Écoles secondaires publiques : Le calvaire silencieux des proviseurs et directeurs

Dans plusieurs établissements secondaires publics de Bamako, les proviseurs et directeurs généraux tirent la sonnette d’alarme.

02 Avr 2026 - 02:18
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Écoles secondaires publiques : Le calvaire silencieux des proviseurs et directeurs
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Écoles secondaires publiques : Le calvaire silencieux des proviseurs et directeurs

Confrontés à un manque criant de moyens de fonctionnement, certains affirment être contraints de financer eux-mêmes des dépenses essentielles, telles que les fournitures administratives et les consommables.

Une réalité préoccupante qui contraste avec la récente mesure du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, ayant décrété 2026 « année de l’éducation et de la culture ».

L’annonce présidentielle avait suscité un véritable espoir parmi les acteurs du système éducatif, longtemps confrontés à des difficultés structurelles. Après des années où le secteur de l’éducation a souvent été jugé insuffisamment priorisé, cette décision était perçue comme un tournant.

Mais sur le terrain, la réalité semble tout autre. Plusieurs responsables d’établissements secondaires publics affirment n’avoir reçu aucun financement pour assurer le fonctionnement courant de leurs structures depuis la rentrée scolaire.

« De la rentrée à aujourd’hui, nos établissements fonctionnent dans une quasi-agonie », confie un proviseur de lycée, sous couvert d’anonymat.

Face à l’absence de ressources, certains chefs d’établissement disent puiser dans leurs propres moyens pour faire fonctionner leurs écoles. Achat de papiers, de craies, d’encre ou encore entretien courant : des dépenses indispensables qui, en principe, devraient être prises en charge par les structures compétentes.

Un directeur d’école secondaire témoigne : « Nous sommes obligés de payer de nos poches pour assurer le minimum. Sans cela, l’administration serait totalement paralysée ».

Au-delà du manque de financement, des critiques émergent quant à la gestion des marchés publics liés aux établissements scolaires. Certains responsables évoquent des procédures opaques, ne tenant pas compte des besoins réels des écoles.

Plus préoccupant encore, des fournisseurs seraient payés sans avoir livré les équipements ou services attendus, laissant les établissements dans une situation de blocage.

Selon plusieurs témoignages, ces dysfonctionnements relèveraient notamment de la gestion au niveau de la mairie du District, à laquelle sont rattachées les écoles secondaires publiques.

Face à cette situation jugée alarmante, les acteurs du secteur appellent à une intervention urgente du Ministère de l’Éducation nationale du Mali. L’objectif : débloquer les ressources nécessaires, assainir la gestion des marchés et garantir le fonctionnement normal des établissements.

Au-delà de l’urgence, il s’agit aussi, selon eux, de permettre aux autorités de traduire en actes concrets les engagements pris en faveur de l’éducation.

Dans un pays où l’éducation est considérée comme un levier essentiel de développement, les difficultés rencontrées par les établissements secondaires publics posent la question de la cohérence entre les annonces politiques et leur mise en œuvre.

Pour les proviseurs et directeurs, l’espoir demeure, mais il s’accompagne désormais d’une attente pressante : celle de voir les promesses se traduire en actions concrètes, au bénéfice des élèves et de l’ensemble du système éducatif.

Abdrahamane Dicko

 

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Commentaires (19)

User
Si les proviseurs et directeurs se font…
Si les proviseurs et directeurs se font… 6 mois
…les pôches, débourser pour l’école semblerait natürlich ! ENSEIGNANTS PLUS RICHES QUE L’ÉCOLE!
Chaque Nation doit inventer…
Chaque Nation doit inventer… 6 mois
…son éducation et s il le faut de manière caarrément adaptée à sa réalité et ses objectifssocio-économiques, surtout SON. FUTUR ET ASPIRATION . CCOPIER COLLER, RECITER, SUIVRE BÊTEMENT LA CROYANCE ET L ENSEIGNEMENTS DE L AUTRE ABRAHAMISTE, C EST FOU NON?!
Kinguiranke
Kinguiranke 7 mois
Lebroque tu peux nous dire qui payait pour l' avocat du journaliste vegetatif Youssouf Sissoko? La reponse a cette question va t' eduquer pour apprendre a reflechir un peu que de brouwer toute l' herbe que les journalistes ' Maliens' te mettent sous tes sabots.
Kinguiranke
Kinguiranke 7 mois
LeGoupil33 au lieu de régurgiter les inepties de Dicko tu peux l'aider a répondre a mes 2 questions dans mon post? Tres sales trolls de la tres maudite France!
Labroque
Labroque 7 mois
Pourquoi mettre en cause un article d un journaliste malien paru dans Mali Tribune ? Ce n’est ni RFI, ni Jeune Afrique, ni France 24, médias impérialistes de l’Occident colonialiste. Au Mali, la DIRPA et le nouveau porte parole du gouvernement putschiste vont devoir faire le tri entre les bons médias qui répercutent la grandiose parole des pantins militaires au pouvoir, tél L’Essor, l’ORTM et les autres qui font encore un vrai boulot de journaliste
Kinguiranke
Kinguiranke 7 mois
LeGoupil33 au lieu de régurgiter les inepties de Dicko tu peux répondre l'aider a mes 2 questions? Tres sales trolls de la tres maudite France!
Kinguiranke
Kinguiranke 7 mois
Face à l’absence de ressources, certains chefs d’établissement disent puiser dans leurs propres moyens pour faire fonctionner leurs écoles. Achat de papiers, de craies, d’encre ou encore entretien courant : des dépenses indispensables qui, en principe, devraient être prises en charge par les structures compétentes. ABDERAHMANE DICKO TU PEUX NOUS DIRE D'OU CES CHEFS D'ETABLISSEMENT TIRENT CET ARGENT? C'EST QUOI LEURS PROPRES MOYENS? SOIS RAISONABLE ET N'ECRIS PAS DES ANERIES ET EVITES SURTOUT DE MANGER TOUTE L'HERBE QUE L'ON TE MET SOUS LES SABOTS!
LeGoupil33
LeGoupil33 7 mois
Mon "cher" Kinguiranke, la situation de l'enseignement est calamiteuse. comme le reste d'ailleurs. Alors certains se consolent en disant nous sommes "SOUVERAINS" mais qu'est ce que cela veut dire. ETre souverains signifie la sécurité, le manger, la santé avant tout. Elle est où la souveraineté ?
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