Tentative de Coup d’Etat au Mali: Déclaration politique de Soumaïla Cissé, Candidat URD à la présidentielle de 2012

24 Mars 2012 - 02:47
Mis à jour: 15 ans
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Au moment d’écrire cette déclaration, des centaines de milliers de Bamakois sont terrés chez eux de peur d’être violentés ou vandalisés par des soldats mutins. Des membres du gouvernement et des hommes politiques maliens sont arrêtés. Le même soir, des hommes de tenue, venus, sans succès, m’arrêter, ont détruit tout ce qui pouvait l’être chez moi. [caption id="attachment_56457" align="alignleft" width="340" caption="Mr Soumaila Cissé, président URD, ancien ministre des finances du Mali, ex-président de la Commission UEMOA"][/caption] Hier, jeudi 22 mars, un groupe de soldats est apparu, à travers les antennes de la télévision nationale, pour annoncer la dissolution des institutions, la suspension de la constitution, décrété un couvre-feu et décidé de la fermeture des frontières. Je condamne de la façon la plus ferme et la plus énergique ce coup d’Etat qui remet en cause l’ensemble de nos acquis démocratiques et isole totalement le Mali de la marche du monde, à un moment où notre pays a, particulièrement, besoin de l’appui de ses partenaires pour faire face aux défis du développement et au péril sécuritaire du Nord. Je demande la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées et exige un retour à « l’ordre constitutionnel » dans les meilleurs délais. Cette tentative de coup d’Etat est l’acte réactionnaire le plus bas de l’histoire politique du Mali au cours de 20 dernières années. La pratique du coup d’Etat, en elle-même, est totalement révolue comme mode d’accession au pouvoir. Et le peuple malien ne s’est pas levé, comme un seul homme, un jour de mars 1991, pour proclamer sa foi en la démocratie, et accepter, aujourd’hui, que des militaires décident de s’emparer des institutions étatiques et occuper le pouvoir d’Etat. Il appartient au peuple malien de choisir ses dirigeants. Ce lundi, 26 mars 2012, sera célébré, à travers le pays, le souvenir des martyrs qui se sont sacrifiés, il y a de cela exactement 21 ans, pour qu’enfin, règne la démocratie et le respect des institutions républicaines. Pour honorer leurs mémoires, nous n’avons pas mieux à faire que d’exiger le retour à la démocratie. Notre responsabilité nationale est d’autant plus engagée, qu’à la suite de l’avènement démocratique du Mali, d’autres peuples d’Afrique et du Maghreb ont exigés d’être dirigés en toute démocratie. C’est pourquoi, l’Union Africaine, par la déclaration d’Alger de 1999, condamne toute rupture de l’ordre constitutionnel résultant des coups d’État avec des sanctions automatiques contre les auteurs. Les auteurs du coup du 22 mars prétextent la crise au Nord et le nécessaire rétablissement de la démocratie pour justifier leur tentative de prise du pouvoir par les armes. Cet argument est d’autant plus faible que depuis l’annonce du coup d’Etat, le Nord du pays n’est plus défendu, ni sécurisé. Je m'incline devant la mémoire de nos soldats tombés au front et réaffirme avec force la nécessité de pourvoir notre vaillante armée de tous les moyens nécessaires à l'accomplissement de sa mission de défense de l'intégrité territoriale du Mali. Quand à la démocratie, il n’ ya rien de mieux que, de respecter le calendrier électoral et laisser les Maliens choisir, en âme et conscience, les dirigeants qu’ils considèrent aptes à gérer leur pays. Notre calendrier républicain prévoit des élections présidentielles le 29 avril et des élections législatives le 1er juillet 2012. Pourquoi donc vouloir se substituer aux choix que les Maliennes et Maliens exerceront, en toute légalité, dans 35 jours ? Les tensions politiques que connaît actuellement la Mali doivent se résoudre dans le cadre institutionnel mis en place depuis la transition démocratique. Nous ne pouvons accepter aucune solution qui n’incorpore comme une base minimale le rétablissement des instituons républicaines et le respect du calendrier électoral. La condamnation unanime de la communauté internationale du coup d’Etat et les conséquences de suspensions de programmes de coopération, qui en découlent, illustrent, s’il en est besoin, que la solution est uniquement politique. Le Mali ne se relèverait pas d’une suspension de ses programmes de coopération et les progrès engrangés depuis 20 ans seraient perdus à jamais. Nous retournerions à la période où l’Etat pouvait rester plus d’un an sans pouvoir payer les salaires. L’heure est, donc, suffisamment grave pour que tous les Maliens et Maliennes se lèvent pour exiger la restauration des institutions légales et la tenue, à date échue, d’élections libres et transparentes pouvant conduire à des alternances démocratiques. A défaut d’élections libres et transparentes qui pourront permettre de voir se succéder aux affaires des hommes et des femmes plus inspirés et animés par l’exigence de résultats, proposant des idées nouvelles et performantes pour sortir résolument les populations de la misère et de l’insécurité , le Mali risque de connaître des coup d’Etat en série. Ce qui est une calamité pour tout pays qui aspire au progrès. Notre pays, le Mali, riche d’un passé glorieux, a su, à tous les moments, redresser la tête et relever les nombreux défis qui ont jalonné sa longue et prestigieuse histoire. C’est au nom de ce Mali, notre fierté à tous, que je nous invite à nous tenir debout et à exiger la restauration des institutions et le respect des règles républicaines.

Bamako le 23 mars 2012

Soumaila Cissé

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Commentaires (104)

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Fama 15 ans
Il y a longtemps sur ce même forum, que je fustige avec d'autres citoyens maliens, l'incapacité, le laxisme et la gestion hasardeuse du notre pays par le régime d'ATT.Mais pour autant un coup d'Etat militaire n'était pas nécessaire et souhaitable. Les maliens sont fortement imprégnés de la démocratie, ce forum en est une illustration en terme de la liberté d'expression durement conquise depuis 20 ans. Le capitaine Sanogo et sa bande seront raisonnables de rétablir l'ordre constitutionnel. ATT doit être rétabli dans sa fonction de président de la République jusqu'à échéance normale (juin prochain). Le président de l'assemblée nationale ou toute autre personnalité de la société civile devant assurer l'intérim de la présidence de la République jusqu'à l'organisation des éléctions démocratiques, libres et transparentes une fois que la paix sera rétablie au Nord et que l'ensemble de nos compatriotes dont les réfugiés et les déplacés soient à mesure de voter paisiblement chez eux.
je suis entierement d accord avec vous , on ne se retire pas du debat,c est notre facon ,d apporter contribution au debat ideologic national. mon cher sentinelle revient dans le debat.
wk 15 ans
Moussa Konaté est un romancier, dramaturge et essayiste malien, auteur notamment des ouvrages suivants : "Le Prix de l’âme" (1981), "Une Aube incertaine" (1985), "Fils du Chaos" (1986), "Chronique d’une journée de répression" (1988), "Les Saisons" (1990), "Goorgi" (1998), "L’Assassin du Banconi" (2002), "L’Honneur des Keïta" (2002), "L’Empreinte du renard" (2006) et "La Malédiction du Lamentin" (2009). Le coup d’État du 22 mars a été une surprise désagréable pour certains, douloureuse pour d’autres. Comme si, encore une fois, l’Afrique noire donnait la preuve de son incapacité à vivre en démocratie. Les condamnations n’ont pas tardé à fuser, provenant aussi bien des institutions sous-régionales et continentales que de la France, l’ancien pays colonisateur. Paradoxalement, la voix la plus légitime, celle du peuple malien, demeure inaudible. L’argumentation des jeunes militaires qui se sont emparés du pouvoir et une analyse superficielle de l’événement pourraient faire croire que c’est l’incapacité d’Amadou Toumani Touré (ATT) à contrer la rébellion touarègue qui est à l’origine du putsch. Certes, les revers subis par l’armée malienne face à quelques centaines de rebelles sont humiliants, aussi bien pour les soldats que pour le peuple malien, si fier de son histoire, mais ils ne sont, en réalité, que le révélateur d’une situation beaucoup plus inquiétante et plus générale : celle du Mali. Il est indispensable de faire un rapide tour d’horizon de l’histoire récente de ce pays pour comprendre le problème. En 1991, quand tombe le régime militaire de Moussa Traoré, l’espoir s’était installé dans le cœur des Maliens, convaincus qu’avec la liberté retrouvée, le bonheur était à portée de main. Hélas, ce fut au contraire le commencement d’un long calvaire. Certes, le multipartisme avait pris la place du parti unique, mais les maux qui gangrenaient le régime militaire avaient continué et n’avaient cessé de s’aggraver depuis. La corruption, le détournement des deniers publics, le népotisme, entre autres, avaient fini par devenir l’essence du moteur étatique. Le malheur des Maliens fut d’avoir remplacé un régime militaire par une mafia pour laquelle les intérêts personnels sont au-dessus de l’intérêt public. Les élections ne furent plus que des parodies, car ceux qui étaient supposés rivaliser pour obtenir le suffrage des populations, s’entendaient en secret pour installer au pouvoir celui qui était susceptible de défendre leurs intérêts. La comédie était tellement bien jouée que le monde applaudissait la « démocratie malienne ». Et ATT fut de ces élus. Il n’avait pas l’étoffe d’un chef d’État, mais peu importait. Peu à peu, l’État malien est devenu la propriété privée de la classe politique et de ses complices de l’administration et des affaires. Pour assagir les trublions, au lieu d’utiliser la force, comme Moussa Traoré, les nouveaux politiciens usèrent de la corruption. Pour assagir les trublions, au lieu d’utiliser la force, comme Moussa Traoré, les nouveaux politiciens usèrent de la corruption. C’est ainsi que les étudiants, qui furent au cœur de la révolte contre Moussa Traoré, eurent les poches pleines de Francs CFA et se virent promis des hauts postes dans l’administration dès la fin de leurs études. Pour se faire élire, il suffisait et il suffit d’offrir quelques billets de banque aux chefs de villages et à des chefs religieux pour que les populations votent les yeux fermés, d’autant plus que plus de la moitié des Maliens est analphabète et vit dans la misère. Désormais, au Mali, tout s’achète, de l’acte de naissance à l’acte de décès, en passant par les notes de classe, le permis de conduire, etc. Et cela au su et au vu de tous ! Il faut se rappeler que Senoussi, l’ancien chef des services de renseignements libyen, était muni d’un passeport malien « falsifié » et que l’ancien président Amadou Toumani Touré avait déclaré qu’il n’humilierait pas des « chefs de famille » en les emprisonnant pour détournement de deniers publics. N’est-ce pas une incitation au vol et à la corruption de la part du plus haut responsable de l’État ? Quoi d’étonnant dès lors que, dans un pays où l’État appartient à une mafia, l’armée soit minée par la corruption, le vol et le népotisme ? Si les rebelles remportent des victoires, c’est parce qu’ils font face à une armée où les galons se distribuent comme de petits pains. Le putsch était donc prévisible. La rébellion touarègue ne fut qu’un révélateur du marasme dans lequel est plongé le Mali. L’état de l’armée malienne n’est que le reflet de l’état de la société malienne. Le consensus, qui a fait la force du Mali, où les ethnies se côtoient fraternellement, finit par être sa faiblesse du moment qu’elle est détournée par les politiciens Lire l'article sur Jeuneafrique.com : : Moussa Konaté : "Le coup d'État au Mali était prévisible" Tribune Le putsch au Mali était prévisible | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
wk 15 ans
A Lire Dans Jeune Afrique Moussa Konate Le coup d'état était Previsible. Moussa Konaté est un romancier, dramaturge et essayiste malien, auteur notamment des ouvrages suivants : "Le Prix de l’âme" (1981), "Une Aube incertaine" (1985), "Fils du Chaos" (1986), "Chronique d’une journée de répression" (1988), "Les Saisons" (1990), "Goorgi" (1998), "L’Assassin du Banconi" (2002), "L’Honneur des Keïta" (2002), "L’Empreinte du renard" (2006) et "La Malédiction du Lamentin" (2009). Le coup d’État du 22 mars a été une surprise désagréable pour certains, douloureuse pour d’autres. Comme si, encore une fois, l’Afrique noire donnait la preuve de son incapacité à vivre en démocratie. Les condamnations n’ont pas tardé à fuser, provenant aussi bien des institutions sous-régionales et continentales que de la France, l’ancien pays colonisateur. Paradoxalement, la voix la plus légitime, celle du peuple malien, demeure inaudible. L’argumentation des jeunes militaires qui se sont emparés du pouvoir et une analyse superficielle de l’événement pourraient faire croire que c’est l’incapacité d’Amadou Toumani Touré (ATT) à contrer la rébellion touarègue qui est à l’origine du putsch. Certes, les revers subis par l’armée malienne face à quelques centaines de rebelles sont humiliants, aussi bien pour les soldats que pour le peuple malien, si fier de son histoire, mais ils ne sont, en réalité, que le révélateur d’une situation beaucoup plus inquiétante et plus générale : celle du Mali. Il est indispensable de faire un rapide tour d’horizon de l’histoire récente de ce pays pour comprendre le problème. En 1991, quand tombe le régime militaire de Moussa Traoré, l’espoir s’était installé dans le cœur des Maliens, convaincus qu’avec la liberté retrouvée, le bonheur était à portée de main. Hélas, ce fut au contraire le commencement d’un long calvaire. Certes, le multipartisme avait pris la place du parti unique, mais les maux qui gangrenaient le régime militaire avaient continué et n’avaient cessé de s’aggraver depuis. La corruption, le détournement des deniers publics, le népotisme, entre autres, avaient fini par devenir l’essence du moteur étatique. Le malheur des Maliens fut d’avoir remplacé un régime militaire par une mafia pour laquelle les intérêts personnels sont au-dessus de l’intérêt public. Les élections ne furent plus que des parodies, car ceux qui étaient supposés rivaliser pour obtenir le suffrage des populations, s’entendaient en secret pour installer au pouvoir celui qui était susceptible de défendre leurs intérêts. La comédie était tellement bien jouée que le monde applaudissait la « démocratie malienne ». Et ATT fut de ces élus. Il n’avait pas l’étoffe d’un chef d’État, mais peu importait. Peu à peu, l’État malien est devenu la propriété privée de la classe politique et de ses complices de l’administration et des affaires. Pour assagir les trublions, au lieu d’utiliser la force, comme Moussa Traoré, les nouveaux politiciens usèrent de la corruption. Pour assagir les trublions, au lieu d’utiliser la force, comme Moussa Traoré, les nouveaux politiciens usèrent de la corruption. C’est ainsi que les étudiants, qui furent au cœur de la révolte contre Moussa Traoré, eurent les poches pleines de Francs CFA et se virent promis des hauts postes dans l’administration dès la fin de leurs études. Pour se faire élire, il suffisait et il suffit d’offrir quelques billets de banque aux chefs de villages et à des chefs religieux pour que les populations votent les yeux fermés, d’autant plus que plus de la moitié des Maliens est analphabète et vit dans la misère. Désormais, au Mali, tout s’achète, de l’acte de naissance à l’acte de décès, en passant par les notes de classe, le permis de conduire, etc. Et cela au su et au vu de tous ! Il faut se rappeler que Senoussi, l’ancien chef des services de renseignements libyen, était muni d’un passeport malien « falsifié » et que l’ancien président Amadou Toumani Touré avait déclaré qu’il n’humilierait pas des « chefs de famille » en les emprisonnant pour détournement de deniers publics. N’est-ce pas une incitation au vol et à la corruption de la part du plus haut responsable de l’État ? Quoi d’étonnant dès lors que, dans un pays où l’État appartient à une mafia, l’armée soit minée par la corruption, le vol et le népotisme ? Si les rebelles remportent des victoires, c’est parce qu’ils font face à une armée où les galons se distribuent comme de petits pains. Le putsch était donc prévisible. La rébellion touarègue ne fut qu’un révélateur du marasme dans lequel est plongé le Mali. L’état de l’armée malienne n’est que le reflet de l’état de la société malienne. Le consensus, qui a fait la force du Mali, où les ethnies se côtoient fraternellement, finit par être sa faiblesse du moment qu’elle est détournée par les politiciens Lire l'article sur Jeuneafrique.com : : Moussa Konaté : "Le coup d'État au Mali était prévisible" Tribune Le putsch au Mali était prévisible | Jeune
A tous les maliens, a mes chers amis et autres de maliweb, Devant la situation confuse, qui ouvre un grand boulevard vers le chaos, que subit ma CHÈRE PATRIE, Devant attentisme, pour ne pas dire la caution, des maliens de l'intérieur, Devant la misère que vivent mes concitoyens réfugiés dans les pays limitrophes, Devant la facilité déconcertante avec laquelle le ralliement, des "serviteurs" de l'état qui vient de tomber, s'effectue, Constant que les maliens (y compris mes proches après de nombreux coup de fil) semblent se réjouir des promesses d'une vie meilleure, <STRONG>JE NE ME RETROUVE PLUS DANS LE MALIEN.</STRONG> Prenant acte que <STRONG>la priorité du nouveau n°1 de la nouvelle équipe est le maintient de l'intégrité du pays et la sécurité des citoyens,</STRONG> Supposant que les maliens de l'intérieur seraient les premiers concernés, comme on m'a toujours jeté dans la figure, En tant que républicain, et étant sûr que je mourrai avec l'amour du Mali, <STRONG>J'AI LE DEVOIR DE RESPECTER LES CONSIDÉRATIONS DES AUTRES MALIENS.</STRONG> En conséquence, je décide, à partir de ce samedi 24 mars 2012 16H GMT, de me retirer du débat sur Maliweb <STRONG> JUSQU'À CE QUE LE MALI RECOUVRE SON UNITÉ ET SON INTÉGRITÉ. </STRONG>
Broulayi 15 ans
Hey ! Senti… là, je ne te comprends plus… Chacun est libre de son choix. Tu es libre de faire ce que tu veux. Cependant, le débat, c’est une sorte de « bien public »… Ton opinion exprimée ici, enrichit la connaissance des autres. Nous venons tous ici pour apprendre un peu des autres. L’épreuve que nous traversons est terrible. Mais nous devons la surmonter. Alors, en tant qu’ami, je te demande de ne pas te retirer. Des heures très sombres sont à venir. Tu ne peux pas être simple spectateur. Merci de revenir sur ta décision. :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D
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