Ligne de force : La voie épineuse du dialogue avec le MNLA

20 Mai 2013 - 08:25
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_56902" align="alignleft" width="310"]Saouti Labass Haïdara, Dirpub L'Indépendant Saouti Labass Haïdara, Dirpub L'Indépendant[/caption] Prôné par la France, qui a beau jeu de mettre ainsi en avant son attachement à la résolution 2085 du 20 décembre 2012 du Conseil de sécurité dont elle a été l'inspiratrice, le dialogue entre Bamako et le MNLA est en bonne voie de s'imposer comme outil privilégié de vider le contentieux kidalois et de rétablir la pleine souveraineté du Mali sur l'entièreté de son territoire. La déclaration faite par Dioncounda Traoré, vendredi dernier, sur le perron de l'Elysée, au sortir d'une audience chez François Hollande, l'ami et le protecteur de son pays dans la crise existentielle dont il sort à peine, en est l'illustration ardente. Jusque-là, le président de la République par intérim, en phase avec toutes les autorités civiles et militaires, voire le citoyen lambda, semblait plutôt pencher pour une intervention militaire pour libérer Kidal et la ramener dans le giron national. Le ministre directeur de Cabinet du Premier ministre, Boubacar Sow, un homme réputé pour sa discrétion, avait affirmé publiquement que cette libération devait intervenir à la mi-mai. Avant lui, des responsables militaires avaient annoncé, eux aussi par voie de presse, que l'armée  malienne n'attendait que la logistique appropriée dont elle avait passé commande pour donner l'assaut libérateur de l'Adrar des Ifhogas. Cette litanie belliciste n'est plus de saison. Le ton est désormais au pacifisme  et il ne saurait en être autrement. Que peut-on refuser à l'homme qui a sauvé le Mali du péril obscurantiste et qui, pour le remettre en état de marche, vient de mobiliser en sa faveur plus de 3 milliards d'euros, une manne dont il n'aurait jamais rêvé, n'eûssent été ces circonstances dramatiques ? Reste maintenant à mettre ce dialogue en œuvre et le moins que l'on puisse dire est que cela n'est pas gagné d'avance. Le premier écueil à surmonter sera la question de savoir si le MNLA acceptera de déposer l'arme au vestiaire avant de prendre place autour de la table des négociations ou si, au contraire, il s'y installera le doigt posé sur la gâchette. Le résultat sera différent, selon l'un ou l'autre cas. Le second obstacle, qui ne manquera pas de surgir, sera la définition du champ d'application des négociations. A l'évidence, dans l'esprit du président intérimaire, celui-ci se limite à la seule région de Kidal, sempiternel point de départ de toutes les rébellions armées qui se sont produites au Mali depuis l'indépendance en 1960 et abusivement désignée comme "le fief" du MNLA. Ce dernier, en ce qui le concerne, parle de "l'Azawad" qui, dans son discours et dans son entendement, recouvre les trois régions du Nord Mali, y compris Gao et Tombouctou, même s'il n'y a jamais contrôlé un arpent de sable. Enfin les deux parties sont loin de partager la même vision de ce qui pourrait résulter d'éventuelles discussions. Dioncounda pense qu'une décentralisation plus hardie, concédant de plus larges prérogatives et des moyens accrus aux autorités locales est la clé pour stabiliser la région de Kidal et la réconcilier avec le reste du pays. Le MNLA voit plus loin. A défaut de l'indépendance dont il a dû faire son deuil face à la fin de non recevoir vigoureusement opposée par la communauté internationale, il réclame "un statut juridique spécial" qui renvoie à l'autonomie. Une matière qui, à l'évidence, dépasse les compétences des autorités transitoires puisqu'exigeant une modification de la Constitution, qui devra être de surcroit validée par un référendum. C'est dire combien s'annonce épineuse la voie qui conduit au dialogue. Saouti Labass HAIDARA  

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Commentaires (12)

User
tougnètigui
tougnètigui 13 ans
Nous n'en sérions pas là si le Mali avait gagné la guerre,la volonté de ceux qui sont venus nous aider étant le dialogue, nous avons plus le choix. Aujourd'hui nous sommes obligés d'accepter le dialogue,c'est l'arme des gens forts et en plus, nous avons un devoir de reconnaissance envers la France. Je suis certain que nous obtiendrons ce que nous n'avons pas eu dans la guerre. Courage.
demainmali
demainmali 13 ans
je ne suis pas d'accord que nous ayions un devoir de reconnaissance envers la France, si nous sommes dans cette merde c'est bien la France, la grande bretagne et les US en Liby. Tout comme fait cette guerre est un plan diabolique des europeens pour s'accaparer des ressources du pays. le drame est que tout le monde a un plan pour nous sauf nous même.
driballon
driballon 13 ans
Saouti Labass Haïdara tu un faux journaliste va kidal si tu peut
negueton
negueton 13 ans
le mali mon pays que dieux te sauve.combien d intelectuelle;combien de grande personnage.tousse yeux baraqué voir leur bon pays s ecrouler.le mali nous apartient tousse.dialoguer sur quoi; qui n a pas été dit concernant au probléme du nord de 1990 a 2012.qu est ce que n est pas été fait pour ses bandis en cherchant la paix.ceu lui veut te térasser; tu t est couché; il ne doit pas eu avoir de lutte.mais avec tous ça; il ne te laisse pas. il veut te tiré par terre;trouver d autres moyens si non il va te detruire.un proverbe du bélédougou qui dit mon ami eloignez vous de moi; ta bouche sens mauvais;il est partir brosser ses dents et revnir.toujours ne m aprocher pas;je ne veux pas voir tes yeux qui brille a mon coté.laisse ce lui la il n est pas ton ami.il veut voir ton cadavre.donc;il faut savoir jouer avec intalla et ses enfants;mia;mnla;maa.
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 13 ans
Le dialogue est inevitable. Ce gouvernement que nous avons n'est que transitoire donc leurs pouvoirs sont bien limites mais il avait la capacite d'agir avec force tant que renegocier avec ses partenaires. Il a ete incompetent et d'ailleurs l'a toujours ete. Frere Haidara a pose 2 alternatives dans son article qui sont: dialoguer avec le mlna en deposant les armes maintenant ou en aillant la main sur la gachette. Ceux la disent gros. La question dans tout cas est: qu'est que justice sera faite face au mlna dans un cas ou l'autre :?: .
rebelote: primes, postes juteux, bourses, monopole commerciaux, réintegration dans l’armée, nominations dans l’administration et cette fois-ci statut particulier pour Kidal. Merci Alpha, ATT, Sarkozy, Campaore, Sanogo, Ould AbdelAziz, Bouteflika, UA, Dioncounda et Hollande, Ban Ki moon, presse francaise. Vous êtes de grands amis du peuple malien. Le MNLA a gagné la guerre contre 15 millions de maliens nous vous en sommes éternellement reconnaissant. :wink: :wink:
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