Marine Le Pen condamnée et sous bracelet électronique : on sait enfin si elle pourra se présenter à la présidentielle
Condamnée dans l'affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen connaît enfin son sort. Cependant, la femme politique pourra-t-elle prétendre à l'Élysée lors des présidentielles de 2027 ? On vous dit tout !
La décision était attendue depuis des mois. Ce mardi 7 juillet 2026, la cour d'appel de Paris a rendu son verdict dans l'affaire des assistants parlementaires européens. L'enjeu dépasse largement le cadre judiciaire… Car, il faut bien le dire, c'est aussi l'avenir politique de Marine Le Pen qui est en jeu, à moins d'un an de la présidentielle de 2027. La figure du Rassemblement national pourra-t-elle briguer une quatrième candidature à l'Élysée ? Pendant plusieurs heures, cette question a tenu en haleine son camp comme ses adversaires.
Une journée décisive sous très haute tension
Dès le début de la journée, tous les regards étaient tournés vers la cour d'appel de Paris. Dans une salle d'audience étouffante, en pleine vague de chaleur, plusieurs proches de Marine Le Pen avaient fait le déplacement. Les députés Jean-Philippe Tanguy, Kévin Pfeffer, Caroline Parmentier et Bruno Bilde étaient présents. Les eurodéputés Philippe Olivier et Jean-Paul Garraud assistaient également à l'audience, tout comme Renaud Labaye, secrétaire général du groupe RN à l'Assemblée nationale.
Un absent a toutefois retenu l'attention. Jordan Bardella est resté au siège du parti, à la demande de Marine Le Pen. Une manière de préserver le compagnon de Maria Carolina de Bourbon d'un moment particulièrement sensible. Depuis plusieurs semaines, tous les scénarios étaient envisagés. Une lourde condamnation aurait pu rebattre les cartes de la prochaine élection présidentielle. Le suspense est donc resté entier jusqu'à la lecture de la décision.
Une affaire qui menace le destin politique du RN
Cette procédure trouve son origine dans l'utilisation de fonds versés par le Parlement européen entre 2004 et 2016. Selon l'accusation, ces crédits destinés à rémunérer des assistants parlementaires auraient servi à financer des collaborateurs travaillant en réalité pour le fonctionnement du Front national, devenu depuis le Rassemblement national.
En première instance, en mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont une partie aménageable, à 100 000 euros d'amende ainsi qu'à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Une sanction qui faisait planer une énorme incertitude sur la présidentielle de 2027. La défense contestait fermement cette décision et espérait obtenir un allègement des peines devant la cour d'appel.
Verdict tombé, la présidentielle se précise pour
La cour d'appel a finalement reconnu Marine Le Pen coupable de détournement de fonds européens. Les magistrats ont toutefois revu sensiblement les sanctions prononcées en première instance. La députée du Pas-de-Calais a été condamnée à un an de prison ferme sous bracelet électronique ainsi qu'à quinze mois d'inéligibilité.
Cette réduction change considérablement la donne politique. Avec une peine limitée à quinze mois d'inéligibilité, Marine Le Pen peut, a priori, être candidate à l'élection présidentielle de 2027. Le scénario redouté d'une éviction durable ne s'est donc pas produit. Si cette condamnation fragilise son image et relance les débats sur la gestion des fonds publics, elle ne ferme pas les portes de l'Élysée. Le Rassemblement national évite ainsi le bouleversement qui aurait pu imposer un passage de relais immédiat à Jordan Bardella.
Source: https://www.melty.fr/