Deuxième anniversaire de la Confédération AES : le capitaine Ibrahim Traoré appelle à « l'autodéfense collective »

La Confédération des États du Sahel (AES) a deux ans. Pour ce deuxième anniversaire, le capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de la Confédération, a adressé ce lundi 6 juillet 2026 un message aux populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ibrahim Traoré y dresse le bilan de deux années d'existence de l'organisation et trace les priorités à venir.

6 Juillet 2026 - 11:21
 9
Deuxième anniversaire de la Confédération AES : le capitaine Ibrahim Traoré appelle à « l'autodéfense collective »

Historique. Dans son adresse, le chef de l'État burkinabè rappelle que l'Alliance des États du Sahel (AES) avait été créée le 16 septembre 2023. Il s'agissait pour les trois pays du Sahel de répondre collectivement à la crise sécuritaire régionale. Le 6 juillet 2024, l'Alliance se transforme et devient une confédération. Selon le capitaine Ibrahim Traoré, cette évolution traduit la « volonté partagée de bâtir une architecture commune de défense, de sécurité et d'assistance mutuelle entre les trois États ».

Après avoir rendu hommage aux forces combattantes et aux populations civiles touchées par les violences, le capitaine Traoré affirme que la confédération enregistre des résultats concrets deux ans après sa création. Le renforcement de la coopération politique entre les trois États, une coordination diplomatique accrue et une meilleure efficacité de la coopération militaire contre le terrorisme sont autant d'actions à l'actif de la confédération.

Autodéfense, industrialisation et souveraineté

Le message du capitaine Ibrahim Traoré présente une feuille de route pour la nouvelle année de la confédération. Un plan articulé autour de : l'autodéfense collective de l'espace confédéral ; l'intégration économique et la cohésion sociale ; l'industrialisation et la transformation locale des ressources naturelles ; la souveraineté énergétique et alimentaire ; le renforcement de la libre circulation des personnes et des biens ; la mutualisation des capacités scientifiques, technologiques, éducatives et industrielles des trois pays.

Concernant la CEDEAO, Ibrahim Traoré assure que des consultations sont en cours « en vue d'établir un nouveau cadre de relations ». Le respect des décisions souveraines de chaque partie et la préservation de certains acquis de l'intégration régionale, notamment la libre circulation des personnes, sont au centre des relations AES-CEDEAO. Pour le président de la Confédération, tout peut se négocier, sauf trois principes fondateurs de l'AES, à savoir : le respect mutuel, l'égalité souveraine des États et la non-ingérence dans les affaires intérieures.

Mamadou TOGOLA/maliweb.net