COP22 – Sommet africain : les dirigeants africains donnent le ton !

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COP22: un sommet africain à l'initiative du Maroc à Marrakech
La traditionnelle photo de famille du sommet de la COP22: une trentaine de chefs d'Etat vont se retrouver pour un sommet africain ce mercredi. ©

Réunis à l’initiative du Maroc, les chefs d’état, de gouvernement et hauts responsables du continent ont défendu leurs intérêts et livré des solutions face au changement climatique.

Alors que la 22e conférence sur le climat bat son plein, ce sommet de « l’action africaine » veut « donner une nouvelle impulsion » à la lutte contre le réchauffement et à la « construction d’un modèle de développement durable » sur le continent. Le roi Mohammed VI a accueilli une vingtaine de chefs d’État et de hauts responsables venus du monde entier, dont le président français François Hollande.

Mohammed VI, roi du Maroc :

« L’Afrique paie un lourd tribut dans l’équation climat et représente, sans aucun doute, le continent le plus pénalisé. La hausse des températures, le dérèglement des saisons, les sécheresses à répétition appauvrissent la biodiversité de notre continent, détruisent ses écosystèmes et hypothèquent son progrès, sa sécurité, sa stabilité, et ce, alors qu’il n’émet que 4 % des gaz à effet de serre. Ces bouleversements (…) entravent fortement le développement de l’Afrique et menacent gravement les droits élémentaires de plusieurs dizaines de millions d’Africains. Il importe donc que le continent africain s’exprime d’une seule voix, qu’il exige justice climatique et mobilisation des moyens nécessaires, qu’il émette des propositions concertées, avec des objectifs communs et des projets régionaux et transnationaux structurants. »

Denis Sassou-Nguesso, président du Congo, annonce la création d’un fonds bleu pour le bassin du Congo :

« Ce fonds bleu, qui est une nouvelle initiative de développement durable, se situe au-delà de la simple gestion concertée des écosystèmes forestiers de ce bassin. Il vise à redessiner les bases de l’économie de la région du bassin du Congo en passant de la simple exploitation des forêts à un développement durable et innovant de l’exploitation des ressources renouvelables des eaux du Congo et de ses affluents. »

Macky Sall, président du Sénégal :

Le dirigeant sénégalais a rappelé « l’attente » des pays subsahariens après les promesses des pays avancés de financer la lutte contre le réchauffement à hauteur de 100 milliards de dollars d’ici à 2020. « Ce que nous attendons de nos partenaires, c’est de nous soutenir sur les projets d’énergies renouvelables pour rendre plus compétitifs les coûts de production de cette source. »

 

 

Alpha Condé, président de la Guinée et coordinateur de l’initiative pour les énergies renouvelables :

« Les projets prioritaires sont d’ores et déjà identifiés. Nous allons les soumettre au sommet de l’Union africaine (UA) en janvier pour entériner leur financement. »

Mahamadou Issoufou, président du Niger :

« Marrakech est l’occasion d’amener les États à revoir à la hausse leurs ambitions afin de nous rapprocher de la trajectoire qui nous permettra de limiter d’ici à la fin du siècle l’augmentation de la température à moins de 2 degrés Celsius, voire 1,5 degré Celsius. Cela est impératif pour l’Afrique, cela constitue une question de survie pour le continent. »

Le Rwandais Paul Kagame s’est quant à lui félicité du niveau élevé de la représentation du continent à la COP22. Dans leur déclaration finale, les participants ont lancé un appel aux « partenaires stratégiques » de l’Afrique pour qu’ils fournissent « un appui efficace et concret » au développement durable.

Ils ont réaffirmé leurs « engagements respectifs pour donner davantage de cohérence à leurs stratégies et (…) accélérer la réalisation des initiatives déjà identifiées ou lancées » : l’initiative marocaine « triple A » pour l’agriculture, celle pour « les énergies renouvelables », pour la « conservation du bassin du lac Tchad », pour une « croissance bleue », pour un couloir africain de l’énergie propre”, ou encore le « fonds bleu pour le bassin du Congo » ainsi que le projet de la « grande muraille verte pour le Sahel ».

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Publié le 17/11/2016 à 12:49

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1 commentaire

  1. Les Philippines quittent aussi la Cour pénale internationale ! ! !

    LE MONDE ( PARMI PLUSIEURS) QUI S’ ÉFFONDRE SOUS NOS YEUX DONNE UN SPECTACLE 1000 FOIS PLUS GRANDIOSE QUE L’ ÉCLATEMENT DE L’ URSS ET DU BLOC DE VARSOVIE.

    EN FAIT LE BLOC BAO ( BLOC ANTLANTISTE OCCIDENTAL ) FUT MORTELLEMENT BLESSÉ AVEC LA CHUTE DE L’ URSS, MAIS LA PROPAGANDE AMÉRICANISTE EUROPÉENNE A ÉFFECTUÉ SON DEVOIR DE MENSONGE.

    L’ AUTRE ARNAQUE, QUE SONT LES SERIES DE ” COP-XY ” SUR LE SOI-DISANT CHANGEMENT CLIMATIQUE, VA SUIVRE LE MEME CHEMIN QUE LEUR CPI.

    LE BAO ( BLOC ANTLANTISTE OCCIDENTAL ) NE PEUT PLUS APPRENDRE Á DIRE LA VÉRITÉ, Á ETRE SINCERE . TANT SON MAL EST “CANCÉREUX-GÉNÉRALISÉ” .

    ET LE RESTE DU MONDE NE VEUT PLUS COTOYER LE MONDE BAO, PAR LE MANQUE DE CONFIANCE QUI S’ ÉTERNELLISE Á SON ENVERS.

    QUE FAIRE? L’ EUROPE OCCIDENTALE, PENDANT 400 ANS A MALTRAITÉ LE MONDE ENTIER….

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