Affaire « engrais frelatés » : Bakary Koné, un député de la majorité présidentielle, réclame la tête du ministre Tréta

17 Août 2015 - 00:14
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_1109302" align="aligncenter" width="640"]Affaire « engrais frelatés » : Bakary Koné, un député de la majorité présidentielle,  réclame la tête du ministre Tréta Bakary Koné[/caption] L’Affaire dite des « engrais frelatés » n’a pas fini de dévoiler tous ses secrets. Elle surgit encore. Si, dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, le ministre du Développement rural, Dr Bocary Tréta, a une fois été interpellé le 18 juin 2015 par le député Bakary Koné, élu sous les couleurs de l’Adema à Koutiala, ce dernier vient de réitérer sa volonté de ne pas s’arrêter à mi-chemin. Après cette première interpellation infructueuse, l’honorable Koné revient à la charge et envisage un nouveau duel oratoire avec le ministre du Développement rural  sur la question  des engrais frelatés, lors de la prochaine session ordinaire de l’Assemblée nationale qui s’ouvrira en octobre 2015.   Cette information a été donnée par l’honorable Bakary Koné lui-même, lors d’une conférence de presse qu’il a animée, le samedi 15 août 2015, à la Maison de la Presse. Le député baroudeur avait à ses côtés  le président du groupe parlementaire de l’Adema-Asma, l’honorable Issa Togo,  et l’honorable Nanko Amadou Mariko. Selon lui, le Premier ministre devrait démettre le ministre Tréta,  sinon, ce serait à  Tréta lui-même de  quitter le gouvernement pour préserver sa dignité. Le conférencier principal a rappelé  qu’il avait déjà  interpellé le ministre du Développement rural sur cette affaire d’engrais de mauvaise qualité.  Mais,  le parlementaire reproche au ministre Tréta de  n’avoir  répondu à aucune de ses 17 questions. « Monsieur le ministre, des informations concordantes font état de la livraison pour cette campagne agricole 2015, par appel d’offres, des quantités importantes d’engrais de mauvaise qualité livrés aux paysans de la CMDT, pouvez-vous nous confirmer ces informations ? Si oui, pouvez-vous nous décrire les conditions dans lesquelles cela s’est conduit ? Quelle est la quantité d’engrais de mauvaise qualité introduits  dans notre pays ? Où se trouvent actuellement ces engrais ? Peut-on les retirer ? A combien s’élèverait la perte de la production agricole si cet engrais venait à être utilisé ? Comment les marchés ont-ils été attribués ? A quel moment précis avez-vous été informé que ces engrais sont de mauvaise qualité? Les dispositions sont-elles déjà prises par votre département pour remplacer les quantités  de mauvaise qualité afin de sauver la campagne en cours ? » a enchaîné l’honorable Koné. A toutes ces  questions, martelées lors de son interpellation par les députés, à l’Assemblée nationale, le ministre Tréta n’a pas trouvé une seule réponse. Or, depuis, le député Bakary Koné ne lâche plus  le ministre du Développement rural qui, selon lui,  n’est pas clair dans cette affaire. Mais, le ministre  Bocary Tréta  n’a pas que des ennemis dans la gestion de l’affaire des engrais inutilisables, car, de l’aveu même du député, certains députés avaient ovationné le ministre lors de son interrogation à l’Hémicycle. « Le ministre Tréta et ses complices sont nos rebelles, a fulminé l’honorable Koné. Ils ont trahi le président IBK. A cause de l’engrais de mauvaise qualité, la récole du coton de cette année n’atteindra pas celle de l’année précédente. L’hectare compte 83 000 pieds de coton, mais aujourd’hui aucun hectare ne compte 60 000 pieds. Tout ceci me fait dire que la récolte de cette année ne sera pas à la hauteur de l’année précédente. Les engrais de mauvaise qualité sont dangereux pour nos cultures et j’ai le devoir de dénoncer tout ce qui n’est pas bon. Plus de 400 cultivateurs disent que l’engrais de Somadeco n’est pas de bonne qualité.» Et l’élu  Adema de promettre  une autre interpellation du ministre Tréta à la session prochaine,  affirmant qu’il a d’autres preuves pour accabler le ministre, par ailleurs Secrétaire général du parti au pouvoir (RPM), et l’obliger à se mettre à l’écart de l’action gouvernementale. En réponses aux questions des journalistes, ce député très engagé dans la poursuite de la vérité sur les engrais frelatés distribués aux cotonculteurs du Mali,  a estimé qu’il est impératif que  le Premier ministre renvoie  le ministre Tréta, ou que  ce dernier   parte tout seul, dignité oblige.  « Je soumettrais un rapport sur l’engrais de mauvaise qualité au président de la République Ibrahim Boubacar Keïta dès la fin de mes enquêtes, menace-t-il. Et «  Si aucune disposition n’est prise, je rencontrerai  à nouveau la presse», ajoute-t-il.   Aguibou Sogodogo  

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Commentaires (75)

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JEUNES SOUVERAINISTES MALIENS
JEUNES SOUVERAINISTES MALIENS 11 ans
Les députés ne sont pas juste en train défendre le peuple, ils sont en train de se chercher une renommée. Bafou machin a tenté de d’assurer ses arrière dans sa circonscription lors d’une sortie des restitutions de circonstance. Déjà qu’on dit même de lui qu’il ne serait pas clean dans cette affaire d’engrais. Voici qu’un autre macaque fait son One man show. Affaire à suivre. Les politiques du même parti politique en mode ridicule.
JAH
JAH 11 ans
Ahhh !!! On est fatigué avec cette affaire d’engrais frelaté. La magouille ne date pas d’aujourd’hui. L’interpellation de TRETA est une fois de plus de la comédie. Si réellement, il est impliqué dans cette affaire d’engrais dit de mauvaise qualité, il répondra de ces actes devant la justice malienne. Laissons la justice faire son travail. Le mec de l’organisation du sommet France Afrique est un exemple de rendez-vous avec son passé. Pourquoi au tant de théâtre pour une affaire que les autres peuvent gérer.
TOTO INTELLIGENT
TOTO INTELLIGENT 11 ans
AFFAIRE ENGRAIS FRELATE L’avis d’appel d’offre en question était tout sauf juste et ouvert, car l’un des gros fournisseurs de la place, Djadié Ba, PDG de Gnoumani -sa, a été exclu du marché. Des consignes fermes auraient été données là où il faut pour empêcher Djadié Bah d’acquérir le dossier d’appel d’offre. En affaire, c’est comme à la guerre (il n’ya pas de pitié). Furieux de sa mise à l’écart d’un marché très juteux, on le sait, l’opérateur économique n’est pas resté assis en croisant les doigts, il a informé qui de droit et a mis ses relations en contribution jusqu’à l’extérieur du pays. Lorsque les premières commandes d’engrais, de pesticides et de semences sont arrivées sur le sol malien, Djadié Ba a passé le relais aux députés Bafotigui Diallo du Rpm, ensuite Bakary Koné de l’Adéma (un allié du Rpm). La suite est connue car, dès le vendredi 28 mai 2015, dans le N°167, votre bihebdomadaire préféré, Le Tjikan, a vu juste en titrant à sa une « le ministre Tréta bientôt dans un champ d’épines… » Les dessous politiques d’un scandale financier En interpelant le ministre du Développement Rural devant l’Assemblée Nationale pour qu’il s’explique des tenants et aboutissants de l’affaire d’engrais de mauvaise qualité importé, le député Bafotigui Diallo du Rpm attira l’attention de l’opinion sur les dessous politiques de cette affaire en ces termes : « quand il s’agit des intérêts du pays, le parti passe en second plan… » « Je ne veux pas que l’image de notre parti et du président IBK soient associées à des actions qui puissent les porter préjudice un jour… ». Il faut rappeler que lors des législatives de 2013, le Pdg de Nyumani-sa, Djadié Ba sous les couleurs de l’ADP-Maliba a été un candidat sérieux contre celui du Rpm dans la circonscription électorale de Nionon. Au second tour, le Rpm l’emporta après que la Cour Constitutionnelle ait annulé de nombreuses voix favorables à Djadié Ba pour cause d’irrégularités. Après cet 1er affrontement dans les urnes, le Rpm ne voudrait plus faire cadeau à Djadié Ba. Et, lui accordé un marché juteux comme celui des engrais, même s’il répond aux critères, équivaut à financer un adversaire politique. De tout ce qui précède, le ministre du Développement Rural apparait dans l’opinion publique, comme le principal suspect dans l’affaire d’importation à coût de milliards, d’engrais de mauvaise qualité et en grande quantité au titre de la campagne agricole 2015/2016. Va-t-il tomber seul ? Diadié Bah, opérateur économique, conseiller du président ATT et un présumé délinquant financier de classe exceptionnelle. Diadié Bah, est l’un de ceux qui se cache derrière ce statut d’opérateur économique et de conseiller à présidence pour mieux profiter de l’argent du pauvre contribuable. Le voilà depuis un certain temps réclamant à l’Etat 2 milliards 900 millions avec la complicité de la justice malienne. Usant de son influence de conseiller spécial à la présidence, cet opérateur économique ne recule devant rien. Il s’est longtemps joué de la justice malienne dans l’affaire des exonérations en s’octroyant les faveurs de certains juges contre espèces sonnantes et trébuchantes. L’on se rappelle de l’ascension fulgurante de sa société Nioumani.SA, qui s’est vu du jour au lendemain imposée sur le plan national comme l’une des plus grandes sociétés importatrices d’engrais au Mali. Il est d’ailleurs le seul opérateur ayant bénéficié de toutes les campagnes d’exonération et son quota du lot global. Qui pouvait refuser un marché au tout puissant conseiller spécial du président ATT et non moins membre du fameux Pdes ? Ainsi, Diadié Bah aidé de son influence de membre du Pdes a pu hisser sa société à un niveau incroyable avec un chiffre d’affaires important, un parc automobile des plus fournis après Gdcm, acquis en l’espace de quelques années. Ne reculant devant rien, il vient de réussir à l’aide de faux documents à faire condamner l’Etat à travers des agents du ministère de l’Agriculture à la dernière session de la cour d’assises, par l’arrêt n°192 du 13 décembre 2013 à lui payer la somme d’un milliards neuf cent douze mille cent trente-huit Francs CFA à titre de dommages et intérêts, car il accuse ces agents de faux en écriture, corruption et complicité. Nioumani.SA estime avoir été lésé par ces agents dans le cadre de leur fonction et que leurs actes lui auraient causé, tenez-vous bien, un préjudice moral. Sachant que l’Etat malien à travers le Ministère de l’Agriculture est civilement responsable des agents incriminés, il est le véritable condamné. Le rappel des faits sur les 3 milliard Les faits remontent aux années 2008 et 2009 où le gouvernement dans le cadre de l’initiative riz a décidé de subventionner les engrais et semences certifiées en les faisant parvenir aux producteurs agricoles à travers des opérateurs économiques sur la base de cautions techniques délivrées par les services compétents du Ministère de l’Agriculture. C’est ainsi que pour couvrir la campagne agr
Sikasso
Sikasso 11 ans
Les deux deputes ont faits leurs boulots de défendre l'intérêt des citoyens Treta est complice dans cette affaire d'engrais avéc Ibk ce deux opportunistes
ZAMBOUGOU
ZAMBOUGOU 11 ans
Une affaire des dessous politiques d’un scandale financier :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: L’avis d’appel d’offre en question était tout sauf juste et ouvert, car l’un des gros fournisseurs de la place, Djadié Ba, PDG de Gnoumani -sa, a été exclu du marché. Des consignes fermes auraient été données là où il faut pour empêcher Djadié Bah d’acquérir le dossier d’appel d’offre. En affaire, c’est comme à la guerre (il n’ya pas de pitié). Furieux de sa mise à l’écart d’un marché très juteux, on le sait, l’opérateur économique n’est pas resté assis en croisant les doigts, il a informé qui de droit et a mis ses relations en contribution jusqu’à l’extérieur du pays. Lorsque les premières commandes d’engrais, de pesticides et de semences sont arrivées sur le sol malien, Djadié Ba a passé le relais aux députés Bafotigui Diallo du Rpm, ensuite Bakary Koné de l’Adéma (un allié du Rpm). La suite est connue car, dès le vendredi 28 mai 2015, dans le N°167, votre bihebdomadaire préféré, Le Tjikan, a vu juste en titrant à sa une « le ministre Tréta bientôt dans un champ d’épines… » Les dessous politiques d’un scandale financier En interpelant le ministre du Développement Rural devant l’Assemblée Nationale pour qu’il s’explique des tenants et aboutissants de l’affaire d’engrais de mauvaise qualité importé, le député Bafotigui Diallo du Rpm attira l’attention de l’opinion sur les dessous politiques de cette affaire en ces termes : « quand il s’agit des intérêts du pays, le parti passe en second plan… » « Je ne veux pas que l’image de notre parti et du président IBK soient associées à des actions qui puissent les porter préjudice un jour… ». Il faut rappeler que lors des législatives de 2013, le Pdg de Nyumani-sa, Djadié Ba sous les couleurs de l’ADP-Maliba a été un candidat sérieux contre celui du Rpm dans la circonscription électorale de Nionon. Au second tour, le Rpm l’emporta après que la Cour Constitutionnelle ait annulé de nombreuses voix favorables à Djadié Ba pour cause d’irrégularités. Après cet 1er affrontement dans les urnes, le Rpm ne voudrait plus faire cadeau à Djadié Ba. Et, lui accordé un marché juteux comme celui des engrais, même s’il répond aux critères, équivaut à financer un adversaire politique. De tout ce qui précède, le ministre du Développement Rural apparait dans l’opinion publique, comme le principal suspect dans l’affaire d’importation à coût de milliards, d’engrais de mauvaise qualité et en grande quantité au titre de la campagne agricole 2015/2016. Va-t-il tomber seul ? Diadié Bah, opérateur économique, conseiller du président ATT et un présumé délinquant financier de classe exceptionnelle. Diadié Bah, est l’un de ceux qui se cache derrière ce statut d’opérateur économique et de conseiller à présidence pour mieux profiter de l’argent du pauvre contribuable. Le voilà depuis un certain temps réclamant à l’Etat 2 milliards 900 millions avec la complicité de la justice malienne
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