Économie : le Mali met en avant ses progrès dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, a informé le Conseil des ministres de plusieurs dossiers économiques majeurs...

5 Juin 2026 - 02:18
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Économie : le Mali met en avant ses progrès dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, a informé le Conseil des ministres de plusieurs dossiers économiques majeurs, notamment la participation du Mali à la 31e réunion ministérielle du Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et la prolongation des Fonds de résilience destinés au financement du secteur privé.

Le Mali a pris part à la 31e réunion du Comité ministériel du GIABA, tenue le 23 mai 2026 à Abidjan. Cette rencontre a permis de faire le point sur les avancées institutionnelles et opérationnelles enregistrées au sein de l’organisation sous-régionale.

Parmi les principaux faits marquants ,  selon le  Ministère de l’économie et des  finance,  figurent l’adhésion du Burkina Faso, du Mali et du Niger en tant qu’États membres à part entière du GIABA, ainsi que le retrait du Nigéria, du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI). Les participants ont également salué les réformes engagées pour renforcer l’efficacité et le rayonnement de l’institution.

À l’issue des travaux, le Secrétariat du GIABA a félicité les États membres pour les progrès réalisés dans le renforcement de leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. L’organisation a également recommandé la poursuite d’un dialogue politique de haut niveau afin de consolider les acquis enregistrés.

Les Fonds de résilience prolongés pour soutenir davantage les entreprises

Le ministre de l’Économie et des Finances a également annoncé la signature prochaine d’un avenant à la convention de gestion des Fonds de résilience conclue le 23 juin 2023 entre le gouvernement et le Fonds de Garantie pour le Secteur privé. Cette convention concerne la reconduction des « Fonds COVID-19 », dotés de 20 milliards de francs CFA, ainsi que des « Fonds affectés », d’un montant de 8,482 milliards de francs CFA. Ces ressources ont été mises à la disposition du Fonds de Garantie afin de soutenir l’accès au financement des entreprises aux côtés des banques et des systèmes financiers décentralisés.

Selon les données présentées au Conseil des ministres, le dispositif a permis de garantir 6 634 crédits et de mobiliser un volume global de financements estimé à 1 842 milliards de francs CFA en faveur du secteur privé. Face à l’arrivée à échéance des ressources issues des Fonds COVID-19 et au regard des résultats jugés satisfaisants, le Fonds de Garantie pour le Secteur privé a sollicité l’alignement de leur durée sur celle des Fonds affectés.

La signature de l’avenant permettra ainsi de maintenir les Fonds de résilience pendant sept années supplémentaires au sein du mécanisme de garantie. Les autorités espèrent que cette mesure renforcera davantage la capacité du Fonds à soutenir les entreprises et à encourager les établissements bancaires à accroître leurs financements au profit du secteur privé, considéré comme un moteur essentiel de la croissance économique et de la création d’emplois.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net