison prise par par les ennemis de notre pays,c’est Dioncounda Traoré et son ami incompetant ATT qui ont mis le mali dans cette situation,l’actuel numero un malien pouvait empecher ATT de ne pas laisser faire entrer les rebelles Touaregs venant de la Libye.que Dieu benisse le mali ainsi que les maliens partout au monde.
Soumaré
Soumaré 14 ans
Cher frères et soeurs du mali,la triste réalité est que on n'a pas d'armé digne de se nom au mali.Si non comment pouvez vous comprendre le comportement de nos militaires face aux bandits du nord sois disant qu'ils n'avais pas d'armes.Du grand n'importe quoi qu'ils racontent et les armes que certains de nos militaires ont jeté dans le fleuve Niger n'étaient t-ils pas des armes? C'est pas pour dénigrer l'armé malienne,mais une triste réalité.Les braves vietnamiens se sont battu contre la puissante armé américaine au départ sans arme et après contre les français où sont-ils aujourd'hui? Ils ont retrouvé leurs dignités mérité et sont respectés par tous. Si j'entends la déclaration du pouvoir de "kati" à la venue des forces de la CEDEAO,il me fait rigoler vraiment. Si ils sont capable de quoi que se soit,ils n'ont qu'à aller déloger AQMI,MNLA,FNLA dans les différentes région occupées en 20jours,comme ça les élections seront vites organisée. Mais je pense que ils ne sont pas capables,c'est pour cette raison que les forces étrangère vont rentrer dans la danse. Qu'ils arrêtent de nous faire croire qu'ils peuvent défendre toute seul l'intégrité de nôtre territoire en ce moment,je ne crois pas. A mon avis qu'ils coopèrent avec les forces de la CEDEAO dans l'intérêt de tout le mali si non ils seront les seuls responsable de ce qui va advenir au mali. A bon entendeur salut.
BADRA
BADRA 14 ans
Cher TOUS, Avant de se réclamer défenseur ou contre les putschistes du 22/03/2012, quel est le malien, à ce jour, pouvant nous indiquer les informations ci-après sur CNDRE : • Son acte de création ; • Son statut ; • Ses missions ; • Sa composition ; • Son organisation etc… Ainsi, ces différentes précisions pourraient nous permettre d’apprécier sa légalité, légitimité d’engager, à travers un « accord cadre », le peuple malien auprès d’instances internationales d’une part et d’autre part sa capacité technique et opérationnelle à jouer un rôle majeur pendant la prochaine convention des forces vives et la transition qui s’annonce inexorablement. Salutations à tous. Aliou TRAORE