Vague d’arrestations de personnalités politiques et militaires : La grande mystification du CNRDRE

19 Avr 2012 - 00:15
Mis à jour: 15 ans
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La junte conduite par le Capitaine Amadou Haya Sanogo, qui a réussi le coup d’Etat du 22 mars avant d’accepter le retour à l’ordre constitutionnel normal, continue de faire parler d’elle. Mais pas de façon positive, plutôt de manière lugubre. En effet, depuis la nuit du lundi 16 au mardi 17 avril, sur instruction du CNRDRE, des groupes de militaires armés ont opéré de nombreuses arrestations arbitraires. [caption id="attachment_61347" align="alignleft" width="250" caption="Amadou H Sanogo"][/caption] Les victimes de ces méthodes d’une époque révolue sont, entre autres, Soumaïla Cissé, ancien Président de la Commission de l’UEMOA, et, surtout, candidat de l’URD à la prochaine présidentielle, Modibo Sidibé, ancien Premier ministre et candidat indépendant au même scrutin, Bany Kanté, richissime homme d’affaires lié aux Libyens et ex conseiller hors norme sous ATT, le Général Sadio Gassama, ancien ministre de la Défense, le Général Hamidou Cissoko, ancien chef d’Etat-major particulier d’ATT et le Général Mahamadou Diagouraga, ancien Directeur général de la police. Dans un communiqué laconique, signé par le Directeur de cabinet du Capitaine Sanogo, le Colonel Coulibaly, la junte tente de faire croire à l’opinion publique que ces arrestations seraient consécutives à des informations selon lesquelles ces personnalités étaient toutes en train de fomenter un complot tendant à déstabiliser le CNRDRE. Ce coup de bluff constitue un jeu des plus dangereux pour la junte. Le Capitaine Sanogo veut faire oublier aux Maliens que le CNRDRE est mort de sa belle mort, en tout cas de façon légale, depuis le retour à l’ordre constitutionnel normal. Le Capitaine Sanogo doit aussi savoir qu’il a perdu le contrôle total du pouvoir le 12 avril, date de prestation de serment du Président de la République par intérim, Dioncounda Traoré. Dans l’ordonnancement juridique des textes du Mali, il n’a plus aucun pouvoir. C’est désormais un ex-chef d’Etat, qui a régné par la force uniquement durant une vingtaine de jours. Il a ensuite soulagé la communauté nationale et internationale en cédant à la pression de la CEDEAO. C’est à mettre à son actif. On s’attendait donc à un processus sans anicroches, avec deux ou trois strapontins attribués aux membres de la junte dans le futur gouvernement. Mais c’était sans compter sur la boulimie du Capitaine et de ses amis. Ils n’entendent manifestement pas retourner dans leurs casernes. Ils veulent continuer à peser sur le processus en cours, prenant ainsi la République et la démocratie en otages. C’est pourquoi, ils s’adonnent au baga baga, à la mystification, au bluff, pour tenter de prouver qu’ils sont les vrais chefs, qu’ils détiennent toujours le pouvoir, malgré l’investiture du Président Dioncounda Traoré. Cela est inacceptable. Le Mali n’est plus dans une situation de non droit. Toutes ses institutions sont réhabilitées. Idem pour la Loi fondamentale. En clair, nous sommes dans un Etat de droit et les règles y sont égales pour tout le monde. Tout Malien, fut-il le Capitaine Sanogo, qui a renversé l’homme du 26 mars, se doit de respecter les règles et normes établies par notre société, pour le bien-être et la sécurité de tous. La loi de la jungle ou celle du Talion sont dépassées, révolues, dignes d’une autre ère. La thèse que le CNRDRE entend développer, celle d’un éventuel putsch en gestation contre la junte, ne tient pas la route. Elle est tout simplement fallacieuse. Un hypothétique coup d’Etat ne pourrait être dirigé que contre le Président intérimaire et non contre les membres de la junte, qui n’ont pour l’instant aucune fonction officielle, encore moins de mission déterminée, en dehors de celle consacrée pour eux par la Constitution, la défense du territoire national. Et, sur ce terrain, le CNRDRE est très peu visible. Le Capitaine Sanogo doit donc mettre fin rapidement à cette opération Tolérance zéro, au risque de voir même ses alliés lui tourner dos, parce que l’injustice est hautement haïssable. Le Mali n’a actuellement qu’un seul et unique Président, l’intérimaire Pr Dioncounda Traoré. Celui-ci, même s’il peine à asseoir son autorité pour l’instant, doit, ainsi que le nouveau Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, davantage s’assumer, au besoin en tapant du poing sur la table, pour éviter le bicéphalisme dangereux pour l’avenir qui se dessine aujourd’hui à la tête de l’Etat. Chahana Takiou

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Commentaires (56)

User
SIDIBE
SIDIBE 15 ans
Mon capitaine j'ai conseil pour toi, même si je sais tu t'appelle garçon à la tête dure, il faut quitté le pouvoir mon chèr c'est mieux pour toi. Par ce que tu sais aussi bien que moi que ton coup d'Etat là a échoué effroyablement. Tous ce que tu as dis de ton arrivé à aujourd'hui il n y a rien de bon la dedans, mon ami il faut te chercher vite serai serai mieux pour toi.Je me pose la question est ce que tu as bien réfléchis avant d'agir. Ni l'education ni la corruption, ni le système de recrutement tu ne peux les solution au moins le minimum qu'on ne fait pas regresser. Toi tu peux dire que tu n'as jamais bénéficier de la coruption tu est capitaine aujourd'hui pourtant exclu de du printanée militaire niveau DEF il y a combien cadre dans l'armée qui ne sont pas officier supérieur.Si tu entend mes conseils tire toi si non il vont te faire la peau. Par ce que si tu as la tête dure les politicien c'est des satan
colbi
colbi 15 ans
la junte fait de la politique.Modibo;soumaila juste pour favoriser IBK.sa c'est l'injustice
Bouba
Bouba 15 ans
Effectivement dès lors que la junte a accepté le retour à l'ordre constitutionnel, elle n'a plus d'ordre à donner mais plus tôt à exécuter. et je ne comprends tjrs pas pourquoi la voie qui passe devant l'ortm est bloqué par des gens sensés être au front qu'ils ont déplacé jusqu'aux confins de Douentza. Nous sommes donc pris en otage tout comme les populations de Gao, Tombouctou et Kidal sont prises en otage par une minorité qui n'a de raison qu'à travers les Kalachnikovs. Dites moi quelle est la différence entre nous otage du CNRDRE au sud et les otages civils des régions du Nord! notre malheur commun point de liberté.
micmac
micmac 15 ans
J'aurais voulu que M. Chahana parle dans son article des 2/3 du territoire occupé par les bandits armés pour mettre la pression sur la classe politique et le CNRDRE. En effet, avec tous ces problèmes à Bamako, la crise au nord est entrain de tomber dans les oubliettes et les bandits armes sont entrain de terroriser des populations qui sont pris en sandwich par ces bandits armés et la classe politique malienne.
Aziz 15 ans
prkoi ne pas attendre que les interresés parlent, au lieu de spéculer sur l'information de la sorte
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