Débat télévisé sur la filière riz au Mali : Mamadou Sinsi COULIBALY se fait avoir de nouveau !

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Lors de l’enregistrement du débat télévisé sur la filière riz au Mali qui a eu lieu, le mardi 30 juillet dernier, au Mémorial Modibo Kéïta, le Président du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), le richissime Mamadou Sinsy Coulibaly a fait une sortie ratée qui lui a valu une humiliation.

En effet, le Patron des Patrons a affirmé, en substance, que tous les chiffres annoncés par les cadres du Ministère de l’Agriculture dans le cadre de la production du riz sont inexacts », sans pour autant apporter la moindre preuve. Selon lui, « le rendement ne dépasse point les trois tonnes à l’hectare ». Il est, même, allé loin dans les accusations gratuites en martelant que « l’Office du Niger, considéré comme le plus grand bassin agricole, n’a pas de terres adaptées pour la culture du riz ». Et l’homme d’affaire de conclure en ces termes : « si j’étais décideur, j’allais renvoyer tous ses directeurs (des services en charge de l’agriculture ndlr).

La réaction du Président du Conseil National du Patronat, Mamadou Sinsy Coulibaly a surpris toute l’assistance dans la mesure où il a parlé comme le citoyen de rue, c’est-à-dire « accuser sans apporter la moindre preuve ». Face à ces propos, la réponse du Président Directeur Général de l’Office du Niger, Dr Mamadou M’Baré Coulibaly ne s’est pas fait attendre. Il a pris la parole, non pas en tant que PDG, a-t-il bien précisé, mais chercheur en ces termes : « l’Office du Niger est et demeure le principal pôle de production du riz qui est essentiellement assurée par des exploitations agricoles familiales. On y note des rendements variant entre 5 et 6 T/h. Aussi, il y a des paysans pilotes qui font même 8t/ha voire 9t/h. Ses paysans sont primés lors du lancement de chaque campagne agricole y compris cette année. Non Mr le Président du Patronat, les terres de l’Office du Niger sont bien adaptées à la culture du riz, c’est le chercheur d’environ une trentaine d’expérience acquise qui te parle et les résultats de nos recherches sont disponible à l’Institut d’Economie Rurale (IER). Non Mr le Président du Patronat, il existe bel et bien un potentiel exceptionnel à aménager à l’Office du Niger afin d’accroître la production agricole du Mali et contribuer à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire. Pour cela, de grands projets d’aménagements hydro agricoles sont en cours à l’Office du Niger, malgré la double crise sécuritaire et économique. Je peux vous citer 3000 h dans la zone de M’Bewani dont 500 ha viennent d’être livrés pour les besoins de la campagne en cours. Aussi, nous avons un autre projet d’aménagement dans la zone de production de N’Debougou qui porte sur 3000 ha et des réhabilitations dans la zone de Molodo, pour ne citer que ceux-ci. Pour terminer, Mr le Président du Patronat, je vous informe, si vous ne le savez pas, que l’Office du Niger produit plus la moitié de la demande nationale en riz, donc nos terres sont bien adaptées à la culture du riz ».

Les propos du PDG de l’Office du Niger ont été appuyés par Faliry BOLY, président de l’interprofession riz et de la Plateforme nationale des productions (PNPR-M). Un syndicaliste qui n’a pas l’habitude de défendre les responsables de l’Office du Niger.

Il faut noter que cette émission économique portait essentiellement sur le potentiel rizicole du Mali, la qualité, la compétitivité, les défis et les perspectives de la filière riz a suscité de grand débat entre les invités de Sidiki Dembélé, journaliste et Directeur de la télévision nationale. Ils étaient entre autres : le Directeur national adjoint de l’agriculture, Oumar Tamboura, Faliry Boly, président de l’interprofession riz et de la Plateforme nationale des productions (PNPR-M), Mahamadou Kinta du REDECOMA, Souleymane Diallo, de la Rizière royale du Mali (RRM) et Issa Sissoko représentant le Groupe Modibo KEITA. L’assistance très colorée comptait le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed BOUBACAR, ainsi que de nombreuses autres personnalités du monde des affaires, des banques, des chercheurs et des étudiants.

La Rédaction

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3 COMMENTAIRES

  1. Je peux imaginer les frustrations de nos responsables agricoles suite à l’intervention presque hasardeuse de Monsieur Coulibaly, dont celles du PDG de l’Office du Niger. Mais la réalité est que les Maliens ont faim et quémandent des denrées alimentaires même de la part de la CEDEAO, UEMOA et UA. Les chiffres balancés par le PDG de l’Office du Niger ne sont pas ambitieux. Il parle de 500 ha livrés sur un potentiel aménageable de 3000 ha à M’Bewani, c’est l’équivalent des propriétés agricoles d’un seul exploitant agricole américain, canadienn ou brésilien. Nous avons un potentiel avéré en terres agricoles, mais il faut sortir de la microproduction pour nourrir ce PEUPLE affamé et mal nourri. Cette responsabilité revient au gouvernement.

  2. Coulou a raison. La base de calcul des rendements au Mali n’est pas fiable. On estime la production a travers les surfaces emblavées et on y applique une moyenne de production à l’hectare et on dit, nous avons fait tant de tonne.
    Depuis combien de temps on parle de l’aménagement des plaines de BEWANI? Depuis sous ATT. De l’indépendance à nos jour combien d’hectare ont été aménagé à l’ Office du Niger? On se cache derrière le petit doigt. Que Mbaré nous dit combien il a produit l’année dernière?
    Continuer à mentir au maliens. Si l’office marche et produit à gogo, pourquoi nous n’avons pas du riz à profusion et à moindre coût?

  3. ce monsieur pense qu’il est blanc comme neige, qu’il se détrompe , il est le plus sale et plus malhonnête ,juste une question le contrat d’amodiation de la foret du faya qu’en est il , qu’il l’a boucle , cet imposteur .

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