Transition et chantiers d’infrastructures : L’effort de guerre n’empêche pas les avancées !

Le difficile contexte sécuritaire du pays ne semble pas freiner les ardeurs des plus hautes autorités dans leurs efforts pour le mieux-être.

6 Juillet 2026 - 09:13
 2
Transition et chantiers d’infrastructures : L’effort de guerre n’empêche pas les avancées !

La transition en cours, a une forte dose d’ambitions militaires, dans le but d’asséner un coup mortel au péril terroriste.

Or, qui veut combattre le terrorisme doit s’attendre à une guerre de longue haleine, surtout que les groupes armés terroristes bénéficient d’appuis de sponsors internationaux. Ceux-ci semblent décidés à ne pas laisser un répit à l’Etat malien, résolument engagé dans sa politique de rupture et de « souveraineté totale ». Ce qui fait que presque chaque jour, le pays est secoué par des attaques terroristes meurtrières.

Face à cette situation, les hautes autorités se sont résolument inscrites dans la dynamique d’un équipement massif de l’outil de défense. Donc, l’effort de guerre va prendre une part trop importante du budget national ; les experts parlent de plus de 25% du budget de l’Etat consacré aux dépenses militaires. Ce qui devrait plomber les efforts de développement d’infrastructures socio-économiques. Mais, l’on se rend compte qu’après cinq ans de transition, le gouvernement se bat dans tous les sens pour faire des prouesses.

En effet, malgré l’existence des charges récurrentes liées à la guerre contre les terroristes, divers chantiers poussent à un rythme non-négligeable.

On citera en priorité le programme présidentiel d’urgences hospitalières, qui construit des hôpitaux de grande capacité dans les six communes de Bamako. Ces édifices poussent lentement mais sûrement, grâce à un financement propre de l’Etat et va changer le quotidien sanitaire des populations, dans les prochains mois.

Il y a aussi l’exemple des nombreux tronçons urbains, qui sont en réfection, tant à Bamako que dans les capitales régionales. C’est le cas de la voie qui passe devant le CHU Gabriel Touré, transformée en deux voies, pour fluidifier davantage la circulation au centre-ville ; non sans oublier des tronçons routiers dans la zone Hamdallaye ACI 2000, etc. Ce sont plusieurs milliards de nos francs, estiment les sources du département des transports et des infrastructures, qui sont injectés dans ces chantiers.

Par ailleurs, l’on signale la construction de nouveaux immeubles pour abriter des services publics stratégiques comme les Impôts, l’INPS, la CANAM et diverses administrations à divers endroits de la capitale. Ces édifices construits sur fonds propre donnent un nouveau visage au pays et à son administration, en dépit des sommes colossales englouties dans l’effort de guerre. Celui-ci ne cesse d’enregistrer des succès, avec de nombreux revers infligés aux hordes de terroristes.

Signalons que, dans la seule journée du samedi 4 juillet dernier, l’Etat-major général des Armées a informé sur « des tentatives d’attaques » sur les positions des FAMA à Aguelhoc, Anefis, Gao, Sévaré et Kénioroba. « La situation est totalement sous contrôle », précise le communiqué. Avant de préciser que l’Etat-major général des Armées confirme le bilan provisoire des actions aéroterrestres : 20 terroristes sur motos et véhicules équipés neutralisés, à Gao, un mort côté ami et 4 blessés tous pris en charge, 6 terroristes neutralisés, un véhicule détruit».

C’est le signe que l’Etat malien est sous pression au plan sécuritaire, mais cela n’empêche aucunement les autorités à se surpasser pour des actions d’envergures au plan des infrastructures. Ce qui est plus qu’encourageant pour la suite de cette transition.

 

Boubou SIDIBE/maliweb.net