Sommet extraordinaire de Dakar : Les non-dits de la décision CEDEAO sur le Mali

08 Mai 2012 - 00:10
Mis à jour: 14 ans
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Lorsque la décision de la CEDEAO est tombée comme quoi ses forces seront au Mali sur la demande des autorités maliennes, nous avons applaudi et cru que les Chefs d'Etat sont désormais derrière la volonté malienne. Beaucoup ont crié à la victoire, à commencer par les autorités maliennes (Président par intérim et Premier ministre). Mais il n'en est rien d'autant plus que la CEDEAO est restée dans l'esprit des textes qui n'excluent pas d'envoyer ses troupes à travers d'autres initiatives. Que disent les textes de la CEDEAO ? Il faut souligner que la situation en cours au Mali est régie par le PROTOCOLE RELATIF AU MECANISME DE PREVENTION, DE GESTION, DE REGLEMENT DES CONFLITS, DE MAINTIEN DE LA PAIX ET DE LA SECURITE du 10 décembre 1999 signé et ratifié par le Mali. Il s'applique entre autres en cas "Criminalité trans-frontalière" définie comme tous les actes criminels projetés ou commis par des individus, des organisations, ou des réseaux de criminels locaux et/ou étrangers opérant á travers les frontières nationales des Etats membres ou agissant en complicité avec des personnes basées dans un ou plusieurs Etats voisins du pays sur le territoire duquel sont perpétrés les actes criminels, ou ayant un quelconque lien de rattachement avec l'un quelconque des Etats membres. Il s'applique dans un "Etat membre en crise": un Etat membre confronté á un conflit armé, mais aussi tout Etat membre se heurtant á des problèmes graves et persistants, ou se trouvant plongé dans une situation de tension extrême pouvant entraîner des risques importants de désastre humanitaire ou des menaces á la paix et á la sécurité dans la sous région, ou tout Etat membre dans lequel interviendrait un renversement ou une tentative de renversement d'un régime démocratiquement élu. Ce qui est le cas au Mali. L'article 25 définit les conditions de mise en œuvre. En effet, le mécanisme est mis en œuvre dans l'une des conditions ci-après : en cas d'agression ou de conflit armé intervenu dans un Etat membre, ou de menace d'un tel conflit ; en cas de conflit entre deux ou plusieurs Etats membres ; en cas de conflit interne qui menace de déclencher un désastre humanitaire ou constitue une menace grave à la paix et à la sécurité dans la sous région ; en cas de violations graves et massives des droits de l'Homme ou de remise en cause de l'Etat de droit ; en cas de renversement ou de tentative de renversement d'un Gouvernement démocratiquement élu ; et enfin toute autre situation que détermine le Conseil de Médiation et de Sécurité. L'article 26 définit le pouvoir d'initiative. Le Mécanisme est mis en œuvre sur décision de la Conférence ; sur décision du Conseil de Médiation et de Sécurité ; à la demande d'un Etat membre ; à l'initiative du Secrétaire Exécutif ; à la demande de l'OUA ou des Nations Unies. L'article 27 définit la procédure en ce sens que le mécanisme est mis en œuvre suivant l'une ou l'autre des procédures ci-après: (a) Le Secrétaire Exécutif informe les Etats membres du Conseil de Médiation et de Sécurité et en concertation avec le Président en exercice, prend toutes mesures d'urgence. (b) Le Conseil de Médiation et de Sécurité envisage plusieurs options, et décide de celle la plus appropriée en matière d'intervention. Ces options peuvent porter sur le recours au Conseil des Sages, sur l'envoi de mission d'enquête, de missions politiques et de médiation ou sur l'intervention de l'ECOMOC. (c) Le Conseil de Médiation et de Sécurité délivre un mandat autorisant le Secrétaire Exécutif à mettre sur pied la mission, et définit les termes de référence de celle-ci. (d) Le Conseil de Mé4iation et de Sécurité nomme en cas de besoin les principaux responsables, à savoir le Représentant Spécial du Secrétaire Exécutif et le Commandant de la Force de l'ECOMOG. (e) Le Président du Conseil de Médiation et de Sécurité adresse à l'OUA et aux Nations unies, un rapport sur la situation. (f) Le Secrétariat Exécutif mobilise les ressources nécessaires aux opérations. L'article 36 concerne le financement du mécanisme et stipule que le Secrétariat Exécutif prévoit au niveau de son budget annuel, des fonds pour financer les activités du mécanisme. Dès l'entrée en vigueur du Protocole régissant les conditions d'application du Prélèvement communautaire, un pourcentage dudit prélèvement est consacré á ces activités. Une demande de financement spéciale sera adressée á l'ONU et à d'autres agences internationales. Le financement des opérations peut également provenir de l'OUA, de contributions volontaires, de subventions, ainsi que de la coopération bilatérale et multilatérale. Pour le préfinancement, article 37, les Etats qui fournissent des unités peuvent être invites à prendre en charge le coût des opérations, au cours des trois (3) premiers mois. La CEDEAO rembourse les frais engages par ces Etats dans un délai maximum de six (6) mois, et assure la suite du financement des opérations. Ont signé : S.E. Mathieu KEREKOU, Président du Conseil des Ministres du Benin, S.E. Blaise COMPAORE, Président de la République Président du Burkina Faso, M. Alexandre Dias MONTEIRO Ministre du Commerce, de l'industrie et de l'Energie pour et par ordre du Président de La République du Cap Vert, S.E. Henri Konan BEDIE, Président de la République Côte d'Ivoire, Mme Isatou NJIE-SAIDY Vice-présidente, Secrétaire d'Etat pour la Santé, le Travail les Affaires sociales et les Affaires féminines, Pour et par ordre du Président de la République de la Gambie, S.E. Flt.-Lt. Jerry John RAWLINGS Président de la République du Ghana, Mme Zaïnoul Abidine SANOUSSI Ministre à la Présidence, chargé des Affaires, Etrangères, Pour et par ordre du Président de la République de Guinée, M. José Pereira BATISTA Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, Pour et par ordre du Président de la République de Guinée-Bissau, M. Enoch DOGOLEAH, Vice-président, Pour et par ordre du Président de la République du Libéria, S.E. Alpha Oumar Konaré Président de la République du Mali, M. Sidi Mohamed Ould BOUBACAR Président du Comité de Réconciliation de la République Islamique de Mauritanie, S.E. Squadron Leader Daouda Malam WANKE Ministre, Secrétaire Général de la Présidence, pour et par ordre du Président de la République du Niger, S.E. Olusegun OBASANJO Président, Commandant-en-Chef de la République fédérale du Nigeria, S.E. Abdou DIOUF Président de la République de Sénégal, S.E. Ahmad Tejan KABBAH, Président de la République de Sierra Leone, S.E. Gnassingbé EYADEMA Président de la République Togolaise. De ce qui précède, il est clair que la CEDEAO n'a fait qu'appliquer les textes.  La durée de 12 mois et le président de la CEDEAO sont maintenus,  et pour le déploiement des troupes de l'Ecomog, la CEDEAO, l'UA et l'ONU gardent toujours la main. Mamadou DABO

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Commentaires (50)

User
traore
traore 14 ans
arreton de critique sanogo et vous être pas plus patriote ke sanogo donc il a donne sont interview a l afrique cable ct un bon patriote et il est bien sincer le problem ct la classe politique et la cedao ont le freine et ont vs pas lui donne les moyen pour allé ds le nord il va pas nn plus avec la main vide il va d abord nettoyeuse bamako avec un cacher vive sanogo la patrie ou la more ns vaincrons
sam
sam 14 ans
on veux le départ de sanogo qu'il nous foute la paix on en a mare trop c'est trop au non de dieu sanogo ne va pas détruire notre payes
ESNI
ESNI 14 ans
vous avez ete incapable de le faire partir maintenant vous souhaitez l'aide de la cedeao? les rebelles au nord sont plus une menace pour le Mali que Bamako alors faites votre choix et d'ailleurs vous l'avez fait. On sera plus avec ses politiques voleurs qui veulent profiter de tous. Prenez vos rétraites il est temps avant de finir en prison ou en exil.
Moussa Guindo
Moussa Guindo 14 ans
soyons unis a l'appel du Mali pour son unité l'integrité et sa prosperité.les bandits s'unissent dans le mensonge, dans la verité on est divisée par des propos de classe politique ou de personnalité quelle honte!!!!,pendant que les soeurs et frères du nord attendent les aides.debout les yeux ouverts tous en avant pour l'unité l'integrité et prosperité pour notre grand pays le Mali-un peuple-un but-une foie que Dieu benisse le Mali
TOURE
TOURE 14 ans
HISTOIRE DE PETROLE AU MALI ! yayi boni est le plus ridicule pantin des chefs d etats africains . l’union africaine = 0 , depuis l’assassinat de kadafi par nicolas . yayi boni est un pion essentiel pour preparer le vol du nouveau petrole malien du nord . vive le cnrdre et le gouvernement pour tenir hors du mali ces charognards que sont ouattara et yayi boni ! ces 2 hommes travaillent a mettre tout le mali en crise severe et meme meutriere pour notre petrole . ils sont les initiateurs et les financiers des GRAVES affrontements interarmes maliens pour fragiliser nos soldats et s’accaparer FACILEMENT notre petrole ! les enemis de l’afrique sont les africains . Jeunesse malienne militaire ou civile , REVEILLONS NOUS PUIS apprehendons la realite du complot sur le futur petrole malien . rejoignons en rangs serres notre VAILLANTE armee pour la preparer a defendre l'integrite territoriale ET LES RESSOURCES DU MALI. abas la CEDEAO ! abas Ouattara ! abas SARKOZY ! abas YAYI BONI ! vive la TRANSPARENCE au Mali ! vive le renouveau de notre democratie ! vive un peuple malien encore plus prospere !
Le Capitaine Sanogho
Le Capitaine Sanogho 14 ans
Depuis quand le Protocole de la CEDEAO est plus important que la Constitution du Mali? KO DJAKOUMA TA KA KOLON GNA FO, KO GNINA YENKI IN'DALA!!! Les autres vont tenter d'aider le Mali MAIS LES SOLUTIONS AUX PROBLEMES MALIENS VIENDRONT D'ABORD ET AVANT TOUT DU MALI!!!
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