ATT et la situation au nord-Mali: Le prix d’une légèreté

03 Mars 2012 - 00:00
Mis à jour: 15 ans
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Le moins que l'on peut dire, c'est que le président Touré connaît une fin de mandat des plus tumultueuses. Après le bras de fer qui l'a opposé au monde musulman à propos du code de la famille et de la tutelle, le calvaire continue pour ATT,  sommé cette fois-ci de laver l'affront sur les forces de défense et de sécurité du Mali par la rébellion touarègue dans la partie septentrionale du pays. En proie à la violence depuis de longues semaines, suite aux attaques meurtrières perpétrées contre les soldats maliens, par les assaillants du mouvement national de libération de l'Azawad(MNLA) au nord Mali. Le soulèvement récent des populations à travers le pays, traduit bien la colère d'une population à la fois meurtrie et indignée, par la gestion faite de la crise du Nord par le chef de l'Etat. Inutile pour nous de revenir sur ces crimes odieux du 24 janvier dernier, à l'actif des rebelles du MNLA. Encore moins sur les démentis du président de la république, lors de son interpellation à Koulouba par les épouses de soldats assassinés à Aguel hoc. Une chose est cependant sure, l'intégrité territoriale du Mali est plus que jamais menacée. Le MNLA qui tient à présent les cordes de la rébellion ne lâche pas prise. En témoignent ces nombreuses offensives un peu partout dans les localités du Nord, contre les positions de l'armée malienne. La débandade à eux essuyée le 14 février dernier à Tessalit, n'aura pas freiné les ardeurs des bandits armés. Qui, selon nos informations, contrôlent une demi-douzaine de villes sur le front. Ainsi, chaque jour qui passe des villes et villages sont prises d'assaut avec à la clé des assassinats sur les populations civiles. L'Assassinat du chef de village de Hombori est un exemple parmi tant d'autres. Conséquence : des milliers de maliens y compris les militaires ont fuit les combats pour trouver refuge dans les pays voisins du Niger, du Burkina Faso, de la Mauritanie. Jusqu'où ira donc le MNLA ? L'armée malienne a-t-elle encore les hommes et moyens pour résister aussi longtemps ? Voici, entre autres, des interrogations qui justifient l'inquiétude des maliens. L'armée nationale qui tente autant que faire se peut d'opposer une résistance semble, à présent, dépassée par les évènements. A l'instar du régime lui-même. Les faits sont là et parlent d'eux-mêmes. D'une part, le portefeuille de la défense change de commandement. Le Général Sadio Gassama, jusque-là ministre de la sécurité intérieure,  passe à la tête du ministère de la défense. De l'autre, les gesticulations du porte-parole du gouvernement, qui fustige le traitement fait de l'information par les hommes de médias sur la situation au Nord. Eh bien, monsieur le ministre, ne portiez-vous plus ou, aviez-vous perdu la parole au moment où la presse attirait l'attention de l'opinion sur le risque que courrait notre pays avec l'arrivée sur son sol de combattants venus de la Lybie ? En tout cas, le chef suprême des armées n'est pas sans le savoir. Et ce qui devait arriver, arriva. A présent, après avoir crié au complot, le président Touré, en appelle cette fois-ci à l'union des pays de la bande Sahélo Sahélienne pour faire face à la crise au nord. La solution à cette crise, disait- il, en début de semaine dernière, est transfrontalière. Mais, ce que le président sortant n'a pas dit et qu'il ne dira certainement pas  aux maliens c'est que, c'est lui qui, disons- le clairement, aura légitimé la rébellion touarègue. Et ce, depuis les accords d'Alger en 2006,  jusqu'à nos jours. Autrement dit,  le chef de l'Etat à travers son attitude, a fait preuve de légèreté. La dernière bêtise qu'aucun Etat sérieux n'osera commettre, est pourtant celle commise par le régime Touré : celle qui a consisté à ouvrir les frontières à des individus lourdement armés. Et de surcroit en disgrâce après la chute de leur mentor, Mouammar Kadhafi. Comme si cela ne suffisait pas, un accueil des grands jours leur sera réservé depuis Koulouba. Sans compter les immenses privilèges à eux accordés. Pourquoi ? Et au nom de qui ? L'on ne saurait le dire. Toujours est-il que les maliens ont perdu confiance en leur président. Sur la tête de qui plane désormais une épée de Damoclès.

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Commentaires (20)

User
Dites nous dans quoi ce monsieur a réussi ??? des logements sociaux ?? Moi je dirais une relance de l'économie , et je n'aurais pas besoin de logement sociaux pour me loger. Mais hélas , avec lui nous avons voilà un soldat , voila celui qui va chasser la corruption et mettre les maliens au travail. Misère , quant il y a un concours , les jeunes gens ne préparent plus rien car ils sont sûr que des listes proviendront d'"en haut " pour placer les "branchés" Comment espérer un développement dans ces conditions, comment si le moindre opérateur est installer si "les dessous de tables défilent". Les investisseurs fuient notre pays comme la peste car sachant lire ce que le malien lambda ne sait lire.le malheur c'est qu'aucun secteur n'est épargné , notre santé , notre éducation , notre alimentation et maintenant notre sécurité...
tintin 15 ans
Je savais qu'avec ce monsieur, ATT, on allait se retrouver exactement là où nous en sommes présentement : dans la merde,on a pas besoin d'être divin pour cela. Ce monsieur doit être poursuivi pour haute trahison et avec ses différents ministres et responsables nationaux pour corruption, népotisme, détournement de biens publics, etc.
AQMI et ses rançons à 100 millions d'euros Spécialiste du Mali, Serge Daniel vient de publier «AQMI, l'industrie de l'enlèvement» aux Editions Fayard. Il analyse pour Slate Afrique les raisons de l'expansion d'Al Qaïda au Maghreb Islamique. SlateAfrique - Vous venez de publier «Aqmi, l'industrie de l'enlèvement» (Ed. Fayard). Qu’est ce qui a poussé le journaliste (correspondant de RFI et l’AFP à Bamako) à effectuer un travail de long cours sur le sujet des enlèvements au Mali? Serge Daniel - Je ne suis pas spécialiste, je suis familier de la région. Je travaille sur le sujet depuis dix ans. Et j'enquête pour ce livre depuis quatre ans. La première prise d’otage, c’était en 2003. Aqmi (Al-Qaïda Maghreb islamique) avait enlevé une vingtaine d’otages en Algérie. L’armée algérienne était intervenue pour libérer certains otages et les autres avaient été envoyés au Mali . A l’époque je m’étais rendu à Gao (nord du Mali) pour accueillir les otages libérés. Les autorités avaient envoyé tous les chefs régionaux du Nord du Mali pour aller négocier avec les ravisseurs, le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC). L’Allemagne avait payé 5 millions d’euros pour la libération de ses ressortissants. Je me souviens de la libération des otages. Tout le monde était à Gao pour les accueillir. Ils sont arrivés et tout le monde applaudissait comme si le Mali venait de gagner la coupe d’Afrique. Sauf que le Mali venait de mettre le doigt là où il ne fallait pas. Lorsque le Mali a accepté de négocier, cela a engendré un appel d’air. Les ravisseurs ont compris que s’ils enlevaient des hommes dans la région du sahel et qu’ils les emmenaient au nord du Mali, les pays d’origine des otages allaient tout de suite appeler le gouvernement malien pour négocier. L’industrie de l’enlèvement commence là. Il y a un vernis idéologique. Ce sont des gens qui prient, qui veulent imposer la charia (loi islamique). Mais la différence avec al-Qaïda, c’est cette industrie de l’enlèvement. Le Mali a eu tort d’engager des négociations en 2003 pour libérer des otages. Au Mali, on ne refuse rien aux amis, surtout aux Occidentaux. On donne l’impression que seuls les Maliens profitent des prises d’otage. Mais des personnes extérieures du Mali viennent négocier la libération d’otage. Le Mali ne devait pas en 2003, sous la pression des Occidentaux, accepter de négocier la libération des otages. SlateAfrique - De par l’ampleur des rançons, n’importe qui peut être tenté d’organiser un enlèvement et de revendre les otages à Aqmi? Serge Daniel - C’est ce qui s’est passé en novembre dernier à Hambori dans le nord du Mali avec les deux Français enlevés. Le sous-traitant est un jeune Touareg qui habitait dans le même hôtel qu’eux. Il savait qu’il allait recevoir 20 millions CFA (30.500 euros) s’il faisait en sorte que les deux Français soient enlevés. Puisqu’ils savent qu’il y a de l’argent à gagner, des Maliens en font parfois leur métier. SlateAfrique - Etant fréquemment sur le terrain, n’êtes-vous pas en danger? Le correspondant de RFI et de l’AFP ne pourrait-il pas avoir une valeur marchande? Serge Daniel - Non parce que je suis noir. Il est vrai, je travaille pour la puissance étrangère. Mais ma famille n’habite pas au Mali. Quand ils ont enlevés les gens d’Areva (au Niger), ils ont libéré le Togolais et le Malgache. Il n’y a pas de risque zéro quand on travaille dans la région. Aqmi a réussi plusieurs choses dans la zone. Il voulait rendre la zone infréquentable. C’est fait. Il n’y a plus de touriste. C’est un coup dur porté à l’économie . Ils voulaient qu’on parle d’eux. C’est fait. Il souhaite créer un émirat dans la zone. Ils sont en train de créer une jonction avec Boko haram au Nigeria. SlateAfrique - Avec ces enlèvements, le Mali est d’avantage médiatisé. Certains acteurs de la crise n’en tirent-ils pas un avantage certain? Serge Daniel - Avec ces enlèvements, le Mali gagne en notoriété, en importance dans la région. Lorsqu’il y a eu les otages allemands, tous les journaux allemands m’appelaient. J’avais été invité en Allemagne. Une visite d’Etat a été organisée. On venait de faire ce qu’il ne fallait pas faire. On bombait le torse. C’était une horreur. L’erreur vient de là. A partir de ce moment-là, des gens se disent que ça marche. On fait du nord du Mali, un entrepôt d’otages. Dès que l’on affirme que les otages sont dans le nord du Mali, les Suisses, les pays occidentaux appellent le gouvernement malien. Les membres d’Aqmi ne sont pas des enfants de cœur. Ce sont des tueurs. Ils ont un sang-froid. Ils sont organisés dans les saharia , petites unités locales. Ils balayent toute la zone. La force d’Aqmi, c’est le renseignement. Quand tu vas dans un cyber à Nouackchott (capitale de la Mauritanie ), tu peux voir des jeunes regarder des vidéos d’Aqmi: les meurtres, les prêches… Il y a ce surchauffage de cerveaux. Ils pensent qu’ils vont rejoindre le Paradis… La guerre en Irak n’a pas fait du
Pourquoi les militaires fuient le combat? Quelqu'un peut expliquer? Encore la faute a ATT?
Malien19 15 ans
ATT est tout sauf un bon malien il ne se souci pas pas de l'état du peuple dans quel pays au monde laisse t-on le peuple se faire massacrer par des bandits Il a fait ses deux mandats et là avant de partir il fou la merde quel égoïsme? :mrgreen:
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