Quand le foyer bascule dans l'horreur : un mari menace son épouse avec une arme, une femme soupçonnée d'avoir tué son mari
Deux affaires distinctes, un même constat inquiétant, lorsque la violence s'installe dans le foyer, elle peut conduire au pire
À Yirimadio et à Sabalibougou-Courani, deux drames familiaux rappellent avec brutalité que le dialogue doit toujours l'emporter sur la violence.
Le Commissariat de Police de Yirimadio (ex-13ᵉ arrondissement de Bamako) est récemment intervenu dans deux affaires de violences conjugales d'une extrême gravité. Si les circonstances diffèrent, ces dossiers illustrent tous deux une réalité préoccupante, le foyer, qui devrait être un lieu de protection et de paix, peut malheureusement devenir un théâtre de violence.
Le premier dossier concerne une femme mariée qui, le dimanche 12 juillet 2026, s'est présentée au Commissariat de Police de Yirimadio, visiblement bouleversée, pour déposer plainte contre son époux, Youssouf, âgé de 36 ans. Elle l'accuse de coups et blessures volontaires ainsi que de menaces de mort à l'aide d'une arme à feu.
Selon ses déclarations, son mari faisait régulièrement preuve de violences physiques et verbales à la suite de simples désaccords ou de soupçons qu'elle jugeait infondés.
Ce 12 juillet 2026, après avoir été violemment frappée avec un bâton, son époux l'aurait menacée de mort avec une arme à feu, la poussant à solliciter la protection de la police.
Informé des faits, le Commissaire principal de Police Modibo K. DIARRA a aussitôt dépêché la Brigade de Recherches. La perquisition au domicile du couple a permis de saisir l'arme à feu, présumée détenue illégalement. Le suspect a été interpellé et placé en garde à vue pour coups et blessures volontaires, détention illégale d'une arme à feu et menaces de mort.
Le second dossier, encore plus dramatique, s'est déroulé à Sabalibougou-Courani.*
D'après des informations recueillies auprès de proches de la famille, Binta, 32 ans, entretenait depuis plusieurs mois des relations très conflictuelles avec son époux, Nabila, 42 ans. Les disputes auraient porté sur des difficultés financières, des scènes de jalousie, les retours tardifs du mari au domicile ainsi que sur un projet présumé de second mariage.
Selon les proches, la suspecte aurait déjà tenté de s'en prendre à son mari une semaine auparavant sur les berges du fleuve Niger, sans parvenir à ses fins.
Le 07 juillet 2026, elle est soupçonnée d'avoir profité d'un moment où son mari lui tournait le dos pour lui asséner un violent coup de pilon à la nuque avant de lui porter plusieurs coups de machette mortels à la tête. Elle aurait ensuite tenté de faire croire à une attaque commise par des individus non identifiés afin d'orienter les soupçons dans une autre direction.
Alerté, le Commissaire principal Modibo K. DIARRA a immédiatement ordonné à la Brigade de Recherches de se rendre sur les lieux afin de procéder aux constatations d'usage, d'auditionner les témoins et de recueillir tous les éléments utiles à la manifestation de la vérité.
Assisté de son adjoint, le Commissaire de Police Mahamadi dit Modi NIAKATÉ, les deux commissariats enquêteurs ont appliqué les méthodes classiques de l'enquête criminelle : *identification des premières personnes ayant vu la victime vivante, des premiers témoins ayant découvert le corps*, vérification des déclarations, confrontation des versions et recherche d'éventuels alibis.
Au terme des premières investigations, Binta est devenue la principale suspecte. Selon les informations recueillies, elle aurait d'abord nié toute implication avant de reconnaître les faits qui lui sont reprochés au cours de son audition.
Conformément au principe de la présomption d'innocence, la suspecte demeure présumée innocente jusqu'à une décision de justice définitive. Les investigations se poursuivent pour établir les circonstances exactes des faits.
Ces deux interventions rappellent une vérité préoccupante : la violence conjugale n'a ni sexe, ni justification, ni vainqueur. Lorsqu'un conflit familial dégénère, ce sont des familles entières qui sont détruites, des enfants qui perdent leurs repères et des vies qui basculent.
Ces interventions témoignent également de l'engagement permanent des Forces de sécurité dans la lutte contre toutes les formes de criminalité, conformément aux orientations du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de Police Youssouf KONÉ, qui place la protection des personnes et des biens au cœur de l'action policière.
Kojugu Kelebaa