La Transition en difficulté : Vers un nouveau départ ?

En proie à des défis hautement préoccupants, surtout cette grave pénurie de carburant, le Mali semble à un point crucial de sa Transition. Urgence de réajuster ?

27 Oct 2025 - 17:32
Mis à jour: 12 mois
12
La Transition en difficulté : Vers un nouveau départ ?

La Transition malienne fait désormais face à d’énormes difficultés qui obligent plusieurs acteurs à s’interroger sur l’avenir immédiat du pays. Ce qui incite certains observateurs avertis de la scène nationale à diagnostiquer l’urgence d’un nouveau départ. Il s’agit, relèvent certaines sources, d’un processus de rabattage des cartes en d’un repositionnement stratégique.

En effet, l’on se rend compte que le prix à payer à la rupture d’avec la France et ses alliés est très lourd à payer. Car, nul n’ignore que c’est ce congédiement brutal de l’ex-puissance coloniale qui vaut aujourd’hui au Mali les nombreux déboires, comme l’aggravation de la crise sécuritaire, les complots divers, portant la volonté claire d’asphyxier économiquement le pays… Sinon comment s’explique le soutien français dont bénéficient les terroristes qui endeuillent sans cesse le Mali ? Ceux-ne se retrouvent-ils si facilement sur les plateaux de télévisions françaises, pour y débiter leurs « stratégies » ?

Il devient impératif que les plus hautes autorités maliennes réajustent leur diplomatie, en tournant la page de la confrontation et de la réciprocité dans le discours. Car, Paris semble avoir juré de  régler des comptes à Bamako. Et des officiels français n’ont pas su cacher cette volonté de nuisance aux intérêts du pays du Général Assimi Goïta ! Et il n’est pas sûr que la résilience du peuple malien ne vienne à être à bout. Tant la pénurie en cours du carburant inquiète plus d’un…

Il est donc nécessaire que cette Transition reprenne réajuste le tir à travers, par exemple, la mise en place d’un nouveau gouvernement. Il doit s’agir d’un gouvernement de large union nationale, avec des personnalités nouvelles et consensuelles, ayant un discours moins hostile envers l’Occident.

C’est de cette façon que le pays peut travailler à récréer la confiance entre lui et ses partenaires techniques et financiers traditionnels, tels que l’UE, les USA, le Canada et tenter, tant soit peu, de diminuer l’influence de la Russie, dans ses nouvelles offensives diplomatiques.

Cela équivaut à mettre en stand-by le chantier de l’AES, en vue de reprendre des négociations avec la CEDEAO qu’il faut aider à réformer….

Par ailleurs, par rapport à ses défis géostratégiques, les autorités de la Transition doivent, à travers une diplomatie rénovée et plus conciliante, rétablir une bonne coopération avec l’Algérie. Celle-ci pourrait garder une certaine influence dans d’éventuelles discussions avec des chefs terroristes se servant de son territoire comme base-arrière, à travers des attaques ou des trafics divers dans la zone de Kidal et environs.

De même, au sud du pays, le Général d’armée Assimi Goïta et son gouvernement devraient rétablir la confiance envers le voisin ivoirien. On sait que le président Ouattara, écorché par une tension électorale interne, verra d’un tes bon œil un renforcement de l’axe Abidjan-Bamako. Ce qui sera nettement profitable à l’économie malienne, le lithium malien, par exemple, transitant par le port d’Abidjan.

 

Boubou SIDIBE/maliweb.net

 

 

Quelle est votre réaction ?

Like Like 1
Je kiff pas Je kiff pas 4
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 1
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (17)

User
LeGoupil33
LeGoupil33 12 mois
Oui un nouveau départ. Mais un départ forcé. Quel malheur pour le pays qui s'est fourvoyé avec des discours populistes et les manipulations russes. Une véritable catastrophe pour les classes populaires. Elles vont souffrir.Et il sera difficle de revoir les scènes de joie observées il y a quelques années lors de Serval. Car de sauvetage, il n'y aura pas. C'est plutôt l'ambiance afghanistan qui va s'installer. Enfin pas pour tous car certains ont prévu pour eux et leur famille un "nouveau départ". Un grand merci à Assimi et à tous ses trolls béat devant Poutine.
Diakite
Diakite 12 mois
La dernière tentative camouflée de la france : le soulèvement populaire sur la base de crise énergétique provoquée suivie d' intervention de militaires favorables aux politiciens . La solution est simple : la neutralisation des leaders censés être en complicité avec la france de près ou de loin , il faut tuer le germe dans l' œuf et s' attendre au plan B de la france qui ne sera tout autre qu' une guerre ouverte ou une intervention musclée ciblée paralysant les 3 capitales de l' AES avec comme stratégies le timing , l' organisation et les moyens technologiques . Les autorités doivent anticiper et déclencher une intervention d' urgence ; LE PREMIER QUI AGIRA VAINCRA , L' ENEMI A EU LE TEMPS DE PRÉPARER CE COUP PARCE QU' ON A LAISSER LES POLITICIENS AGIR DANS L' OMBRE , ET VOILÀ LES CONSEQUENCE , IL FAUT REAGIR URGEMMENT
Cleanup
Cleanup 12 mois
La France est trop forte.. Vraiment ridicule, la propagande russe a rendu les idiots complétement dingues. En attendant, le Mali agonise et c'est bien Goïta qui tient les manettes.
kan
kan 12 mois
Il faut doubler ta dose de médicaments .........
CISSOKO
CISSOKO 12 mois
les pays n ont pas d amis ont doit se debrouiller seuls et travailler avec ceux qui nous respectent
CISSOKO
CISSOKO 12 mois
NOTE STRATÉGIQUE Projet de pipeline sécurisé pour l’approvisionnement énergétique du Mali 1. Contexte Le Mali est confronté à une crise énergétique majeure, aggravée par l’insécurité sur les axes routiers. Les convois de carburant sont régulièrement attaqués, notamment sur la RN24, compromettant l’approvisionnement de Bamako et des grandes villes. L’armée ne peut assurer une présence permanente sur plus de 2 000 km de routes stratégiques. 2. Objectif Mettre en place un pipeline enterré sécurisé reliant les principaux points d’entrée du carburant (Kayes, Sikasso) à Bamako, afin de : Réduire la dépendance aux convois routiers Sécuriser l’approvisionnement en carburant Créer une réserve stratégique nationale Stabiliser le marché et soutenir les services publics 3. Caractéristiques techniques Tracé : Kayes–Bamako (~610 km) + Sikasso–Bamako (~370 km) Profondeur : 5 m en zones stables, jusqu’à 10 m en zones à haut risque Capacité : 2 à 3 millions de litres/jour Sécurité : Capteurs anti-intrusion, vannes segmentées, surveillance par drones Maintenance : Puits d’accès tous les 20 km, bunkers de contrôle, traçage numérique Redondance : Réservoirs de secours tous les 200 km, maintien partiel des convois 4. Budget estimé Tracé Longueur Coût/km estimé Total estimé Kayes–Bamako 610 km 1,5–2 M€ ~915–1 220 M€ Sikasso–Bamako 370 km 1,5–2 M€ ~555–740 M€ Total projet ~980 km — ~1,5 à 2 milliards € 5. Réserve stratégique Objectif : stocker 380 millions de litres Infrastructure : 38 réservoirs de 10 000 m³ Coût estimé : 45 à 60 M€ Couverture : ~6 mois de consommation pour Bamako 6. Plan de déploiement Phase 1 : Sikasso–Bamako (plus court, plus sécurisé) Phase 2 : Construction des réservoirs à Faladié, Sirakoro, Kayes Phase 3 : Extension vers Kayes Phase 4 : Interconnexion avec les stations-service via mini-pipelines urbains 7. Partenaires potentiels Bailleurs internationaux : BAD, Banque Mondiale, Union Européenne Partenaires techniques : entreprises pétrolières, sociétés d’ingénierie
Kinguiranke la pp*te puante
Kinguiranke la pp*te puante 12 mois
Kinguiranke le batard LGBQ ne sait qu'insulter comme le font les prostituées des rues de Bamako...
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (143)
  • Nfp (90)
  • kan (33)
  • Citoyen du monde (31)
  • Sylla (25)