Diplomatie offensive du Mali : Le choix stratège en faveur du Maroc ?

Les autorités de la Transition viennent de décider une alliance stratégique avec le Maroc, en un véritable renvoi d’ascenseur…

13 Avr 2026 - 08:32
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Diplomatie offensive du Mali : Le choix stratège en faveur du Maroc ?

Si en Afrique du Nord, la rivalité entre le Maroc et l’Algérie est une lapalissade, le rayonnement stratégique du Royaume chérifien en Afrique de l’Ouest, était scruté à la loupe.

En effet, le Maroc a ainsi stratégiquement renforcé sa coopération avec le Mali, au point de susciter une méfiance teintée d’animosité chez le voisin algérien de Bamako. Et, pour couper l’herbe sous le pied d’Alger, dont l’ingérence dans le dossier du RASD ne faisait l’ombre d’aucun doute au plan international, l’Etat malien vient de s’assumer en soutenant clairement Rabat. Ce qui fait bondir d’enthousiasme le chef de la diplomatie malienne. « Après analyse approfondie  de cet important dossier, qui a un impact sur la paix et la sécurité sous-régionale, la République du Mali a décidé, ce jour, de retirer sa reconnaissance de la République arabe saharaouie démocratique (RASD) », a martelé le ministre Abdoulaye Diop.

Pour les autorités de la Transition, le Maroc et le Mali entretiennent «des relations historiques, solides et profondément enracinées dans des valeurs partagées de fraternité, d’amitié sincère, de respect mutuel, de coopération fructueuse et de solidarité agissante »,a souligné d’entrée, le ministre Diop. Avant de préciser que cette solidarité agissante ne cesse de se manifester, en de multiples circonstances, tant dans le cadre des relations bilatérales que des processus multilatéraux au sein de foras internationaux d’appartenance commune. Et Abdoulaye Diop de se féliciter, du reste, de la tenue prochaine (avant la fin de cette année 2026) de la Commission mixte de coopération entre les deux pays.

Or, nul n’ignore que l’axe Rabat-Bamako s’est beaucoup dynamisé, ces vingt dernières années, surtout en faveur du Mali. Et des experts estiment que les investissements marocains dans divers secteurs socio-économiques du Mali ont pris l’ascenseur, en particulier au niveau des banques, les télécommunications, la défense et la sécurité, la santé, le commerce, les services, la religion, etc. Ce qui fait dire dans les salons feutrés de Bamako que « le Maroc est le plus grand ami du Mali sur le continent »

Un pied de nez à Alger ?

Si un pays n’a pas d’ami, mais seulement des intérêts, la Transition devrait donner un signal fort en faveur de la coopération marocaine, par ces temps de défis multiples, du fait de la crise sécuritaire et des bouleversements mondiaux. Et le coup de froid, qui est survenu dans le ciel du voisinage avec Alger, a sûrement pesé au palais de Koulouba. Var, si le voisin n’inspire plus confiance, mieux se donner des partenariats éloignés, mais fondés sur  une « amitié sincère ».

En outre, le degré de confiance et le dynamisme des canaux de renseignements entre le Maroc et le Mali sont décisifs dans cette nouvelle orientation stratégique de la diplomatie offensive du pouvoir du Général d’Armée Assimi Goïta . Celui-ci a donc poursuivre avec sa politique de rupture et de diversification des partenariats. « Malgré  certaines divergences de vue sur certaines questions politiques majeures, dont la question du Sahara, le Maroc n’en a jamais tenu rigueur au Mali et le Maroc a toujours maintenu une qualité de relations exceptionnelles avec notre pays ; en témoignent, d’ailleurs, deux visites effectuées au Mali ici par sa Majesté, le Roi Mohamed VI, que nous tenons à remercier », a salué le ministre Diop. Comme pour conforter la thèse de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » !

 

Boubou SIDIBE/maliweb.net