Crise aggravée du carburant : A quand le bout du tunnel ?
La pénurie de carburant, qui secoue le Mali depuis plusieurs semaines, pousse certaines populations à pousser des cris de détresse.
Si gouverner c’est prévoir, la gouvernance d’un pays implique le déploiement de toutes les énergies pour apporter des solutions aux besoins fondamentaux des gouvernés.
Il est, en effet, révoltant que le pays soit aussi sèchement sevré d’approvisionnements en hydrocarbures, du fait de la crise sécuritaire. Ce qui oblige les populations à une vie ralentie à travers l’arrêt de leurs activités. C’est à croire que le pays est à l’arrêt, surtout le week-end passé, où de nombreuses stations-services ont jeté la clé sous le paillasson. Car, même si le pays est en guerre (asymétrique) contre les terroristes et leurs sponsors étrangers, il est impérieux que le peuple perçoive un minimum de provisions pour exister. Car, le semblant de normalité qui prévaut impose la capacité de l’Etat à assurer la mise à disposition de ressources minimales de survie.
Ce manque de carburant a entraîné des dommages inestimables dans la mesure où le pays connaissait depuis plusieurs années déjà une crise énergétique sans précédent. Comment faire fonctionner les groupes électrogènes de certains services stratégiques comme ceux des hôpitaux ? Quid des services d’urgences de ces structures de santé ? Qu’en est-il de ces millions de personnes qui vivent au jour le jour à travers leurs déplacements à motos ou en voitures ?
C’est donc des millions de Maliens qui souffrent cruellement de ce manque criard de carburant pour faire leurs activités de subsistance. C’est aussi à l’Etat, donc aux autorités de tout mettre en œuvre, pour assurer la disponibilité du précieux liquide.
Cette grave pénurie incite des voix à s’élever, alors même que le peuple est décidé à faire preuve de résilience. Mais, celle-ci, comme la patience a des limites. Puisque cette pénurie risque de provoquer une hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité. Et cela a déjà commencé, dans la mesure où certains prix de produits alimentaires flambent déjà dans les marchés, les coûts des transports étant en forte hausse. Si rien n’est fait dans les meilleurs délais, la situation pourraient susciter un marasme socio-économique intenable… C’est pourquoi, malgré la volonté de résilience et de solidarité vis-à-vis des dirigeants, les observateurs s’inquiètent de cette crise majeure. Et ils interpellent les plus hauts dirigeants d’explorer les voies et moyens susceptibles d’apaiser la tension perceptible. Jusqu’où peut-on tenir avec cette situation de paralysie générale du pays. Car, depuis plusieurs jours, les services publics, les entreprises privées, bref tous les secteurs d’activités sont presque totalement paralysés. Il urge d’en appeler au génie malien pour se sortir de cet engrenage. Le plus tôt sera le mieux ! ET tous les compromis possibles doivent être envisagés, même ceux qui s’assimilent à des pilules trop amères à avaler.
Boubou SIDIBE/maliweb.net
Articles Similaires
Administration fiscale DGI : La DGI se digitalise
Mali Tribune 3 Juin 2026 - 11:37 0
BNDA : Un résultat net de plus de 9 milliards de F CFA
Mali Tribune 3 Juin 2026 - 12:12 0
-
LamineOK MAIS CONCERNANT LES HOPITAUX IL FAUT RENDRE HOMMAGE AU GOUVERNEMENT QUI A MIS ANTICIPE SUR PANNEAU SOLAIRE PLUSIEURS ETABLISSEMENT DE SANTE TELS HOPITAL DU MALI ET CHU GABRIEL TOURE ET HOPITAL DE MOPTI ET BIEN D AUTRES CSREF7 moisRépondreLike (0) -
LamineIL FAUT PASSER DE 300 A 450 CAMIONS CITERNES PAR SEMAINE SUR BAMAKO Avec 450 camions-citernes par semaine, Bamako génère un excédent de 1,8 million de litres par semaine, permettant de reconstituer un stock stratégique de 5 millions de litres en moins de 3 semaines. ? Résumé du scénario avec 450 camions Paramètre Valeur Volume total livré par semaine 13 500 000 litres Détournement estimé (30 %) 4 050 000 litres Volume réellement consommé 9 450 000 litres Besoin hebdomadaire de Bamako 8 400 000 litres Surplus hebdomadaire 1 050 000 litres ? Évolution du stock disponible sur 6 semaines • Semaine 1 : +1 050 000 litres • Semaine 2 : +2 100 000 litres • Semaine 3 : +3 150 000 litres • Semaine 4 : +4 200 000 litres • Semaine 5 : +5 250 000 litres → objectif atteint • Semaine 6 : +6 300 000 litres Ce rythme permet de reconstituer un stock de sécurité de 5 millions de litres en moins de 5 semaines, tout en couvrant les besoins hebdomadaires. ? Implications stratégiques • ✅ Retour à la normale durable : Les besoins sont couverts et un stock tampon est créé. • ?️ Résilience renforcée : En cas de nouvelle crise, Bamako disposerait d’une réserve équivalente à 6 jours de consommation. • ? Contrôle du marché noir : La mesure des 20 litres par client reste essentielle pour éviter que l’excédent soit absorbé par la revente illégale.7 moisRépondreLike (0) -
Kinguiranke la ppute puanteLa ppute en chaleur de la junte, Kinguiranke, a encore ouvert sa bouche puante pour insulter tout post qui ne glorifie pas la junte terroriste. Calme me toi ppute puante de la junte et arrete de te prostituer a longueur de journee, sale ppute puante!7 moisRépondreLike (1)-
KinguirankeLes chiens aboient mais la caravane passe!7 moisLike (0)
-
-
CleanupIl n'y a que deux sorties dans ce tunnel, soit être vaincu par les talibans et devenir un peuple encore plus arriéré, soit un mouvement de révolte pour faire fuir le CNT et appeler à une aide militaire immédiate internationale, particulièrement ce qu'on a perdu : la surveillance aérienne du territoire.7 moisRépondreLike (3)-
SwaxLe Mali a insulté la France et a envoyé paitre l'occident. Elle n'obtiendra plus rien. Il faut demander de l'aide aux autres pays d'Afrique7 moisLike (0)
-
-
Matt<<...A quand le bout du tunnel ?...>> Quand le nain goita et sa junte aux abois prendront un vol aller simple pour Moscow dans un avion Aeroflot a la Assad...7 moisRépondreLike (2)-
KinguirankeLes chiens aboient mais la caravane passe!7 moisLike (0)
-
-
T.SankaraINTERESSANT, TRES TRES INTERESSANT!! Ce n'est plus une simple bataille militaire, mais une guerre économique et psychologique où chaque litre d'essence devient un enjeu vital. Face à ce défi, une question lancinante se pose: les services de renseignement maliens, en optant pour l'interdiction frontale, ont-ils raté l'occasion d'une manœuvre stratégique plus dévastatrice, permettant aux terroristes de transformer une mesure défensive en une offensive nationale paralysante ? La riposte djihadiste: une vengeance pour un manque à gagner La crise actuelle de la pénurie de carburant au Mali n'est pas un phénomène aléatoire. Elle est la conséquence directe d'une série de mesures prises par les autorités maliennes pour couper le flux logistique vital des Groupes armés terroristes (GAT). A. Le contexte de l'interdiction Pour contrer la mobilité des terroristes, le gouvernement malien a donné des instructions claires: - Interdiction aux Stations-Service de fournir du carburant aux relais des GAT. - Mesures Régionales Spécifiques: Dans la région de Bandiagara, notamment, le gouverneur et les préfets ont agi pour couper concrètement cette chaîne d'approvisionnement. B. La réaction des GAT: Le blocus, réponse du berger à la bergère L'effet a été immédiat et violent, illustrant la dépendance des GAT à cet «or noir» et leur capacité de nuisance. La menace terroriste se traduit par une déclaration de guerre économique: «Vous nous avez dit que nous n’aurons pas de carburant, alors vous ne l’aurez pas non plus». Cette réplique ne vise plus l'Armée seulement, mais l'ensemble de la population et l'économie, transformant la pénurie locale des terroristes en une paralysie nationale : plus d'approvisionnement, inflation des prix, arrêt du transport des travailleurs et des élèves. L'objectif est double: punir l'État et inciter au soulèvement populaire par l'asphyxie économique. Le dilemme du renseignement: force brute contre stratégie réfléchie La démarche des autorités maliennes, bien qu'animée par le «cœur» et la «force du pouvoir» (le courage de l'interdiction), pourrait révéler un manque de finesse stratégique dans l'exploitation du renseignement. Le piège de l'interdiction frontale Il est indéniable que l'interdiction est une action simple, rapide et nécessaire. Cependant, en agissant par interdiction sèche, les services de renseignement ont peut-être brûlé leur cartouche la plus précieuse: la surprise. - Le renseignement figé: L'interdiction a averti les GAT. Elle a obligé les relais à changer de mode opératoire, mais elle n'a pas permis d'exploiter le réseau existant. Les relais, face à l'interdiction, ont cessé d'opérer, coupant la trace des flux et la possibilité d'y remonter. L'alternative stratégique: La filature et le démantèlement La sagesse stratégique suggère que, face à une situation complexe, les solutions doivent être réfléchies et commandées par la raison, non par l'émotion de l'urgence. - Le plan de filature: Au lieu d'une interdiction générale, une stratégie de filature et de surveillance accrue des relais (les «yeux et les oreilles» des GAT en ville) aurait pu être mise en œuvre. - Le jackpot du renseignement: Une filature nocturne des véhicules de ravitaillement aurait pu: 1. Identifier et démanteler plusieurs bases terroristes dans les brousses. 2. Arrêter des chefs terroristes ou des figures importantes des réseaux logistiques, non seulement au Mali mais dans toute l'Alliance des États du Sahel (AES). 3. Cartographier les réseaux financiers et les sources d'approvisionnement des GAT. L'interdiction a permis de gagner une bataille défensive temporaire (couper l'approvisionnement immédiat), mais la filature aurait pu mener à une victoire stratégique (démanteler le réseau) Appel à une nouvelle stratégie de renseignement Le Mali, par sa bravoure militaire, ne doit pas négliger l'arme du renseignement. La crise du carburant est une leçon amère: dans cette guerre asymétrique, le terroriste cherche la confrontation facile et la réaction prévisible. Les autorités maliennes, sans dicter aux officiers supérieurs leur conduite, sont invitées à intégrer davantage de manœuvres d'infiltration et de filature dans leur arsenal. L'opinion publique, asphyxiée par ce blocus, doit comprendre que la guerre contre le terrorisme est avant tout une guerre de l'information et de la patience stratégique. Il est temps de passer de l'interdiction visible à la surveillance invisible et dévastatrice, afin de frapper les Groupes armés terroristes au cœur de leur logistique et de leurs commandements, rétablissant la paix non seulement dans les stations-service, mais dans les esprits de tous les Maliens. A.K.D POUR APPORTER UNE CONTRIBUTION, SI LES MALIENS POUVAIENT RESISTER AUX GAINS FACILES, LE TERRORISME SERAIT EN UN SEUL JOUR: BEUACOUP DE MALIENS CONNAISENT CES TERRORISTES, ET CE SONT DES ACTEURS ECONOMIQUES QUI LEUR FOURNIS TOUT ( ENGIN CARBURANT A MANGER ET A BOIR)7 moisRépondreLike (0)