Construction de mosquées sur des espaces publics non attribues : Un phénomène préoccupant qui prend de l’ampleur

Dans plusieurs communes de Bamako comme à l’intérieur du pays, la question de l’occupation du domaine public par des constructions religieuses, notamment des mosquées, sans attribution préalable dans les documents d’urbanisme, suscite de vifs débats.

29 Avr 2025 - 01:31
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Construction de mosquées sur des espaces publics non attribues : Un phénomène préoccupant qui prend de l’ampleur

Ce phénomène soulève des enjeux à la fois juridiques, sociaux et urbanistiques.

En république du Mali, la construction de lieux de culte, comme tout bâtiment, est encadrée par des normes strictes. Les textes liés à l’urbanisme imposent que tout projet de construction soit conforme aux dispositions du plan. Or, dans certains cas, à Bamako, dans plusieurs quartiers des mosquées sont érigées sur des terrains publics sans que ceux-ci aient été prévus à cet effet. Cela pose un double problème : l’occupation illégale du domaine public, et l’absence de cohérence avec le plan d’aménagement urbain.

Quelles sont les causes de cette situation ? Ce type d’initiative est souvent le résultat d’un déficit de dialogue entre les autorités locales (les mairies, les sous préfectures) et les communautés religieuses. Faute d’espaces dédiés ou de procédures claires pour obtenir des terrains, certaines associations religieuses ou regroupements des chefs de familles optent pour une occupation de fait. D’autres invoquent l’urgence de répondre à des besoins spirituels grandissants face à l’insuffisance des infrastructures existantes.

 

Les conséquences

Sur le plan juridique, ces constructions peuvent faire l’objet d’arrêtés de démolition ou d'expulsions. Cela peut créer des tensions communautaires, et compliquer le vivre-ensemble. Sur le plan urbanistique, ces initiatives perturbent l’organisation des espaces publics.

Pour éviter ces situations, plusieurs pistes sont envisageables : intégrer systématiquement des zones réservées aux lieux de culte dans les plans d’urbanisme, instaurer des mécanismes de concertation entre autorités et représentants cultuels, et favoriser la transparence dans l’attribution des terrains publics.

La construction de mosquées sur des espaces publics non attribués ne doit pas être vue uniquement sous l’angle de la légalité, mais aussi comme un symptôme d’un manque de régulation et de dialogue.

Djibril Diallo

 

 

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Commentaires (2)

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Kankan
Kankan 2 ans
A reliable process for allocating spaces for projects including mosques must be set forth by central government plus imposed on all communities for uniformity plus reliable process sake. Process should have time requirement where if officials fail to fulfill that requirement they may be removed from their position for failure to fulfill feasible obligations of that position. If we do not put condition in order non mosque builders are going to justly proclaim they have same right to build as mosque builders without written government approval. Under like condition there will be dynamic community turmoil. With all work we need to do to build our communities to comfortable world class modern living conditions under unstoppable accelerating global warming one of last things we need to do is create conditions filled with counter productive unnecessary haggling. Africa First. People of Books! Henry Author Price Jr aka Kankan
Kinguiranke
Kinguiranke 2 ans
C' est un manque de respect des principes fondateurs de l' Islam. Les mosquees sont pour rassembler les Musulmans ensemble et pas avoir a chaque 5 mètres une mosquee car cette pratique divise les Musulmans comme nous avons 399 partis politiques. Divises nous allons rester par terre et par derrière toutes les Nations.
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