Opération « Barkhane » : au Mali, des réactions contrastées

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L’annonce d’Emmanuel Macron, le 10 juin, de réduire de moitié le soutien militaire français d’ici à 2023 a surpris le pays qui oscille entre « bon débarras » et inquiétude.

Le colonel Assimi Goïta, nouveau président par intérim, se savait dans les radars des Français depuis son coup d’Etat du 24 mai. La suspension de la coopération militaire bilatérale annoncée par Paris le 3 juin était un premier signal d’alerte envoyé à la junte.

Au sein de l’appareil d’Etat, on savait aussi qu’Emmanuel Macron profiterait sans doute de ce deuxième coup d’Etat en moins de neuf mois pour « s’engouffrer dans la brèche » et annoncer une réduction des effectifs de « Barkhane », chère au président français depuis le sommet de N’Djamena de février dernier. Mais l’annonce de la fin de l’opération extérieure ce 11 juin est pour Bamako une « surprise brutale » qui, en coulisses, inquiète des autorités pour l’instant restées publiquement muettes.

Le colonel Goïta et son premier ministre Choguel Maïga pensaient avoir donné des garanties suffisantes à la communauté internationale, notamment sur le respect du calendrier électoral censé mettre un terme à la transition en février 2022. Une feuille de route, « traçant les grandes lignes de l’action gouvernementale pour respecter les différents engagements pris », devait être présentée d’ici à fin juillet et un gouvernement « largement civil » nommé dans les prochains jours.

« Bon débarras »
Le 9 juin, les chefs d’Etats voisins avaient même « félicité » et « encouragé » les nouvelles autorités. Ce 11 juin, les mots d’Emmanuel Macron, fustigeant leur « décision de reconnaître un putschiste militaire », sont mal passés à Bamako. Tout comme la ligne rouge des négociations avec les djihadistes évoquée par le président français.

« Emmanuel Macron devrait faire attention à sa communication. Quand ça prend une certaine tonalité, les Maliens le vivent comme une ingérence. Ça peut se comprendre », souligne l’ancien ministre Ibrahim N’Diaye. En décembre 2019, la convocation à Pau des chefs d’Etat du G5 Sahel par le président français avait déjà été jugée peu diplomatique. Un an et demi plus tard, le discours de Paris est perçu par certains Maliens comme « un affront de plus », dans un contexte de montée du sentiment anti présence française, ces derniers mois.

« Bon débarras », entendait-on ce 11 juin à Bamako. Après huit ans d’intervention militaire française et des résultats pour le moins contrastés, une large frange de Maliens rejette la responsabilité de l’extension du terrorisme sur la France. Paris serait militairement peu efficace et politiquement trop envahissante.

« Risque d’effondrement de l’Etat »

Mais au nord du Mali, le son de cloche est différent. « Les Bamakois n’ont pas connu la guerre ! Ils crient à la France de partir, sans comprendre que le jour où “Barkhane” se retirera, le Mali sera fini. Les djihadistes s’empareront des villes comme au début de la guerre en 2012 », s’alarme un ex-rebelle du nord, signataire de l’accord de paix de 2015.

L’inquiétude gagne aussi la Mission des nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Ce 11 juin, quelques heures avant l’annonce d’Emmanuel Macron, son chef El-Ghassim Wane a évoqué ses craintes : « La suspension de la coopération française avec le Mali pourrait induire un accroissement des tâches de la Minusma » et « il est également possible qu’une pression plus forte puisse être exercée sur nos troupes ». La Minusma, dont le mandat n’est pas de lutter contre le terrorisme et qui voit ses bases régulièrement ciblées par les attaques (quatorze ces trois derniers mois), craint l’isolement.

Certains diplomates redoutent quant à eux une fuite du peu d’administrateurs civils encore en poste au nord du Mali (14 % fin avril selon l’ONU), si « Barkhane » venait à réduire ses emprises. « Le risque d’un effondrement de l’Etat est réel », glisse l’un d’entre eux. Même si, pour l’heure, « rien n’est prévisible, tout devient possible ».

SOURCE: https://www.lemonde.fr/afrique

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6 COMMENTAIRES

  1. La France cherchait sa brèche pour quitter ou diminuer l’effectif de son armée au Mali ( raison électorale), les colonels ont ouvert cette brèche.
    Mais une autre raison pourrait bien être explorer, huit ans sans résultat significatif alors il faut changer d’approche! Serval a commis une Erreur et Barkhane la perpétue.
    On ne fait pas durer une guerre que l’on peut gagner dès le premier jour des raisons de “pressions politiques” en vue de chantage. On la gagne tout de suite et on expose au partenaire nos souhaits! Honnête non? Mais les petits calculs ont embourbé la France et elle cherche une alternative.

  2. Bah N’DAW et Macron ont préparés un coup d’état contre la charte de transition pour écarter deux colonels patriotes et remplacer des autres militaires sans l’avis du vice président son coup n’a pas fonctionné le Mali est un pays souverain ce n’est pas un département d’outre-mer .

    • Le Mali ferait mieux d’être un département d’outre-mer.
      Les départements d’outre-mer ne sont pas dans un état d’abandon comme votre pays

  3. Nous disons et rappelons la vérité

    *Fait mal fait souffrir agonise tourmente torture les malhonnêtes Les met en colère échauffe leurs biles les irrite les horrifie les agace les exaspère Et les met hors d’eux les rend incontrôlés les rend maboules les rend fous les rend barjos les rend cinoques les rend cinglés les rend toqués les rend branquignoles les rend brindezingues les rend détraqués les rend timbrés les rend cerveaux fêlés les rend cerveaux embrouillés

    Mais apaise calme tranquillise rassure soulage réconforte les honnêtes et les rend heureux les remplit de joie les rend sereins imperturbable

    *Les Soi-Disant Amis Ennemis Les Autres Anciens Colonisateurs Les Autres Et Organisations

    Ont Juré sur Tous leurs Fétiches sur Leurs Idoles De S’Accaparer de L’Afrique Au Sud Du Sahara Pourvu De Bassins Sédimentaires Tels Le Mali Le Niger Le Burkina Le Nigéria La RDC La Centrafrique La Tanzanie etc

    Ainsi On Assiste On Assistera à Des Attaques Multiples Dans Toutes Ces Zones De La Part De Leurs Exécutants De Soi-Disant Faux Djihadistes Faux Islamistes

    Aux Fins De Justifier Preuves à L’Appui Leur Présence

    Il Revient Donc Aux Maliens et Maliennes Fiers Honnêtes Ayant Un Amour Profond Pour Leur Mali

    D’Aller Aider Leurs Soi-Disant Amis Ennemis Les Autres Anciens Colonisateurs Les Autres Et Organisations Et Leurs Soldats Sous Mandats

    Á Faire Leurs Bagages Et Les Accompagner Et Les Mettre Dans Leurs Avions Et Les Demander De Décoller Immédiatement Avec Comme Destination La France

    Après Quoi Il Reviendra Aux Maliens et Maliennes Fiers Honnêtes Ayant Un Amour Profond Pour Leur Mali

    De Prendre Leurs Armes Et Partir Affronter Les Ennemis Qui Ne Sont Ni Des Luniens Ni Des Martiens Ni Des Saturniens Ni Des Plutoniens Mais De Simples Terriens Comme Eux

    Et Les Tuer Les Zigouiller Sans Aucun État D’Âme Et Aux Fins Que Les Rescapés Détalent Tels Des Champions Sahéliens De Course De Méharis Pour Quitter Le Mali Et Pour Ne Plus Jamais Y Revenir Car Ils Savent Ce Qui Les Attend

  4. La France s’était déjà montré incapable dans le sahel. La solution dans le sahel ne peut voir le jour qu’après le départ de la France. Nous avons des hommes de solution et nous sommes plus optimistes que jamais. Nous exortons Macron de sanctionner le sanginaire Sarkozy dès qu’il finissent de plier bagage du Mali et le sahel. Sortez du sahel le plus tôt est le mieux. Nous verrons les choses aller pour le mieux au Mali

    • La France, les USA et d’autres pays européens ou pro-européens se sont réunis à ce qu’ils appelent leurG7, une MAFIATLANTISTE qui formente en ce moment ses COMPLOCCIDENTAUX!

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