Nouvelle stratégie militaire : Les révélations du Général Sidi Touré

15 Mars 2018 - 01:18
Mis à jour: 9 ans
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Nouvelle stratégie militaire : Les révélations du Général Sidi Touré
Mopti : Le gouverneur Sidi Alassane Touré invite la population à s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme
L’Armée malienne travaille avec efficacité et discrétion depuis quelques mois. En témoignent les victoires engrangées à Ménaka, à Tin –Essako, et dans le centre du pays notamment à Dialloubé et Kouakourou. Elle s’impose de plus en plus face aux terroristes peulhs qui ont fait fuir l’administration et occasionné la fermeture de plus de 200 établissements scolaires. Tout cela a été possible, grâce à la nouvelle stratégie militaire. Membres de la Katiba du Macina du prédicateur Amadou Kouffa, les terroristes recrutés en grande majorité dans la communauté peulh, alliés d’Iyad Ag Aghali, ont semé la zizanie dans le Centre du pays, tuant une centaine de personnes durant l’année écoulée. Au nom du Coran, le livre saint de la communauté musulmane, ils commettent des exactions, enfreignent au développement de leurs localités. Quelle bêtise ! Quel obscurantisme ! Le gouvernement malien a nettement amélioré les conditions de vie et de travail des militaires, lesquels sont en confiance et rassurent de plus en plus les populations, victimes des abus terroristes. En effet, une nouvelle stratégie avait été élaborée et mise en route en août 2017. Il commence à produire ses fruits avec le harcèlement de l’ennemi. Aujourd’hui, les militaires sont proches des populations, lesquelles sont souvent à la fois des informateurs et des indicateurs fiables. Cette situation est consécutive à la nouvelle stratégie militaire, expliquée par le Général Sidi Touré, gouverneur de la région de Mopti. Le chef de l’exécutif régional a expliqué à Kaourou Magassa, journaliste reporters à TV5Monde que : « ce plan consiste à aller dans les zones qui ont été occupées par ces terroristes, à les chasser de ces zones. Donc de réoccuper ces zones militairement et permettre le retour de l’administration et des services sociaux de base. Nous allons adapter notre tactique : si ces gens-là évoluent à moto, nous évoluerons à Moto, s’ils évoluent à pied, nous évoluerons à pied. S’ils évoluent à dos d’âne, nous serons à dos d’âne aussi. Peut-être nous serons mêmes sur des chevaux. Tout ça parce que nous avons compris la dynamique qui se passe là-bas, et nous ferons face à cela ». Cette révélation est de ce digne officier du Mali, qui de sa formation jusqu’à sa nomination comme gouverneur, n’a travaillé que dans les renseignements. Donc quelqu’un qui sait de quoi il parle. Sa présence dans cette zone terroriste est un apport extraordinaire pour les forces de défense et de sécurité malienne. La MINUSMA également, avec sa présence remarquée, à travers l’unité d’élite, la force d’intervention rapide sénégalaise composée de 200 hommes, pourrait bénéficier des atouts de ce jeune Général, réputé être un bon chef d’équipe, assidu au travail, engagé et perspicace. C’est pourquoi, il s’oppose fermement à ce que des communautés puissent s’armer pour se défendre. Pour lui, cette mission relève de l’armée et de ses partenaires internationaux. Depuis Bamako, des associations tapies dans l’ombre tentent, si ce n’est déjà pas fait, d’armer des populations contre d’autres. Une solution dangereuse qui pourrait conduire à la guerre civile. Cette tentative inacceptable dans un Etat républicain, quel que soit sa faiblesse conjoncturelle,  doit être bannie. Seule l’Armée malienne doit s’atteler à cette mission régalienne. Elle a besoin d’un confort moral, d’un soutien populaire et d’un accompagnement continu des plus hautes autorités. La lutte contre le terrorisme n’est pas une question de jours, de mois ou même de deux ou trois années. Elle requiert du temps, de l’abnégation. L’Algérie, une nation puissante financièrement, et surtout militairement, a fait plus d’une décennie pour ramener la paix dans le pays. Les autres nations, qui ont eu des conflits moindres que le nôtre, le Libéria, la Sierra Léone, et même la Cote d’Ivoire ont fait plus d’une décennie pour apaiser la situation. Pas plus de deux de semaines, des réfugiés ivoiriens sont encore rentrés au pays. Mêmes Les Américains en savent quelque chose eux qui sont actuellement englués en Afganistan. Le populisme, la démagogie et la politique politicienne font dire à certains que la faute, c’est bien le pouvoir actuel, et que si c’était eux, la crise serait terminée. Quelle grossièreté ? C’est simplement « ôtes toi pour que je m’y mette ». Cette crise-là est bien le prolongement des précédentes rebellions mal négociées, dont les accords n’ont jamais été appliqués convenablement. Les uns et les autres ont mûri aujourd’hui et tentent d’éviter les erreurs du passé. Ce qui fait que les pressions sont nombreuses sur le pouvoir pour respecter scrupuleusement ce qu’il a signé. Même si l’on pourrait s’accorder à dire qu’il y a des aspects inapplicables de l’accord. Alors, que faut-il faire ? Renégocier ? Jouer au dilatoire ? Reprendre les armes ? Que non ! Que non ! Que non ! Appliquons ce qui est possible, discutons entre fils du pays et mettons en avant la Concertation, la Cohésion et la Complémentarité pour reprendre les 3 C du Premier ministre, SoumeylouBoubèyeMaïga. Ce qui nous permettra de progresser dans les 3 D (Défense, Diplomatie et Développement) du même chef de gouvernement, qui ambitionne de réconcilier les cœurs et les esprits des Maliens, dans un pays rasséréné. El Hadj ChahanaTakiou

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Commentaires (12)

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Bamaké
Bamaké 9 ans
" ... Aujourd’hui, les militaires sont proches des populations, lesquelles sont souvent à la fois des informateurs et des indicateurs fiables... ... Cette situation est consécutive à la nouvelle stratégie militaire, expliquée par le Général Sidi Touré, gouverneur de la région de Mopti. Le chef de l’exécutif régional a expliqué à Kaourou Magassa, journaliste reporters à TV5Monde que : « ce plan consiste à aller dans les zones qui ont été occupées par ces terroristes, à les chasser de ces zones. Donc de réoccuper ces zones militairement et permettre le retour de l’administration et des services sociaux de base... " ... /// ... : Puisque les militaires sont si efficaces... En plus ils s'entendent bien avec les populations... Pourquoi ne pas affecter des militaires ( intellectuellement bien formés ) aux postes d'administrateurs civils dans des zones en crise... Les postes de préfets, de sous-Préfets..., tout ce qui est poste de fonction publique..., mais aussi pour les services sociaux de base ... Des administrateurs civils exposés au danger supportent moins bien la pression que les militaires. Si à chaque fois les Agents ( civils ) de l'ETAT désertent leurs postes, c'est tout naturel que les terroristes s'installent à leur place... Et ce sera pas pour faire le même boulot... !
Bamaké
Bamaké 9 ans
" ... Cette crise-là est bien le prolongement des précédentes rebellions mal négociées, dont les accords n’ont jamais été appliqués convenablement. Les uns et les autres ont mûri aujourd’hui et tentent d’éviter les erreurs du passé. Ce qui fait que les pressions sont nombreuses sur le pouvoir pour respecter scrupuleusement ce qu’il a signé. Même si l’on pourrait s’accorder à dire qu’il y a des aspects inapplicables de l’accord... " ... /// ... : La Communauté Internationale qui met la pression sur le Président IBK aujourd'hui, pour qu'il applique ces accords à la lettre... Sont ces mêmes manœuvriers Occidentaux qui ont mis la pression sur le Président IBK et ses négociateurs, pour qu'ils acceptent à Alger, des aspects de l'accord qui s'avèrent aujourd'hui inapplicables pour les Autorités Maliennes... Si on les applique, on est foutus et si on ne les applique pas c'est sera une crise sans fin. Ils nous ont mis dans la merde... !
ddf
ddf 9 ans
il faut quitter l'islam. Cette religion n'est pas africaine et nous a apporté tous les maux. Nos ancêtres ne connaissaient pas l'intolérance religieuse lorsque l'afrique entière était animiste
Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 9 ans
Qui dit que le Gl Sidi Alassane TOURE connaît le renseignement ? S'agissant du renseignement , il faut faire la différence entre le renseignement militaire et le renseignement politique. Parlant de la crise multidimensionnelle , il y'a le cumul des deux . La preuve est que la rébellion à les deux branches : politique et militaire .
Mangle
Mangle 9 ans
Comme publications il y eu combien de motions de soutien à l'armée ; combien de messages de compassions aux victimes de la part d'organisations comme Tabital Pulako , et différentes organisations de la société civile ?
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